Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 1, A-Am.djvu/362

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s’il voua plaisait d’entci

ro ma défense,

l’offense.

et j’ai™

Vos dédains à mes yeuxne l’ont point

Ponsard.

— v. n. ou intr. Devenir moindre : Les forces du malade amoindrissaient tous les jours. Votre revenu en amoindrira considérablement. (Acad.)

S’amoindrir, v. pr. Devenir moindre : Mon bien s’est considérablement amoindri. Ses reve-

— Devenir plus faible, en parlant du son : Le galop des chevaux ébranla quelque temps encore ta terre durcie par la pelée, il s’amoindrit, puis cessa entièrement. (E. Sue.) Le bruit s’amoindrit peu à peu, tout se tait. (E. Sue.)

— Fig. Perdre de sa force, de son crédit, de sa puissance : Les difficultés s’amoindriront au grand jour de la tribune. (Guiz.) Partout les peuples grandissent, et partout les gouvernements s’amoindrissent. (E. de Gir.) La Hollande trop de fois remuée s’est amoindrie. (V. Hugo.) Le génie de Mirabeau, qui s’amoindrissait dans les livres, est grand dans un discours. (V. Hugo.) Son cerveau s’était

[ dans l’esclavage. (G. Sand.) Cet "s traversé la misère j

sans s y amoindrir un peu au moral. (G. Sand.) Les hommes qui ont tant de choses à exprimer en de belles œuvres longtemps rêvées professent un certain mépris pour la conversation, commerce où l’esprit s’amoindrit en se monnayant. (Balz.)

homme excellent n’eî

e esprit

— Antonymes. Accroître, agrandir, amplifier, augmenter, exagérer, grandir, grossir, magnifier.

AMOINDRISSEMENT s. m. -(a-moain-drise-man

— rad. amoindrir). État de ce qui est amoindri, diminution : //amoindrissement des forces, /-’amoindrissement du revenu, de la fortune.

— Fig. : //amoindrissement du crédit, du génie, de l’esprit. La fin du discours fut un jurement de fidélité entre eux^ et /’amoindrissement des Guisars. (D’Aubigné.) Le devoir violé est un amoindrissement, une déperdition de la force humaine. (J. Sim.) Le développement de la civilisation est celui de l’homme collectif par /’amoindrissement relatif des individus. (C. Dollms.) La centralisation la plus savante des ressources d’un peuple a pour résultat fatal /’amoindrissement et la déchéance du citoyen. (Reclus.)

— Antonymes. Accroissement, agrandissement, amplification, augmentation, exagéra amoindrisseur s. m. (a-moain-dri-seur

— rad. amoindrir). Celui qui amoindrit. Mot nouveau, qui a été employé pour désigner Ceux qui copient les ouvrages des autres en les réduisant à des proportions mesquines : Lepublic aime volontiers les amoindrisseurs, parce que ceux-ci le vengent des génies trop élevésil se tuait d’atteindre. (Marc Four amoise s. f. (a-moa-ze). Constr. V. Moïse.

AmoisSONnement s. m. (a-moi-so-neman

— rad. moisson). Féod. Droit sur la moisson, sur la récolte.

AMOL ou ÀMOU, ville de Perse, prov. de Mazanderan ; 30,000 hab. Belles ruines d’un ancien palais de Schah-Abbas.

AMOLAS. f. (a-mo-la). Métrol. Mesure de capacité pour les liquides, en usage à Gênes, contenant 87 décilitres.

AMOLETTE OU AMELOTTE S. f. (a-molô-te). Mar. Chacun dès trous quadrangulaires pratiqués dans la tèto des cabestans, sur les ■vireveaux, les guindeaux et à la tête du gouvernail, pour recevoir le bout des barres qui doivent mettre ces machines en mouvement.

amolli, IE (a-mo-li, î) part. pass. du v. Amollir. Rendu, devenu mou : Terres amollies par les pluies. Cire amollie par le feu, par la chaleur du soleil.

