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AUB AUB AUB AUB

Entre le crépuscule f

CD]

Déjà Vaube du jour, s’éloignant par degrés, Bnse ses rayons d’or sur les flots azurés.

Legouvé.

Je me lève avant Vaube,

Et travaille jusqu’àla nuit,

•. Déjà Vaube naissante

Répand sur l’orient sa clarté blanchissante, Et bientôtle soleil, couronné de rubis, Va sortir radieux des célestes lambris. Quand Vaube matinale

Entr’ouvre par degrés la porte orientale,

Un point brille, il s’étend... et bientôt sa clarté

Des champs aériens emplit l’immensité.

MlLLEVOÏE.

Comme un époux glorieux

Qui, dès l’auce matinale.

— Par ext. Se dit on parlant des choses qui, ainsi que le jour, ont un commencement, un accroissement, une décadence et une fin : L’wbe 'd’une réputation. L’wmide la civilisa tion. C’était un des plus illustres poètes de cette époque, un jeune homme encore à /’aube de sa gloire. (Balz.) Unissons nos voix pour saluer l’aurore du jour éternel ; voici /’aube de ta vraie lumière. (Balz.) Sa pensée n’en était même pas encore à /’aube de son jour. (Balz.) La vie instinctive où il est alors plongé est comme /’aubb et le crépuscule de la pensée. (Michelet.)

expression appartient à Rabelais. LesItaliens disent dans le même sens aube des taons.

— Mar. Temps qui s’écoule entre le souper de l’équipage et le moment du premier quart.-

— Pêch. Sardines d’aube, sardines que l’on prend à la pêche du matin.

— Syn. Aube, aurore. L’aube, cé sont les premières lueurs du jour ; l’aurore, c’est le momentoùl’atmosphère commenceàs’éoîeirer d’une manière rougeâtre.

>. Brune,

AUBE s. f. (ô-be — lat. alba, même sens ; de alba, blanche). Liturg. Sorle do longue robe de toile blanche que lo prêtre et un certain nombre de personnes qui l’assistent porient à la messe, et dans quelques autres cérémonies : Z/aube du prêtre, du diacre, du sous-diacre. Une aube d’enfant de chœur. Aube de linon, de mousseline. Aubb garnie de valenciennes. On croit que /’aubb fut te vêtement ordinaire des prêtres dans la primitive Église. (Encycl. J A’aubb offre de douces consonnances avec les idées religieuses. (Chateaub.) On portait jadis une aubb noire aux offices du vendredi saint. (Bachelet.) On tolère, parmi les prêtres arméniens, des aubes en soie appelées chapik. (Bacuelot.) U Bans la primitive Église, vêtement blanc que ceux qui avaient été bar» ■ tisés le samedi saint portaient jusqu’au samedi suivant, veille de Quasimodo. De là l’expression in albis, par laquelle on désigne, ces huit jours dans tes livres d’office.

— A signifié lange : Maudite soit l’heure que jésuis onc née, et que je ne mourus pas en vies aubks. (Les Quinze joyes du mariage,

. xve siècle).

aubb s. m. (ô-be —du lat. alba, blanche, à cause de la couleur du bois). Nom donné au peuplier blanc (poputus alba), dans le midi de la France.

— Techn. s. f. Planche fixée à la circonférence d’uno roue hydraulique, et sur laquelle s’exerce faction de l’eau.- Les aubes d’une roue de moulin. Aubes planes. Aubes courbes. I Aubes en rayons, Cellesdont le plan est dans la direction des rayons do la roue, il Aubes en tangentes, Celles dont le plan est perpendiculaire aux rayons ou tangent à la circonférence de la roue, n Nom donné aux palettes des bateaux à vapeur et à roues" : Vapeur à aubes. Les aubes, en frappant l’eau, agissent sur elle à la façon des roues, et font avancer le bateau. (Cliesnel.) il Aubes rentrantes, Aubes que l’on plaçait de façon à rejeter le liquide contre le navire, ce qui lui donnait une fâcheuse impulsion dans le sens opposé à la marche, il A ubes obliques, Aubes qui écartaient le liquide des flancs du navire, dans le

. but d’éviter l’effet’ de recul produit par le mouvement do l’eau dans la disposition ordinaire. Elles sont abandonnées, il Aubes articulées, Aubes tournant autour d’un axe, et que l’on a imaginées pour ; éviter l’effet de soulèvement et d’immersion qui se produit a l’entrée et à la sortie des aubes.

