Page:Bishop - En canot de papier de Québec au golfe du Mexique, traduction Hephell, Plon, 1879.djvu/94

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sion du problème qui avait coûté tant d’intéressants travaux à MM. Waters ; mais en cette même année la main d’un incendiaire prit une revanche en mettant le feu à la manufacture des canots de papier, à Troy. Le désastre était considérable ; cependant, quelques semaines plus tard, ces hommes opiniâtres pouvaient se vanter de nouvelles victoires remportées en une seule saison, par leurs canots, dans de nombreuses courses. Le droit de construire des bateaux de papier, au Canada et aux États-Unis, appartient exclusivement à MM. Waters, et ils sont jusqu’à présent les seuls constructeurs de canots de papier dans le monde.

Il n’y a pas bien longtemps que M. Mac Gregor, de Londres, construisit son petit canot en bois le Rob-Roy, sur lequel il s’embarqua pour aller visiter les fleuves de l’Europe. Son exemple a été suivi, et maintenant il n’est pas rare de voir des flottes de touristes qui circulent dans des embarcations presque microscopiques sur nos cours d’eau et à l’étranger. M. Baden-Powell, aussi d’origine anglaise, a perfectionné le modèle du canot le Nautilus, qui a beaucoup de tonture et qui, par conséquent, se comporte mieux que le Rob-Roy en mauvais temps. En 1874, le New-York Canoë Club avait adopté comme modèle le Nautilus. Il nous manque encore un type américain original pour nos fleuves ; il devrait se rapprocher plutôt des canots indiens que des modèles européens. Ces canots modernes sont réellement des kyahs, et pour leur construction nous sommes très-redevables à l’expérience des habitants du cercle polaire. Très-peu de ces canots appelés