Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/165

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gard exprime un mauvais sentiment, le corps se plie sur lui-même, la tête s’abaisse, et gare les coups de pied ou les coups de dents. Le bœuf présente ses cornes, et toute sa physionomie, accuse l’hostilité. La vache prévient moins et frappe traîtreusement’ ; son coup de ified est devenu proverbial. •.,

ATTirS-, V, ACCICS.., :’ :, ..

ATTLHS s. m. (a-iluss). Comrm Satin’ des Indes, orientales appelé aussi bouille-coionis.

ATTOCIÎ’/villé’.for’téde llHindoustan’, sur, l’Indùs’, au N. :6. de Lahore. C’est en face dé cettéville qu’Alexandre le Grand’, Tamerlan, et Naâir-Schah effectuèrent, le passage de l’InduSj’qui offre peu dé difficultés.en cet endroit. Blle.’porlait alors le nom de TaiiJa. ’ ' ’

ATVrOLE, s.’ f. (a-torle). Comm. Teinture rouge fournie-par un végétai.des Indes orientales.., Ôn.dit plus souvent anate.

ATTOLL, ATTOLLE OÙ ATTOLLON S. m.

(a-tol, a-lo-le ■, a-tol-lon — du lat. aitollo, je soulève). Gôol. Nom -donné à des îles basses do formation madréporique, le plus souvent réunies en archipels, et dont 4e centre est. ordinairement déprimé en bassi" ™™™"« ;-

forment • des atfolks d’un grand nombre de petites îles basses. (Willaumez.) Les attols et les bancs madrépôriques en ceinture, de même que les récifs littoraux, sont (ormes principalement.par des poritides ;’dés milleporides’et des astréens massifs. (Milno-Edwaids.) Parmi. les rochers gui contiennent ainsi des débris Or-' ganiqkesjion’ne peut citer aucun exemple plus frappantque les récifs madrépôriques qui constituent des’groupes- dUles-connus sous la déno-' jni ;îftï !’ori !d’ATTOi.s.’(Burat.) Les attolons ne se rencontrent guère, qu’entre les tropiques. (Périgot.) n Ne s’emploie guère au singulier. . — Rem. L’orthographe do ce mot est des plus-variées’. Outre les formes que nous avons indiquées, on en trouve trois autres par la suppression d’un t, ’atoll, ’atolle, atollon, et trois : autres encore par la suppression d’un, /, attol, dttole, atiolon. II est probabléque quelques-uns auront supprimé simultanément le et le /, ce qui- porterait à douze le nombre des variantes. Rien né nous autorisé à choisir entre les trois formes que nous avons données, -niais l’ét’ymologie ne permet pas de supprimer un lou’un /. Ce. mot a donc trois formes admissibles.

ATTpLLON, V. AttOLL.

ATTOMBISSEUB s. m. (a-ton-bi-seurrad..tomber). Fauconn. Oiseau qui attaque le

héron dans(son vol, : Le faucon est un excellent attqmuissbur. On ’écrit aussi attombiseur.

ATTON ou ÀCTON’(Atto Vercelliensis)’, évêque de Verceil vers la milieu du xe siècle. Bellaïmin lédonne comme un profond canoniste. Ses œuvres ont été’ publiées à Verceil en HGS. Aagelo Mai a retrouvé et publié le manuscrit d’un ouvrage mystique de ce prélat, le Polipticon.

attorney s, m. (a-tor-nè — mot angl. ; du vjéux français atome, disposé à, prépose à ; part. pass. du t.’ Atprner. — V. Atourner). Nom des procureurs, avocats ou avoués en Angleterre. Il Attorney général, Magistrat anglais remplissant des fonctions analogues à celles de nos procureurs généraux.

— Encycl. Dans la procédure anglaise, le rôle d.e l’attorney est assez semblable à celui que remplit l’avoué dans laproeédure française. Comme celui-ci, l’attorney, est.chargé de recevoir les instructions premières du client, de réunir les pièces et les témoignages nécessaires’ au succès du procès, et de faire, tous les actes de procédure. La profession d’attorney est, ’Comme celle d’avoué, soumise à un stage de cinq ans de cléricature. Les attorneys, une fois inscrits au tableau de leur corporation, ne peuvent en.être rayés, qu’en vertu d’une décision grise par l’une des cours supérieures de "Westminster. Lé nombre des attorneys autorisés à exercer, à Londres est d’environ deux mille. ; il y’en a ; un.peu, plus du triple dans le reste, de 1 Angleterre.., •, .