— Fig, Mou, énervé, qui a perdu toute énergie, même au physique ; Un cœur amolli. Une âme amollie. Homme, prince amolli par les voluptés. Charles XII, roi de Suède, éprouva ce que la prospérité a de plus grand et ce que l’adversité ’a de plus cruel, sans avoir été amolli par l’une ni ébranlé par l’autre. (Volt.) Bernis n’a pas, en littérature, le goût aussi timide et aussi amolli qu’on le croirait d’après ses vers. (Ste-Beuve.)

Votre cœur amolli se refuse a la haine.

Quoi ! votre âme jamais ne peut être amollie !

Les guerriers amollis laissaient dormir leurs armes.

es descendants amollis des s nobles. Écoutez, mon fils, lui disait cette petite-fille amollie du chancelier de L’Hôpital, ne soyez point glorieux. (Ste-Beuve.)

— Grav. Se dit de lignes, de contours équivoques, qui ne sont pas assez marqués, semis.

V, Affaibli.

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amollir v. a. ou tr. (a-mo-lir — rad. mol, mou). Rendre mou et maniable- : Léfeu amollit les métaux. La chaleur amollit la cire. La colombe amollit dans son estomac le grain dont elle veut nourrir ses petits. (J-.-J. Rouss.)

.... Je vois dans les fourneaux L’industrieux artiste amollir les métaux.

Helvêtius.

w — Fig. Affaiblir, faire perdre l’énergie, énerver : Les plaisirs amollissent l’âme, amollissent le cœur. Les richesses captivent le cœur, les plaisirs /’amollissent. (Boss.) La religion n’abat et «’amollit pas le cœur, elle l’élève. (Mass.) La jouissance des plaisirs ne fait qu’amollir, l’âme. (Fén.) L’oisiveté est de tous tes vices celui qui amollit le plus le courage. (Montesq.) Je vous en conjure, n’amollissez point mon courage par vos plaintes touchantes. (Ballanehe.) La société des femmes polit nos mœurs, mais elle amollit notre caractère. (Laténa.) La mollesse des mœurs tend à amollir la langue. (De Bonald.)

Il Fléchir, émouvoir, attendrir : Les pauvres sont obligés de contrefaire les estropiés pour que ces maux apparents amollissent notre dureté. (La Rochef.) Nos larmes, nos supplications, la vue de tant de malheureux prosternés à ses pieds, rien ne put /’amollir. (Fén.) Une si douce image amollit insensiblement le cœur. (J.-J. Rouss.) J’ai composé les vers que vous venez d’entendre pour amollir un cœur que je croyais de diamant. (Le Sage.) La beauté amollit tout ce qui l’approche. (Lamart.) L’amitié est une douce flamme qui amollit te cœur et le préserve du froid de la vieillesse. (Laténa.) llien n’augmente l’amour.et h’amollit le cœur comme la confidence. (M"« do Montolieu.)

Pour amollir son cœur je n’ai rien négligé.

Rien ne peut ai

ît esprit implacable.

— Absol. : Tout ce qui plaît sans instruire amuse et amollit. (Fén.)

S’amollir, v. pr. Devenir plus mon, plus maniable : La terre commence à s’amollir. Dans les grandes chaleurs, le bitume s’amollit. Si je la questionne, elle me répond que ses os s’amollissent, que sa chair se fond en eau. (Balz.)

— Fig. S’affaiblir, s’énerver : // s’est amolli dans les voluptés. (Acad.) Ces peuples s’étaient amollis dans.les plaisirs et dans l’oisiveté. (Fén.) Devant les assauts répétés de la persécution et de l’injure, on ne s’amollit pas. (Ravignan.) Lecaractèrede fer de madame Roland s’était amolli à ce (eu du ciel. (Lamart.) il S’adoucir, s’attendrir : Son cœur s’amollissait par degrés. (Fén.) Je sens toute ma fermeté s’amollir. (Beaumarch.) Ton âme, endurcie par la férocité, corrodée par le crime, s’amollira par la commisération. (E. Sue.)

— Mar. Devenir moins violent : Le vent s’amollît, h Dans ce cas, on dit plutôt mollir.

— Syn. Amollir, ramollir. On amollit ce qui est dur ; on ramollit ce qui est trop ou très-dur.

