Page:Dinaux - Les Sociétés badines, t. 1, 1867.djvu/14

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AVANT-PROPOS


venue le frapper avant qu’il ait trouvé le temps d’achever plusieurs de ces entreprises dont il caressait la pensée.

Lune de celles qui l’avaient le plus occupé était relative à l’histoire des sociétés badines, chantantes, burlesques, dramatiques , plus ou moins littéraires ; les unes véritables, les autres supposées.

Certes, ce sujet jusqu’à présent inexploré, offre matière à des découvertes curieuses, à la constatation de faits piquants et instructifs. Bien des amateurs ont pensé qu’il ne fallait pas que ce travail, que personne ne referait peut-être, fut condamné à l’oubli ; on nous a confié les notes que M. Dinaux avait réunies pendant plus de vingt ans, les lettres qu’il avait échangées à ce sujet, les brochures, les feuilles volantes qu’il avait rassemblées, les lambeaux de journaux qu’il avait découpés. Nous avons classé ces papiers, en suivant l’ordre alphabétique, peu scientifique sans doute, mais qui se prête si bien aux recherches ; nous avons cherché à compléter des études restées parfois inachevées, et nous avons l’espoir que le public studieux et sérieux accueillera avec intérêt et avec une indulgente sympathie un livre qui, pour l’histoire littéraire, pour celle de la société polie et des usages, offre sans contredit de précieux secours qu’on ne trouvera nulle part ailleurs.