Attorney général. En Angleterre, on donne ce nom au premier des avocats qui sont chargés de représenter la couronue auprès des cours supérieures ou des cours.criminelles. La nature de ses fonctions fait de l’attorney gêné-, rai un personnage politique ; il change avec chaque ministère, et est pris parmi celles des sommités du barreau qui siègent a la chambre des communes. L’attorney général conserve tous les privilèges d’un avocat ordinaire ; il peut, à ce titre, ’ se charger de n’importe quelle affaire privée dans laquelle la couronne n’est pas intéressée.. Il est ordinairement choisi parmi ceuK des membres du barreau appartenant a la chambre des communes qui ont déjàrempli les fonctions de soliciter gênerai. Il est de tradition que, lorsque la présidence d’une des liantes cours de justice, ou même les fonctions de lord chancelier, viennent à vaquer, l’attorney général soit admis à en profiter.

La couronne d’Irlande est aussi représentée auprès des cours de justice et du parlement du Royaume-Uni par un attorney général, çhoisi parmi ceux des députés irlandais qui appartiennent au barreau. Il change aussi avec chaque ministère. Son importance politique est mpins grande que celle de l’attorney général d’Angleterre. Celui-ci seul a-rang de niuistre, et siège à ce titre dans le cabinet.

ATT ;

Le haut fonctionnaire chargé de remplir les mêmes fonctions au nom-de la couronne d’Écosse s’appelle lord avocat général.

Dans les assemblées, législatives et auprès des cours supérieures de ses principales colonies, la couronne britannique est également représentée par un-attorney général.

Aux États-Unis, le gouvernement fédéral est représenté auprès de la cour suprême et des cours supérieures par un attorney géD.’éral. Par la nature de sa charge et son importance politique, ce haut fonctionnaire ressemble assez a son homonyme anglais. Il en diffère en ce que ses fonctions, comme toutes celles qui sont à la nomination du pouvoir exécutif, sont incompatibles, avec celles de membre du congrès. Il siège dans le cabinet, et change, par conséquent, à chaque renouvellement de l’administration. Auprès des cours fédérales inférieures, l’attorney général est représenté par des sub■ stituts, attorney gênerai deputies.

Chaque État de l’Union a aussi auprès de ses cours de justice un attorney général dont les fonctions sont à peu près analogues. Dans les États qui ont formé 1 Union a son origine, ce fonctionnaire est nommé par le pouvoir exécutif ; dons les États dont l’admission dans l’Union est un peu plus récente, l’attorney général est nommé.à l’élection, soit par les’électeurs chargés de nommer le gouverneur, soit par les deux branches de la.législature réunies à cet effet en assemblée générale. Ses fonctions durent ordinairement autant que celles du gouverneur ; dans quelques États, elles doivent être renouvelées tous lès deux ans.

ATTOUCHEMENT s.’ra. (a-tou-che-manrad. atioveher). Action dé toucher : attou-chement léger. Attouchement déshannêtè. On cannait là dureté on la mollesse d’un corps par Tattodetiembnt. (Acad.) Notre Seigneur guérissait.les malades par le seul attouchement. (Acad.) Si par aucuns signes.ou ris, ou regards, ou attouchements trop familiers, l’homme entre en jalousie, certes voilà la pauvre femme perdue. (Gerson.) La sensitive meut ses feuilles en les reployant sur elles-mêmes, à l’occasion d’une secousse, d’un choc, et même d’un très-léger attouchement. (Dutrochet. Wa ne pouvais plus supporter /’attouchement de.ses doigts pâles, ni le timbré profond de sa parole musicale, ni l’éclat de 'sesyeuxmelancoligu.es., (Baudelaire.)

— Par anal :. Contact, rencontre de deux corps, action d’un corps qui en touche un autre : La rétine est seule apte à ressentir l’impression de la lumière, à être ébranlée par Z’attoucùement délicat de ce fluide éminemment subtil. (Richerand.)

— Signe au moyen duquel les francs-maçons sé reconnaissent entre eux, et qui conT siste dans une manière particulière, de se toucher mutuellement la main.

—. Géom. Point d’attouchement, Point où une ligne droite touche une ligne courbe, il Point où deux lignes courbes se touchent Sans sécouper, n On dit au], point de tangence quand il s’agit d’une droite et d’une courbe, et point de contact quand il s’agit de deux courbes.