— Antonymes. Durcir, endurcir, solidifier. amollissant (a-mo-li-san) part. prés.

du v. Amollir.

AMOLLISSANT, ANTE adj. (a-mo-li-san, an-te — rad. amollir). Qui est propre à amollir, à énerverj à affaiblir : Des voluptés amollissantes. Lèducation les prémunit contre l’influence amollissante de la civilisation moderne. (M.-Brun.)

amollissement s. m. (a-mo-li-se-man

— rad. amollir). Actiqp d’amollir, état de co qui est amolli : /.’amollissement de la cire. /.’amollissement de l’asphalte, du fer.

— Fig. Affaiblissement, énervation : /Ramollissement du courage, des mœurs. L’Angleterre elle-même laissait espérer un amollissement de sa liaine contre Napoléon. (Lamart.) Nous paraissions menacés d’un amollissement et d’un aplatissement universels. (Mich. Chev.)

— Antonymes. Concrétion, durcissement, endurcissement, induration, sclériase, solidification.

AMOME s. m. (a-mo-me — du gr. amômon, nom d’un arbrisseau de l’Inde). Bot. Genre de plantes odoriférantes de la famille dos amomées, dont les principales espèces sont le gingembre, le cardamome et la maniguette ou graine de paradis, il Parfum que l’on extrait de la plante de ce nom. Los anciens l’employaient pour embaumer les corps, et les dames romaines pour parfumer leur chevelure.

Faux amome. Plante de la famille des ombellifèrcs, dont les semences ont une odeur analogue à celle de Yamome.

AMOMÉ, EE adj. (a-mo-mé — rad. amome). Bot. Qui ressemble à un amome.

— s. f. pi. Famille de plantes qui a pour type le genre amome.

— Encycl. La famille des amomées, connue aussi sous les noms de balisiersiscitaminées et

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drymyrhizées, appartient à l’embranchement des monocotylédones. Elle renferme des plantes vivaces, à rhizome tubéreux et charnu, à feuilles simples, terminées à la base par une gaine entière ou fendue. Les fleurs, accompagnées de bractées assez larges, et disposées généralement en épis denses ou en panicules, ont un périanthe double : l’extérieur, à trois divisions égales ; l’intérieur, à six divisions disposées sur deux rangs, dont une, plus grande et affectant des formes particulières, porte le nom de labelle ; une seule étamine, à filet dilaté en forme de pétale, à anthère divisée en deux loges distantes ; un ovaire, à trois loges pluriovulées, surmonté d’un style simple. La fruit est une capsule à trois loges, renfermant chacune plusieurs graines à, embryon cylindrique, entouré d’un albumen farineux. Ces plantes appartiennent généralement aux régions tropicales. Leurs rhizomes, féculents et aromatiques, presque tous riches en huile essentielle, fournissent k la médecine des stimulants et des stomachiques ; à l’économie domestique, des parfums et des condiments. Le port élégant et tout particulier, la beauté du feuillage et des fleurs de la plupart des amomées les font rechercher dans lesjardins ; mais presque toutes exigent la serre chaude ou tempérée, ou tout au moins l’orangerie j très-peu d’entre elles peuvent croître en plein air.-Celte famille, intermédiaire entre les musacées et les orchidées, se divise en deux tribus, que plusieurs botanistes considèrent comme deux familles distinctes : les cannées, renfermant les genres canna ou balisier, et maranta ; et les amomées proprement dites, où l’on trouve les amomes, le gingembre, le curcuma, la zédoaire, etc.

amomocarpe s. m. (a-mo-mo-kar-pedu gr. amômon, amome ; karpos, fruit). Paléont. Fruit fossile trouvé dans des argiles tertiaires, et qui, par sa forme générale, a beaucoup d’analogie avec celui de quelques espèces du genre amome.

AMOMUM s. m. (a-mo-momm). Bot. Nom donné improprement par les jardiniers à la morelle faux-pimentou cerisette. C’est le solanum pseudo-capsicum des botanistes.

