Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 9, 1922.djvu/133

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Scène VIII



MADAME BOUGUET, (qui remontait en suivant Hernert.)

Tiens ! tu fuis aussi ? Tu n’étais pas là-bas, sous les coups de l’encensoir…


BOUGUET.

Je commence d’ailleurs à en avoir par-dessus la tête. Nous en a-t-on asséné, ce soir !… C’est fastidieux !


MADAME BOUGUET.

Où t’en vas-tu, lâcheur ?…


BOUGUET.

Je monte au laboratoire. Je m’aperçois que j’ai complètement oublié de fermer à clef mon secrétaire. Il y a mon manuscrit… Demain, le garçon de salle pourrait fouiller ; c’est tout à fait inutile… Déjà, quelques indiscrétions ont été commises dans la Revue bleue… Je reviens tout de suite…

(Il s’en va par une allée à gauche, derrière le pavillon des Blondel.)

MADAME BOUGUET, (aux domestiques qui sont sur le seuil de l’orangerie.)

Oui, vous pouvez commencer à éteindre.


MARCELLE, (revient au fond.)

Maman ? Tu es là ?… Ton absence est remarquée.


MADAME BOUGUET, (toujours aux domestiques.)

Et vous pouvez fermer de ce côté.

(Ils ferment les volets de l’orangerie.)

MARCELLE.

Edwige est montée se coucher, je crois ?