Le tact est le sens qui reçoit l’impression des objets : Le tact est répandu dans toutes les parties du corps, mais plus sensible dans les mains. (Volt.) Le toucher est’l’exercice du tact : Si le sens du toucher ne rectifiait pas le sens de la. vue, dans toutes les occasions, nous nous tromperions sur la position des objets. (Buff.) L’attouchement est l’action de toucher, principalement avec la main : Les accusés autrefois étaient admis à prouver leur innocence par l attouchement d’un fer chaud. Le contact ne se dit que de deux corps qui se touchent : Le toucher n’est qu’un contact de superficie. (Buff.)

ATtoucher v. a. et intr. (a-tou-chérad. toucher). Toucher à : Ne mange point de celay n’en qouste point, n’y attouche point. (Calvin.) Il faut quejevous dise que je suissi délicat, qu’on me blessépour peu qu’on m’attouche ! (L.-J. de Balz.) Vieux.

ATTOURNANCE s. f. (a-tour-nan-se — rad. tourner). Féod. Changement.de seigneur, passage d’un vassal sous l’autorité d’un nouveau seigneur, il On disait aussi attournement.

ATTOURNÊ, ÉE (a-tour-né) part. pass. du v. Attourner : Mlle bien attournée.

ATTOURNEMENT s. m. (a-tour-ne-maitrad. attourner). Autrof. Manière de s’ajuster, de s’attourner.

— Féod. Syn. de attovrnance. ATTOURNER v. a. ou tr. (a-tour-nô — rad.

atour). Autref.. Parer, ajuster. ■ S’attourner, v. pr. Se parer, s’ajuster. ATTRACTEHR, TRICE adj. (a-tra-ltteur, tri-se — rad. attraction). Qui exerce.une attraction, qui agit par attraction : Corps attracteur. Force attractrice. n On dit plutôt attractif.

— Syn. Attracteur, attractif. Attracteur indique le fait de l’attraction, attractif n’exprime que la puissance d’attraction. On dira donc le corps attiré et le corps attracteur, et l’on dira.la force attractive, lavertu attractive.

ATTRACTIF, IVE adj. (a-tra-ktif, i-verad. attraction). Qui a la propriété d attirer ; qui concerne ou constitue l’attraction : Force attractive. Puissance attractive. L’aimant a une force attractive, (Acad.) Quand les corps tournent autour d’un centre commun(dont

ATT

par conséquent ils sont attirés et qu’ils attirent, leurs forces attractives varient dans la raison renversée des carrés de leurs distances à ce centre. (Fonten.) Si, entre deux particules de fluide, se trouve placé un corpuscule dont les deux côtés opposés ont une grande force attractive, ce corpuscule forcera les corpuscules du fluide de s’unir et^de se conglutiner avec lui. (Dider.) // est presque impossible de déterminer par l’expérience l’intensité de la force attractive des molécules des corps. (Laplace.) Tous les corps célestes tendent réciproquement les uns vers les autres ; mais cette tendance, ou plutôt la force attractivb qui la fait naître, ne leur appartient pas seulement en masse ; toutes leurs molécules la partagent. (Liber.) très-longtemps la vertu at-

ï. (Fi

— Fig. Qui attire, qui séduit : Le désir ou jjlutôt le besoin de plairè^rrivé à l’état de monomanie, est, de toutes les forces attractives, la plus puissante. (M’n E. de Gir.) // regarda la princesse en dardant sur elle un regard fixe, persistant, attractif. (Balz.)

Votre abord est si tendre et si persuasif "Vous avez unaspect tellement attractif ; Que d’un charme puissant on se sent ravir rime.

Regnard.

Le sexe, o. Paris, a la mine jolie,

L’air attractif surtout la croupe rebondie ;

Mais il est diablement sujet à caution.

] ’ ' Reonard.

— Phys. Réfraction attractive, Se dit de la double réfraction, lorsque le rayon extraordinaire se.trouve rapproché de l’axe et situé entre lui et le rayon ordinaire..

— Méd. Se dit des topiques, tels que vésicants ou suppuratifs, qui attirent les humeurs vers l’endroit où ils sont appliqués, n s. m. : Prescrire des attractifs.

— Syn. Attractif, attracteur, V. ATTRAC-TEUR. ’,

TIRANT.