AUBE, rivière de France, prend sa source dans la Haute-Marne, passe à Auberive, La Kerté, Clairvaux, Bar-sur-Aube, Arcis-sur-Aube, Anglure, et se jette dans la Seine à Marcilly (Marne) ; cours 202 kilom.

AUBE (départ, de l’), ainsi nommé de la rivière de 1 Aube, qui letraverse de l’E. À l’O ■ situé dans la région N.-E. de la France, entre

les départements de la Marne

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Haute-Marne à l’E., de la Côte-d’Or au S.", de l’Yonne et de Seine-et-Marne à l’O. Il mesure, en sa plus grande longueur, 112 kilom., et 72 dans sa plus grande largeur. Superficie 600,139 hectares ; 5 arrondissements (Troyes, ch.-lieu, Nogent, Arcis-sur-Aube, Bar-sur-Aube, et Barsur-Seine), 26 cantons, 446 communes, 262,785 hab. Evêché à Troyes, cour impériale de Pa Quelques collines seulement accidentent la surface de ce département, arrosé par la Seine, l’Aube, la Voire, l’Armonie, ï’Ource et la Vanne. Sol varié : jurassique à l’E. ; crayeux, calcaire, argileux et alluvionrié dans les vallées de l’Aube et de la Seine. Sous le rapport de la fertilité, il peut être divisé en deux zones bien distinctes : celle qui est au N. et à l’E. de Troyes, connue sous le nom de Champagne pouilleuse, présente une stérilité désolante : cependant, quelques tentatives heureuses de plantation, l’emploi des nouveaux procédés d’industrie agricole paraissent combattre avec succès 1 ingratitude du sol ;, la partie méridionale est, au contraire, très-fertile. On y récolte des grains, des fruits et du chanvre en abondance ; des vignobles bien exposés produisent des vins excellents, et de rienes prairies nourrissent qiTantité de gros et de menu bétail ; élève de chevaux ; sangliers et chevreuils dans les forêts.

L’industrie du département de l’Aube est considérable ; les draperies, bonneteries, filatures de laine, de coton ; les tanneries, les tuileries et les teintureries, ainsi que les fruitSj les chanvres, les vins et les biscuits dits de Reims y entretiennent un commerce important, facilité par un chemin de fer, de belles routes et de nombreuses voies navigables. Ce département, qui jouit d’un climat sec et tempéré, sauf vers l’O., où règne quelque humidité a cause des étangs et des marais, fut formé de la basse Champagne, d’une partie du Vallage

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et de quelques enclaves du duché ’ de Bourgogne. Ajoutons que ce fut un des départements quij en 1814, eurent le plus à souffrir de l’invasion étrangère, mais aussi dont les habitants défendirent le plus vaillamment le sol français,

Aube du jour (r.’), nom de la cent-treizième ou avant-dernière sourate du Coran. Elle a été composée à la Mecque, et ne contient que les cinq versets suivants. « Dis : je cherche un refuge auprès du seigneur de l’Aube du jour, contre la méchanceté des êtres qu’il a créés, contre le mal de la nuit sombre quand elle nous surprend, contre la méchanceté de celles qui soufflent sur les nœuds (pratique de magie employée par les sorcières juives), contre le mal de l’envieux qui nous

Ce chapitre, et celui qui le suit (les Hommes), sont appelés el-mouawwidhetani, c’est-à-dire les deux chapitres préservatifs, parce qu’ils commencent par ces mots : Je cherche un préservatif, je me réfugie, et, parce qu’on les porte sur soi en guise d’amulettes. La sourate de l’Aube du jour est destinée à protéger contre les malheurs qui peuvent atteindre le corps, et celle des Hommes contre les dangers qui menacent l’âme. La légende rapporte que Mahomet ayant’été ensorcelé par un juif qui avait fait onze nœuds sur, un fil qu’il suspendit dans un puits, l’ange Gabriel révéla au prophète le secret de l’ensorcellement et les deux chapitres en question. À chaque lecture de ces chapitres, un nœud’ s’évanouit et Mahomet fut guéri.

AUBEL, bourg de Belgique, ch.-lieu de cant., province de Liège, arrond. et à 15 kilom. N. de Verviers. 3,200 hab. — Fabriques de draps, toiles, cuirs ; filatures, etc. . ACBELIÈRE s. f. (ô-be-li-è-re — du lat. albus, blanc). Licou ou muselière qui se compose de cuir blanc.

