Page:Julien Delaite - Essai de grammaire wallonne - Le verbe wallon, 1892 (partie 1) et 1895 (partie 2).djvu/127

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Dans ces adjectifs, la consonne étymologique, qui ne se prononce pas, réapparaît au féminin où elle se prononce toujours dure.

Chaud. Chaud. Chaude[1].
Parfond. Profond. Parfonde.
Rond. Rond. Ronde.
Plat. Plat. Plate.
Ricût. Taciturne, sournois. Ricûte.
S’fait. Pareil. S’faite.
Stout. Grossier, altier. Stoute.
Streut. Étroit. Streûte.
Glot. Friand. Glote.
Sot. Sot. Sotte.
Nèt. Propre. Nètte.
Bas. Bas. Basse.
Crâs. Gras. Crâsse.
Fâs. Faux. Fâsse.
Gros. Gros. Grosse.
Spès. Épais. Spèsse.
Crabouyeus[2]. Raboteux. Crabouyeûse.
Croufieus. Bossu. Croufieûse.
Grandiveus. Vaniteux. Grandiveûse.
Hisdeus. Hideux. Hisdeûse.
Hoûpieus. Qui se tient ramassé par suite du froid. Hoûpieûse.
Houreus. Froid et humide en parlant du temps, froidureux. Houreûse.
  1. Les consonnes finales sonnantes (celles qui précèdent e muet) se prononcent toujours dures en wallon, sauf quand elles se trouvent devant un mot commençant par une consonne douce.

    Exemple :

    Ine âbe se prononce : ĭn ṑp.

    L’âbe dè jardin se prononce : l’ṑp dĕ̀ ʤṑrdè̃.

  2. L’x terminal est remplacé par s, d’après la première règle de la Société de réforme orthographique.