AMON, roi de Juda, fils et successeur de Manassès, dont il imita la conduite impie. Ses officiers l’assassinèrent après un règne de deux ans (640-639).

amoncelant (a-mon-se-lan) part. prés, du v. Amonceler.

AMONCELÉ, ÉE (a-mon-se-lê) part. pass. du v. Amonceler. Entassé : Des sables amoncelés. Des pierres amoncelées. Des nuages amoncelés. Ces coquillages amoncelés dont on a fait tant de bruit ne sont que de l’argile. (Volt.) Les rues sont partout obstruées d’immondices amoncelées. (Lamart.) L’avoué était assis devant une longue table où. les papiers étaient amoncelés. (Balz.) Des lacs de bitume s’étendaient en bouillonnant sur les débris amoncelés. (G. Sand.) Mlle disparut bientôt au milieu des vapeurs amoncelées par le crépuscule. (B. Sue.) Les fruits amoncelés montent en pyramides.

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Delille.

— Par ext, : liiehesses, trésors, capitaux

— Fig. -• L’accusé fut accablé par la multitude des preuves amoncelées contre lui. La force est et sera toujours dans la puissance amoncelée des masses. (Cormenin.) Une belle pensée est un fanal qui s’élève du sein des ténèbres amoncelées autour de l’homme par l’ignorance et la superstition. (Ch. Nod.) Les orages amoncelés sur sa tête passent et ne l’ébranlent pas. (Balz.)

AMONCELER v. a. ou tr. (a-mon-se-lérad. monceau. — Double la consonne / du radical amoncel devant un e muet : J’amoncelle, ils amoncelleront, qu’ils amoncellent). Entasser, mettre en monceau : Les vents amoncellent des sables. Les siècles ont amoncelé sur les Cordillières des couches de neige d’une épaisseur incommensurable. (Buff.) Les restes des bâtiments sont cachés enpartiesous le sable marin qu’amoncelle l’embouchure d’une petite rivière. (Gér. de Nerv.) Les cactus trapus, accroupis dans les coins ou rangés en haie, amoncellent confusément leurs raquettes épineuses. (E. About.)

— Par ext. : // avait amoncelé capitaux

— Fig. Accumuler : Amonceler des preuves, des citations. Plus un siècle amoncelle de systèmes sur la logique et l’idéologie, moins il est apte à penser et raisonner sainement. (Fourier.) Cette publication amoncela sur sa tête de nouveaux orages. (Bouillct.) il Absol. : Les ennemis de Mirabeau avaient beau faire, avaient beau amonceler contre lui, le premier souffle de sa bouche ouverte pour parler faisait crouler tous ces entassements, (V. Hugo.)

— Manég. Se dit neutralem. d’un cheval qui marche sur les hanches sans les traverser : Ce cheval amoncelle.

S’amonceler, v. pr. S’entasser, se rassembler : Ce n’est qu’un amas de coquilles dont les lits s’amoncelèrent les uns sur les autres. (Volt.) Les joueurs de clarinette, d’orgue, de fifre, etc., grimpent en foule «/s’amoncellent sur l’estrade. (Clémence Robert.) Les nuages

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et la foudre s’amoncelaient au ciel, l’on riait dans la campagne. (Balz.) La vague, ne trouvant pas d’espace pour fuir assez vite devant l’ouragan qui la poussait, s’amoncelait sur elle-même, retombait, ruisselait, s’éparpillait dans tous les sens comme une mer folle. (La

— Fig. S’accumuler : L’apostat sentait intérieurement que les haines publiques s’amoncelaient sur sa tête. (Chateaub.) À Home, par le peu d’intérêt des événements de chaque jour, par le som : neil de la vie extérieure, la sensibilité s’amoncelle au profit des passions. (H. Beyle.) Il Poétiq. Devenir menaçant :

— Syn. Amonceler, accumuler, nmnsscr, enia»ser. V. ACCUMULER.

— Antonymes. Disperser, disséminer, éparpiller.