... -. m. (ô-be-na-je— rad. aubain).. Féod. Dans certaines provinces ; droit que l’on payait pour l’inhumation d’un étranger décédé sur la terre d’un seigneur.

AUDENAS, ville de France (Ardèche), ch.lieu de cant., arrond. et à 25 kilom. O. de Privas’ ; pop. aggl. 5,199 hab. — pop. tôt. 8,529 hab. Commerce très-important de vins, marrons, truffes, fruits, et surtout de soie, —dont l’industrie occupe près de trois mille ouvriers.",

Cette petite ville, çittoresquement assise sur une colline granitique dont la base est baignée par l’Ardèche, avec la flèche de son église paroissiale, les dômes de l’ancien collège et du vieux couvent de Sainte-Claire, les tourelles élégantes et élancées de son antique château, présente un tableau réjouissant et ..bien digne d’attention. Au point de vue artistique et sculptural, on doit visiter à Aubenas le mausolée de la famille d’Ornano, quelques fresques et les boiseries de l’église collégiale.

AUBENTON, ch.-lieu de cant. (Aisne), sur le Thon, près de son confluent avec l’Aube ;" arrond. de Vervins ; pop. aggl. 901 hab.pop. tôt. 1,503 hab. Brasseries et filatures de fabriques de draps. Belle église parois»"<"■ un portail classé au nombre des historiques.

AUBENTON 0’)., V. Daubbnton.

aubentonie s. f. (ô-ban-to-nî — de d’Aubenton, n. pr.). Bot. Genre de plantes de la famille des buttnôriacées ; syn, de waltérie.

AUBÉPIN s. m. (ô-bé-pain). S’est dit autref.

Serres.)

Sur les gazons et sur les verts sapins, Sous cabinets de fleuris aubépins, ■ Pour reposer Diane sïestoit mise. ; ■

M*anuEBiTE du Vaiow-

Naguères vert, sain et puissant, ., .. Comme un aubespin florissant, ., .*.. Mon printemps estoit délectable. Régnier., . t- On voit, par les exemples.cités, que l’orthographe primitive était aubespin., • ■, ,

AUBÉPINE s. f. (ô-bé-pi-ne-du lat : alba, blanche, et de épine).-Bot. Arbrisseau de la’ famille des rosacéesj tribu des pomacées, à rameaux épineux, à fleurs blanches, odorantes, et à fruits rouges. Il y a aussi des variétés à fleurs roses, à fruits noirs, etc. : Les jardiniers emploient /’aubépine comme sujet pour recevoir la greffe des poiriers. Z’aubépine, à cause de ses rameaux serrés, — et de ses longues et fortes épines, est propre à former d’excellentes haies. Le bois cf aubépink’ est employé aux ouvrages de tour. ■L’élégance du feuillage et des fleurs de /’aubépine en ont fait un des arbustes les plus aimés des poètes. Z’aubépine parfumée se couronne de nombreux bouquets, (B. de St-P ;) Trois ou quatre belles vaches paissent dans la prairie, qui-est séparée du jardin par une, haie (/’aubépine. (Ë. Sue,) A l’est s’étendent de longues prairies coupées par ces riantes haies vives (/’aubépine qui divisent tous les champs bretons. (E. Sue.) L’église était décorée de roses, blanches et de fleurs. (/’aubépine. (G. Sand.) < Chef le* Grecs, /’aubépink présidait aux mariages, ^et les flambeaux destinés à éclairer les nouveaux mariés, dans la chambre nuptiale devaient’ être faits en bois «/’aubépine. (L. Gouas.) La floraison d’un pied d’AunÉPiNE au cimetière ’des SaintsInnocents, le 25 août 1572, lendemain du massacre de la Saint—Barthélémy (l’aubépine fleurit en avril et en mai), fut diversemeitt interprétée. (L. Gouas.) Les baies rouges et. ovales de /’aubépine ont une saveur douce ; elles sont astringentes et nourrissantes. (L. Gouas.)

Alex. Soumet.,

— Les poëtes traduisent1 quelquefois la première partie du moi, et disent blanche

Lorsqu’au lever du jour la blanche épine en fleur, Aux pommiers blancs refleurit enlacée...,

C. ’Delaviode.

11 allait par les pics, cueillant les églantines. Et de frais boutons d’or, et de blanches épines.

