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en peu de mots quelques expériencesd’électricité qui représentent Paurore boréale, èk montrent que ce météore ne dépend, ainsique je Pai prouvé dans mon explicatipn, que du fluide électrique dans un _, grand degré de raréfaction , tel qu’il est dans le vuide èk dansdeshautes rëgipns de Patmpsphèrë. SPÌÍle tube M , figureizç. Vuide d’air èkfermé -

hermétiquement par son extrémitésupérieure ; dès qu’on l’approche d’une machineélectriqueen mouvenîent , on voit dans toute fa capacité intérieure une belle lumière phosphorico-électrique,- blanchâtre 6k agitée de divers,,mouvemens.Si on arrange plusieurstubes, préparésde cette majîière, c’est-à-dire privés d’air èk ensuite fermés à la lampe de l’émaiileur. ;si on les disppsecommeon le voit dans Lafigure130,l’apparence en .est plusbrillante , elle -ressembleà un soleil, èk’peut représenterle sommet d’une coupole ou pavillon d’aurPie boréale.-Ces dix tubessont fixéspar une de leurs extrémitésdans des trous pratiqués à la circonférenced’un disque circulaire de cuivre ; à quelque distance ils sont soutenuspar un gros fil de métal plié circulairereinent ; èk tout Pappareil est porté par une tige êl un pied convenable.On approche ie disque qui est-aucentre , du premierconducteurd’une machine électrique mise en jeu , èk on tire des étincelles du fil de métal circulaire ; PUbien.on suspendau second cpnductsurde.la machineélectriquecet appareil par ie fil circulaire, èkpn excite des étincellesdela partie pppoféede ce fil dé métal. Alors on apper.çoitune lumière diffuse6kphosphorique ; agitée de mouvemens.alternatifs, èk qui. remplit toute,ia capacité de ces tubes. II sufiit même r-our obtenir cet effet .d’approcher,ces tubesd’un eprps électrise. L’appareiì de la figure 13 : représente enepre mieux le speètacle d’une aurore boréale ; il’n'est compcíé que d’un demi disque de métal surmonté de neuf tubes de verre, vuides d’air commele -précédent ; cette moitié de cercle n’étant ;aucunement lumineuse désignele segment obscurdes auroresboréales, èk les tubes indiquent les colonnes, les rayonsèkles jets lumineux. Lors- "

qu’on veut quela ressemblancesoit complette, on fait courber en. demi circonférence un tube de verre vuide, d’air èk on se’placeimmédiatementsur le segment, comme je Pai fait pratiquer à l’appareil que jç montre dans mes cours publics de. physique.

Les phosporesélectriquesfont toujours voir une bellelumière blanchâtreckoscillante,s’il-estpermis de parler ainsi, sorsqn’iiscontiennentune portion .

de mercure, comme on le voit dans les figures 132 èk 133 , èk qu’on les remue pour agiter le ’ mercure ; le simplefrottement du vif argent contre : îes paroisdu tube fait briller cette lumière trem- ; blotrante, c’est-à -dire cette lumière alternativement mêléed’obscurité, c’est ce qu’on a tâché de représenterdans lesfigures 133,130& 131.Z,a. figure

134 présente un grand matras ?.rni»fd’une yirois G èk d’un robinet I, qu’on viiided’air parle moyeu de la machine pneumatique , èkqui. fait également, voir une très-belle-lumièrephosphorico-électrique,. lorsqu’onapproche le bouton K , d’un conducteur .

électrique. Toute la capacité de ce matras H G, est remplie de lumière électrique.-La figure i^f

montre un grand tube qu’on vuide également d’air en l’appliquant à la tétine de la machine pneumatique, on le sapend ensuite par son crochet-, au second conducteur, èk comme dans Pintérieur il y a , près de chaque extrémité, une petite tige surmontéed’une boule de cuivre, on voit le feu électrique sortir de taboulé supérieure, traverser toute là capacité, èk entrer ensuite clans la boule inférieure. La figure 136représente un grand-récipient A, A, E, F,.vise fur la tétine -de la machine pneumatique , son robinet G étant ferffié après que Pair a été évacué du récipient. On a mastiqué dans Pintérieur èk au haut du récipient un petit matrasB, Cà moitiépleind’eau ;latigeD.C,Y plonge ; de forte que ce matras avec fa tubulure, èk la tige est une véritable bputeille de Leyde, armée de son crochet èk électrisée,parce qu’elle est en cpntact avec le conducteur électrique D E. Le fluide électrique sort de la surface extérieure du matras èk se répand dans Pintérieur du récipient à mesure,que le fluide électrique entre dans Pintérieur du matras. On aperçoit des gerbes lumineuses, de larges èk belles "aigrettesqui se succèdent dans le récipient, èk qui produisent un effet admirable ;

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L’expériencesuivanteimite encore frès-bienl’aurore boréale ; soitun récipient-Rde machinepneumatique , figure137, garni -à songpulct d’une viroie V ,’ d’une boîte à cuir C , d’une tige de cuivre T T ,qui traversela boîte à cuir C,. èk le récipientR. Cette tige par son extrémitéinférieure se visseà un petit écrou E", qui est au milieu d’une espèce,de croissantde métal, dpnt le bord intérieur porte des pointes angulaires ; dé plus, on place fui ; la machine pneumatique le segment circulaire S, S, supporté par deux petits pieds à patte ; ce segment circulaire a sor son bord des espècesde dents ou pointes angulaires, correspondantes à celles du croissant.Le bout étant ainsi en place fur la. platine de la machine pneumatique, dès>qu’on électrise Panneaude la tigeT, T, dé laboîteà cuir , on voit tout Pintérieur du récipient, après qu’on en. a pompé Pair , rempli d’une soperbe lumière ; èk 011observe des jets de fou s’élancer des pointes du croissants, cellesdu segment inférieur qui est fur là platine, de la machine-pneumatique. Ces jets , ces cplonnes"lumineuses , ces rayons brilîans resserabientparfaíterrientàcëux.del’aurore boréale, qui s’élancent du haut de l’atmosphère 011Pair est très^raréfié, seir le globe de la terre qui est ici désigné par le segment circulaire, comme le ; haut de l’atmosphère Pest par le croissant. Les pointes angulaires font mises ici pour donner de la régularité aux rayons ,. èk. augmenter , s’il est