Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/248

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MARTHE.

Assure-toi, en tout cas, qu’il n’y a personne de la maison dans ces allées… qu’on ne nous a pas vus… mais s’il n’y a personne, inutile de revenir bien entendu.

(Maxime s’en va.)


(Elle s’assied sur un banc et attend. Peu après, on aperçoit Daniel sortir du bouquet de lauriers. Il guette, puis se cache, car Maxime réapparaît et dit à Marthe : « Non. Personne ! » Quand Maxime a disparu, les branches, du côté même où il a disparu, s’écartent. C’est Daniel qui s’est glissé, en faisant le tour, de façon à se trouver à la place même que Maxime venait d’occuper.)


Scène III


MARTHE, DANIEL.



(Daniel, sur la pointe des pieds, vient s’asseoir à côté de Marthe et la prend dans ses bras, violemment.)

MARTHE.

Va-t’en !… À quoi bon ?… Je n’appartiendrai plus qu’à Daniel… à mon pauvre enfant… Laisse moi…