BaiZEUX. •

— Encycl. Dans les bons terrains, l’aubépine s’élève jusqu’à la hauteur de sept à huit mètres. Lrécorce est blanchâtre, les rameaux sont nombreux, tordus et armés de fortes épines ; les fleurs, disposées en corymbe, blanches ou d’un rose tendre, exhalent une odeur agréable ; les feuilles sont alternes ; les baies, rouges et astringentes, servent parfois à faire une liqueur ferméntée que l’on mêle avec le cidre et le poiré pour en augmenter la

On compte plusieurs espèces d’aubépines ; nous ne nous occuperons ici que de l’aubépine' commune, qui est la plus répandue. On là trouve sous tous les climats, mais pârfieuli’èreinent dans le centre et le nord de l’Europe, Son bois, très-dur, est excellent à brûler, niais’ il est peu employé dans’ les arts, parce qu’il

de beaux troncs Dten

tourneurs seuls-en font un grand usage.

Il y a deux variétés : l’aubépine à fleursdoubles et l’aubépine à fleurs roses. La première ne se conserve que par la greffe en œil dormant, que l’on pratique en automne sur des pieds de deux ou trois ans, appartenant à l’espèce commune ; la seconde peut se reproduire par semis, mais on préfère généralement la greffer. Ces deux variétés sont très-recherchées ; on les place dans les jardins paysagers, tantôt dans les massifs, tantôt isolément au milieu des gazons.

Si l’aubépine n’était employée ’qu’aux usages que nous venons de signaler, ce serait sans doute encore un arbrisseau remarquable, surtout à cause de ses belles fleurs ; mais il n’offrirait aucun intérêt au point de vue de l’agriculture ; et, cependant, c’est précisément & ce point de vue que nous avons à nous en occuper.

L’aubépine, en effet, est, de tous les arbrisseaux, le plus propre à la confection des haies, lorsque la fertilité du terrain en garantit la bonne venues Les haies à’aubépine peuvent s’obtenir de trois manières : en semant les graines sur place ; en les semant en pépinière, et en transplantant ensuite le jeune plant ; en prenant du plant venu naturellement dans les forêts. Les haies provenant de semis faits sur place sont plus durables ; néanmoins, elles sont rarement employées, parce qu’il leur faut plus de temps avant de pouvoir former une clôture suffisante. Lorsqu’on se décide a suivre cette méthode. U faut cueillir les baies dès leur maturité, c est-à-dire vers la fin de l’automne. On les enferm« immédiatement dans une caisse remplie de terre mêlée avec du sable. On les

"""" de cette façon jusqu-’au.printemps

en les tenant dans un’endroit frais,

niais à l’abri de la gelée. Ces précautions sdfit indispensables, parce que le noyau-s’ouvre difficilement ; si on les négligé’, il reste dans la terre deux et même trois ’aimées’sans germer. Dès qu’on n’a plusà’redouter la riguè’ur de lajsaison.-on sème sur deux.ou.trois rangs, et l’on met ordinairement, deux noyauxi.enrsemble.. ■.. -, y, ’., .. -a

La seconde méthode ; qui’consiste à prendre du plant en pépinière, est beaucoup plus^enusage que la précédente. Les graines sont semées’, non plus sur place,1 màis-dans une pépinière, avec les précautions qui viérinentid’être indiquées. La terre doit être bien’ préparééet surtout débarrasséé des mauvaises- herbes. Les sillons seront éloignés les uns des autres d’environ 30 centimètres ; lamoitiédeicetespace au moins sera ménagée ; entre chaque pied pour qu’on puisse donner au jeune plant toutes les façons’ nécessaires. Au bout de deux ou trois ans, on pourra le.transplanter, t...- a

La’troisième méthode, très-souvent employée par les cultivateurs peu aisés, est moins parfaite que les deux autres. Les haies-pîantées ainsi ne deviennent fortes et bien fournies que lorsqu’on réussit à enlever le> jeune pl^nt sans endommager le pivot. Urie haie d’aubépine peut être en même temps un ornement et une clôture impénétrable pour la’propriété qu’elle entouré ; mais jppurj atteindre c° «"•• t eEe. si "