AMONCELLEMENT s. m. (a-nion-sè-leman

— rad. amonceler). Action d’amonceler ; résultat de cette action : /.’amoncellement des terres, des sables, des neiges, des laves. Ils font pleuvoir une grêle de traits sur cet amoncellement de guerriers éperdus de frayeur. (E. Sue.) À travers l’atmosphère limpide des derniers rayons du jour, on distinguait cet amoncellement de rochers empilés les uns sur les autres. (Alex. Duni.)

— Par ext. : //amoncellement des capitaux dans les mêmes mains est nuisible à la prospérité publique. (Acad.) De cet amoncellement de doctrines perverses, il ne laissa pas pierre sur pierre. (J. Janin.)

de l’aigremoine.

— Arachn. Genre d’arachnides.

AMONT s. m. (a-mon — de à et mont, ou

du lat. ad, vers ; mons, montis, montagne). Lo côté, le point le plus élevé d’où descend un fleuve, une rivière : Ces flotteurs sont précipités immédiatement vers l amont. (L. Figuier.)

— S’empl. autrefois comme adverbe : Ils allaient amont, et s’écrivait aussi en deux mots : Je marche plus sûr et plus ferme K mont qu’à val. (Montaig.)

Vent d’amont. Nom donné, sur les côtes et les rivières, au vent opposé à celui d’aval, et venant de l’est ou de l’intérieur des terres. En mer, les vents d’amont sont ceux compris depuis le N.-E. jusqu’au S.-E., en passant par l’E.

En amont, loc. adv. En remontant lo cours de l’eau : Aller en amont. Tantôt je portais mes regards en amont sur le rivage, tantôt en aval sur l’île qui partageait les eaux. (Chateaub.) Les bateaux àvapeur ont fait disparaître la difficulté de la navigation d’amont. (Chateaub.)

D’amont, loc. adv. Du point le plus haut d’un fleuve, d’une rivière : Lepays d’amont. Ces bateaux, ces marchandises, viennent d’amont, du pays d’amont.

En amont n’e, v loc. prép. Au-dessus de : En amont de la ville, du port. En amont du pont. Le corps principal de Rutitius campait en amont du Liris. (Mérimée.) Une suite de figures montrent les différents aspects que le mascaret affecte en amont de Quillebœuf. (L.. Figuier.)

— Fauconn. Mettre l’oiseau à mont, Le lancer, il Tenir amont. Se dit de l’oiseau quand il se tient en l’air à la piste du gibier.

— Antonyme. ’Aval.

AMONTAL, ALE adj. (a-mon-tal, a-Iorad. amont). Mar. Qui vient de l’est : Vent amontal. Vents amontaux. Brise amontale.

AMONTONS (Guillaume), physicien, né a Paris en 1663, mort en 1705. Aftecté de surdité dans son enfance, il se livra aux mathématiques et à la construction des instruments. Des Remarques et Expériences physiques sur la construction d’une nouvelle clepsydre, sur les baromètres, thermomètres et hygromètres, 1C95, attirèrent l’attention sur lui, et lui ouvrirent les portes de l’Académie des sciences (1699). On a aussi de lui une Nouvelle Théorie du frottement. Làpremière idée du télégraphe aérien lui appartient. Il est curieux de voir de quelle manière ce nouveau mode de correspondance, qui devait être appliqué par Chappe un siècle environ après Amontons et constituer un service important et régulier des gouvernements modernes, fut considéré alors dans le sein de l’Académie. Voici comment Fontenelle s’exprime à cet égard : ■ Peut-être ne prendrat-on que pour un jeu d’esprit, mais du moins très-ingénieux, un moyen qu’il inventa, de faire savoir tout ce qu’on voudrait a une très-grande distance, par exemple, de Paris à Rome, en très-peu* de temps, et même sans que lo nouvelle fût sue dans tout l’espace d’entredeux. Cette proposition, si chimérique en appurence, fut exécutée dans une petite étendue de pays, une fois en présence de Monseigneur, i —...i en présence de Madame ; <••"• ra

M. Amontons n’entendit nullement

mérite. Le secret consistait a disposer dans plusieurs postes consécutit’s des gens qui, par des lunettes de longue-vue. ayant aperçu certains signaux du poste précédent, tes transmissent au suivant et toujours ainsi de suite, et ces différents signaux étaient autant de