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CÉSAR FRANCK

le maître de la structure musicale moderne, se rendant fort bien compte de son infériorité, s’en tient alors prudemment à l’emploi d’une forme simple et sans dangers. Il saura prendre sa revanche !


Même remarque est à faire au sujet de Ruth, églogue biblique, qui date de 1845 et ne fut éditée pour la première fois, par Hartmann, qu’en l’année 1871.

Les mélodies, fraîches et ingénues, ressortant d’une évidente fréquentation avec les œuvres de Méhul, ont assez souvent un aspect d’originalité pour celui qui connaît l’œuvre entier de Franck, mais les formes sont encore hésitantes, embarrassées, et parfois même d’une timidité qui ne laisse pas que de provoquer l’étonnement, je dirais presque le sourire.

La phrase de violon en sol mineur qui ouvre le prélude, est bien proche parente, comme ligne, d’une des idées du premier trio ; c’est déjà la mélodie Franck à l’état de balbutiement :

D’Indy - César Franck, 1906 p108.jpg