  • Les premiers soins à prendre, sontjpour la

plantation ; on’doit l’effectuer, ’d’anslesiçlimats iemuérés, en novembre ou au commencement de décembre. Il faut, -autant que.-possibl.e/que les tranchées’ ou, la plantation doii se. faire aient été ouvertes depuis deux ou trois moisi Si la haie est formée de plusieurs lignés, <on place les brins en échiquier. La surface de la. tranchée doit toujours être un peu en contraibas pour recueillir l’eau des plûtes ; on, la., couvre, en outre, d’une bonne couche de furaieâ d’étable. Enfin, on empêche par des.binages fréquents les mauvaises herbes d’envahir la plantation. Lorsque la haie a bien pris, il-ne reste plus qu’à la diriger par le moyen dé/la taille. Cette opération est la plus importante, puisque c’est d’elle que dépend la forme de la haie. Les jeunes aubépines ayant été, aprèsJe plantage, recépées a 4 centimètres au-dessus du sol, sont taillées ensuite deux fois chaque année, en mai et en août, à l’aide des ciseaux à tondre ou du croissant. Cetteitaillej ou plutôt cette toute, n’affecte que les côtés de la haié*’ celle-ci doit s’élever en liberté jusqu’à ce ! qu’elle ait atteint la hauteur de 1 à 2 mètres g On l’arrête alors par une toute horizontalé.* Cette haie devient en peu de temps très-belle, et très-fournié. Elle peut durer trente ouquarjjate ans en bon état. Cependant, ces cas sont rares, et, en général, il est plus avantageux de la receper tous les quinze ou vingt ans.

Dans les haies d’aubépine dont il vient d’être question, chaque arbrisseau est.planté.dans une position verticale, quelquefois, cependant, on donné alternativement aux" individus ’ùnç’, position inclinée et opposée entre eux.’ Toutes^ les tiges sont réunies àk l’endroit où elles sa’ croisent au moyen de la greffe Sylvain. Ori. croise et on réunit ainsi chaque année les nouvelles’tiges jusqu’à ce Que la haié aiP atteint toute sa nauteur.-Une telle clôture est peut-être la plus belle que l’industrie de l’homme ait inventée ; mais, comme elle exige des soins et beaucoup de travail, ce ne peut être jamais qu’une clôture de luxe. ■■■’-

U y a une méthode, pratiquée en Allemagne ; qui ne diffère de la précédente qu’en ce qu’on’ n’emploie pas la greffe. Les rameaux sont simplement maintenus croisés au moyen d’une perche transversale qu’on élève successlvevement tous les ans, jusqu’à ce que là haie soit parvenue à la hauteur voulue.

"L’aubépine ne sert pas seulement a former des haies vives ; ses branches, coupées’au commencement ou vers la fin de.l’hiver, peuvent aussi’ servir à faire des haies sèches crunon grande résistance, et qui subsistent aisément d’une année à l’autre.

AUBER (, ..), économiste, né à, Rouen vers. le milieu du siècle dernier, mort en 1804. U se consacra dès sa jeunesse à l’enseignement, et lors de la création des écoles centrales, en 1795, fut nommé professeur de belles-lettres à celle du département de la Seine-Inférieure. Il devint, en outre, membre de l’Académie de Rouen et secrétaire de la Société d’émulationde cette ville. Dans les rapports qu’il a publiés sur les travaux de cette société, il a fait preuve d’un vaste savoir. Parmi les travaux vraiment remarquables qu’il a fait paraître, il faut citer. particulièrement : Mémoire sur le gisement des côtes du département de la Seine-Inférieure, sur l’état actuel de ses ports, sur les moyens de les perfectionner, et sur les canaux qu’il serait utile d’y établir pour faciliter la navigation intérieure (Rouen, 1795) ; Rapport sur les' moyens d’améliorer les laines (1795) ; Mémoiresur la nécessité de conserver, de multiplier, de réunir dans les départements les chefs-d’œuvre de l’art, et en particulier ceux de ta commune de Jîouen (1797) ; Rapport sur les prix nationaux d’agriculture dans le déparlement de la, Seine-Inférieure, etc. (1795). j

AUBEB (Charles), écrivain ecclésiastiquecontemporain, chanoine de Poitiers et bisto- ’■ riograpne de ce diocèse. Outre un ceit.-in ’ nombre dt livres de piété et de morale, «il’a^fc donné : le Sacerdoce catholique en Chine, polinia