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AUR

L’aurore boréale tranquille esti’effet.de la discussion de la lumière électriquequi est brillante "

par elle-même & qui éclaire encore les lieux ; voisins par fa splendeur. Cette aurore cm la lumière électrique paroîtra, dèsque les causes qui excitent ’l'électricité quelles qu’elles soient, auroEt^iseu ,

à-peu-prèsà certainségards, comme les météores ig’.iés dépendans de_ce principe : elle paroîtra sousla forme d’un segmentcirculaire, parce qu’elle tend vers la zone polaire PUses rayons semblent converger.

Lss partiesplus bassesde l’atmosphère èk le íegniënt sphérique"poíaite de notre-globe, ayant à-peu-près cette figure ,-doiverîtdéterminer le fluideélectrique à la prendre, puisqu’il est attiré par ces parties, ou qu’il y tend. Le segmentobscurqu’on remarque ordinairement dans les aurores boréales, résuite de ce que les rayons de lumière éíeìtrique aboutissantenfin aux parties de Patmosphèrequi sont plus baffes que celles qui lui ont donné naislance, plus mixtes & pins hétérogènes,.y paffent comme par autant de conducteurs.On fait, par Pe-ipérience, que.la lu- . mière électriquené brille point dans les corps qui la transmtttent, mais seulement dans l’iiitervalie . qui les sépare ; or , toutes ces substancesrépandues dans les baffesrégions se touchant, il y aura une continuité des conducteurs, 6kpar conséquent la transmissionélectriquese fera sansinterruption ; on ne verra dónc point de lumière dans cette partie de.’Patmosphère.De plus, la.figure de ce segment obscur sera cpnceutriqueau segment de lumiè.e supérieur, ou à Parc lumineux .qui constituel’aurore boréale ; parce que ces substancesmixtes èk conductrices,qui sont également répandues dans l’atmosphère, (eìon Pordre de leurs granites spéci-Jîqiiës, sont arrangées circulairement autour du globe de la terre , où elles tendent comme autant de rayons convergens.

Les nuages-qui sent quelquefois, disperses au tour de Phòrison èk vers le nord , soit qu’ils s’y. rencontrent par hasard,,soit.qu’ils y soient.amoncelés par un effet de l’attraction électrique ; ces nuages que j’ai aílèz souvent observé, sur-tout dans les grandesaurores resplendissantes, augmenteront encore, comme cause accessoire, la profondeur de Pòbscurité du segment noir" qui aura, alorsl’apparenced’un gouffre {chaîna), selon Pexpressiond’Aristote, ou d’une fosse, selond’autres. -

Le segmentobscurparoîtra plus ou moinsgrand, selon Pélévationdu segmentou-de Pare lumineux qui lui est supérieur. Si celui-ci a peu de hauteur ,• celui-là communémentne- paroîtra pas , soit que Paurorebpréalesoit tranquille ou resplendissante ; cependant, il peut arriver que dans cette dernière circonstance,la splendeur de ce- phénomèce soit d’un tel éclat, que. le segment noir, mal-gré son élévation, ne paroîtrapoirit obscur, par-la=grande quantité-de lumière,réfléchie : cet effet-sera alors purement optique.

Les colonnesde lumière, les jets refplendissansj les rayons lumineux , les faisceaux brilîans qui semblentpartir de tous les pointsdu segmentoblcur ou de l’arc lumineux., .sont des colonnes radieuses^ des rayons de lumières phofphorico -

éleririque

qui, venant des régions supérieures,où eiie .est plus abpndante, (e. perte vers les régions infé-

rieures, où fa-’quantité est moindre ’& bniíe dans le vuide, c’est-à-dire, dans l’espace intermédiaire." Ces jets ce lumière,paroiffent sortir du segment’ obscur de Parc

lumineux, parce qu’on est imbu

du piéjugé yaigaire , que çette* lumièie l’elève en l’air, tandis qu’elle s’élance réellement,versla terre, préj-Jgéqui s’évanouira dans un instant, si on fait attention qu’il est impossible de distinguer ie point d’où partent des rayons lumineux qui se meuvent avec une très granderapidité èk de conncître s’ils sont divergens d’un centre, cù s’ils convergent en ce poirit. Si cn.doutpit de la vérhé de ce que j’avance ici , on pourroit se rappeler qu’une étincelle qui paroît éclater entre-im conducteur éìeètrisé par un globe ce soufre èk ledpi £t d’une, personne,ncn-iselée, íembie partir du gfobe tandis qu’elle sert, réellement du doigt :. le sens de la vue n’est point assezsûr ni aíiez actif pour connoître.Porigine de ce mouvement. Mais ces colonnes de feu èkces jets de lumières’élançant successivement, s’éteigaant un inílant pour reparoître eniuite avec plus d’écu’t, tantôt d’un côté, tantet de l’autre, comme dans les. . matras èk les tubes vuides d’air èk animés par l’électricité , formeront le spectacle ie plus varie, èk ie pla’s-magnifiquequ’on puiíîe imaginer ; en un met, une aurore boréale resplendissante.Les intervalles qui se trouvent nécessairemententre différens jets de lumière convergeas vers un arc, doiventproduire descrénauxou desbandesobscures. 1

qui peuvent varier à Pinfini, èk devenir da plus

en plus réguliers par les combinaisons d- ;,cette

cause avec plusieursautres circonstances accidentelles , telles,- par "exemple, que las nuages dont, nous avons parlé.

Des jets delumièresréunis vers Iezénith , ou c/ur paroiffenttels , représenterontune espècede dôme,, de couronne, ou de pavillon, effet optique de la convergence.réelle ou apparente de plusieurs rayons-de lumière. Çes colonnes èk ces faisceaux lumineux,.agités de mouvemensdivers, prendront mille formes différentes, fel’onla manière devoir ;, , èk ces formes fugitives , produisant des impressionsqui ne peuvent quese cpnsondreavec cellesqui leur succèdent, changeront plusieurscirconstances de- ce phénomène en des résultats optico-électriques ;- c est une observation que. les physiciens ne paroiffentpas avoir ..affbzfaite jus- , qu’à présent. Mais lsendroit de la grande pompe 6k dé fa splendeur la plus éclatante sera du côté j1du pôle ; parce que c’est là, comme nous Pavons

prouvé ; où le fluide électrique-est en plus grande