— Antonymes. Impulsif, répercussif, ré ATTRACTION s., f. (a-tra-ksi-on — lat. attractio, mÊme sens ; formé de ad, à ; trahere, tirer). Phys. Expression par laquelle on désigne la cause ou la force qui fait qué tous les corps tendent mutuellement les uns vers les autres, et adhèrent jusqu’à ce qu’ils soient sépares par quelque autre force : Attraction moléculaire. Attraction terrestre. Attraction planétaire. Le système de ïattraction. Chaque atome de la matière a une même quantité de force d’ATTRACTioN. (Buff.) Nos sciences ne nous montrent dans les corps célestes que des globes arrondis par les lois uniformes de f attraction. (B. de St-P.) V attraction parait inhérente à la matière. (B. de St-P.) C’est Kepler qui a reconnu le premier que f attraction exercée par la lune est la cause qui produit tes marées. (Arago.) Le mot attraction exprime un fait et non une caitse. (Nysten.) .L’attraction, si elle est quelque chose d’universel, n’est au plus que la force Universelle. (Proudh.) Newton a reconnu que f attraction agissait en raison inverse du carré des distances. (Lacroix.) ^attraction s’exerce à des distances considérables, ou seulement près du point de contact. (Savary.) Les astres gravitent durant des millions de siècles dans l’espace infini, et suivent les puissantes impulsions et les attractions invariables que leur a communiquées te suprême auteur de toutes choses. (Mignet.) Dans l’esprit de Newton, le mot "attraction ne fut jamais que l’expression.d’un fait général, et non d’une cause ayant une existence propre. (Focillon.)

Newton, qu’admirent les sages,

Par l’envie est insulté ; s

On attaque ses ouvrages •

Sûrs de l’immortalité.

" Belles, vengez son injure ;

Le calcul et la raison :

Mais sans chercher d’autres armes,

11 ne lui faut que vos charmes

Pour prouver l’attraction.

« — Fig. Attrait ; ce qui séduit, ce qui attire ; tendance : L’avenir seul possède la vertu de /’attraction. (Guizot.) L’amour est la plus puissante des atthactions. (M™e Gatti de Gamond.) Le siècle ne désobéit pas à /’attraction vers l’unité. (Lerminier.) Oh ! les princes ont un centre ^’attraction magnétique. (G. Sand.) ^’attraction de l’homme moral, c’est, l’homme. (L.-J. Larch.) Dieu a proportionné les attractions aux destinées des êtres. (Toussenel.)

... Son immense ennui (de la foule), son agitation, M’entraînent faible et seul dans son attraction.

LAMAUTraE.

il Sympathie mutuelle : C’est l’union des cœurs qui fait la véritable félicité : leur attraction ne cannait point les distances ; ils se toucheraient aux deux bouts dumonde. (J.-J. Rouss.) La bonne compagnie agit par attraction et par affinité. (Mule Campan.) Comment ces caractères si opposés s’étaient-ils, en quelque sorte, soudés fun à l’autre ? C’est un de ces mystères d’attraction qui ne s’expliquent que par cette sympathie des contrastes, beaucoup plus commune que l’on ne croit, et qui réunit souvent la force à la faiblesse, la tristesse à la joie, la douceur à la violence. (Bal2.)

— Phys. Attraction magnétique, Force par laquelle les aimants attirent le fer : L’attraction magnétique est un excellent moyen de reconnaître la présence du fer dans les corps.

ATT« /

(Francœur.) ti Attraction électrique, Force qui attire certains corps vers les corps dans lesquels l’électricité est développée.

— Chim. Attraction élective, Attraction particulière exenéô par certains corps sur d’autres corps déterminés, et qui les porté à se composer entre eux, aux-dépens des autres composés dans lesquels entrait chacur d’eux. On dit plus so^ ent affinité.

