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LES ONZE MILLE VERGES

On le fit entrer de suite dans une chambre à coucher dont le lit très bas et en cuivre était très large. Le parquet était recouvert de peaux de bêtes qui étouffaient le bruit des pas. Le prince se déshabilla rapidement et il était tout nu lorsqu’entrèrent Alexine et Culculine dans des déshabillés ravissants. Elles se mirent à rire et l’embrassèrent. Il commença par s’asseoir, puis prit les deux jeunes femmes chacune sur une de ses jambes, mais en relevant leur jupon de façon qu’elles restaient décemment habillées et qu’il sentait leurs culs nus sur ses cuisses. Puis il se mit à les branler chacune d’une main tandis qu’elles lui chatouillaient le vit. Quand il les sentit bien excitées, il leur dit :

— Maintenant nous allons faire la classe.

Il les fit asseoir sur une chaise en face de lui et, après avoir réfléchi un instant, leur dit :

— Mesdemoiselles, je viens de sentir que vous n’avez pas de pantalon. Vous devriez avoir honte. Allez vite en mettre un.

Quand elles revinrent, il commença la classe :