— Mar. Attraction locale, Déviation que peuvent causer aux aiguilles’ aimantées les objets’ en fer que contient un bâtiihérit, et surtout la coque même du navire, lorsqu’elle est en fer, ou la cuirasse dans les va.sseaux cuirassés : On peut obvier, aux effets de /’attraction locale par le compensateur magnétique. (Bonnefoux.) ’

— Gramm. Substitution d’une lettre à une autre, à cause d’une lettre voisine avec "laquelle la lettre substituée a plus d’affinité que celle qu’elle remplace. C’est ainsi que, dans le mot attraction lui-même, formé du Lat. ad, et tractio, d & été changé en /, à cause du * suivant ; c’est ainsi encore que Ion dit illégal pour inlégal., n Modification dans le

fenre, le nombre, le temps ou la personneun mot, amenée par le voisinage d’un autre mot avec lequel l’accord se fait contre les règles de la logique grammaticale. C’est ainsi’ que le verbe s’accorde fréquemment avec un attribut pluriel, alors que le sujet" est singulier : Ce sont les hommes gui font les réputations. Sa maladie sont des vapeurs. (Mme <Je Sév.) L’a nourriture ordinaire de l’écureuil sont des fruits. (Buff.) En dehors du cas où le sujet est le pronom ce, cas formant alors un véritable gallicismo, le genre d’attraction auquel appartiennent ces exemples est aujourd hui hors d’usage, n Attraction de ra !i<ecs’den<, Engrec, enii’loi du pronom relatif au cas du nom ou du pronom auquel il se rapporte, contrairement au cas exigé par le verbe qui le régit.

— Philos. Dans le système de Fourier, Attraction passionnelle ou passionnée, Penchants qui entraînent chaque individu vers un emploi particulier : /.’attraction passionnelle est un des plus vastes sujets d’études et de méditations pour l’éducateur et l’homme d’État. (Delbruck.) On lit, gravées sur la' tombe de Fourier, an cimetière Montmartre, à Paris, les deux formules suivantes : « Les attractions sont proportionnelles aux destinées ; — la série distribue les harmonies. » (Delbruck.) ’

Travaille, groupé par phalanges,

Dans un cercle à’atIractions. Bérahger.

Il Dans le système philosophique de Jouffroy. Action de 1 âme qui, en présence de l’objet agréable, se dilate d’abord, puis se replie sur elle-même, et attire à elle cet objet.

— Mus, Tendance particulière par laquelle un son en amène un autre. C’est ainsi que la résolution d’un accord.se fait naturellement et comme nécessairement dans un autre accord déterminé, par exemple l’accord do septième sur l’accord parfait.

— Antonyme. Répulsion.

—EneycUAstron. I. — Exposition des lois

DE L’ATTRACTION UNIVERSELLE OU NEWTO Modèle:Semiennb. Tous les corps terrestres sont sollicités par une force nommée pesanteur, qui agit normalement ’a l’horizon de chaque lieu. La pesanteur peut être conçue comme une force attractive, une attraction qu’exerce toute la masse terrestre sur les objets placés à sa surface, qui est toujours’ sensiblement dirigée vers le centre de cette masse, et qui se fait sentir encore au-dessus du soi à une hauteur indéterminée. Par induction, on est conduit à supposer que cette attraction s’étend au delà des limites que nous pouvons atteindre, qu’elle agit sur les astres eux-mêmes, mais en décroissant a mesure qu’ils sont plus éloignés. D’un autre cété, il est probable que tous lesastres offrent des phénomènes analogues, qu’il y a une pesanteur à leur surface, qu’elle est dirigée vers leur centre, et qu’elle agit, à une distance quelconque, sur tous les autres corps célestes. C’est en se laissant guider par ces inductions que Newton fut conduit à penser que les astres s’attirent entre eux, que leurs mouvements sont déterminés par les actions qu’ils exercent mutuellement les uns sur les autres, et que le monde est régi par des forces provenant d’une cause unique, 1 attraction.

L’attraction universelle, qui a réduit à une seule les trois lois empiriques de Kepler, en leur appliquant les théorèmes d’Huyghens sur les forces centrales, et qui a fait rentrer ces lois dans celles de la pesanteur terrestre découvertes par Galilée, est le type par excellence des généralisations scientifiques. Elle apparaît comme le point central et comme le sommet où viennent converger et se réunir les conquêtes antérieures de l’astronomie, de la mécanique et de. la physique.

La découverte de l’attraction universelle supposait, comme données nécessaires, les lois des mouvements célestes, celles des forces centrales et celles de la chute des corps : rappelons aussi brièvement que possible ces différentes lois.

Lois des mouvements célestes ou /ois de Kepler. Les lois de Kepler s’énoncent ainsi :

1° Chaque planète se meut autour du soleil dans une orbite plane où le rayon vecteur (ligne idéale qui joint le centre du soleil à celui de la planète) décrit des aires proportionnelles aux temps.