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lève une partie de la chair intérieure. On hacho cette chair, et après l’avoir laissée pendant une heure dans un plat, avec du sel, on la retire et on la presse. On hache ensuite même quantité de champignons, un morceau (le gras de lurd, deux gousses d’ail, quelques échalotes et un peu de persil ; on y joint la chair des aubergines, et oh passe le tout au feu, en y ajoutant gros comme un œuf de beurre frais et un peu d’huile d’olives. À défaut de champignons, on se sert de mie de pain trempée dans du lait ou du bouillon. Lorsque le tout est bien revenu sur le feu, on ajoute de la farce cuite ou du godiveau dans la proportion d’un quart, et quand le mélange est complet, on en remplit l’intérieur des aubergines qu’on pane avec de la mie de pain, et que l’on met au four ou sur le gril, avec le four de campagne par-dessus, en donnant environ une demi-heure de cuisson.

Aubergines frites. On coupe les aubergines en tranches minces, qu’on met dans un plat en les saupoudrant de sel, et en les laissant ainsi pendant une heure. Ensuite on les fait égoutter, on les essuie sur un linge et on fait frire dans de l’huile d’olives, à laquelle on pourra ajouter un peu d’ail et de persil hachés. Les aubergines ainsi frites peuvent se servir soit avec une sauce à la poulette, soit avec une sauce aux tomates.

Aubergines grillées. On les coupe en deux dans le sens de leur longueur, on les assaisonne de poivre, de se !, d’huile et d’un peu d’ail haché, et on les fait griller ensuite des. deux côtés sur des cendres chaudes ou sur un feu très-doux. l’aubergine, oui est un des mets favoris des méridionaux, doit son principal prix à sa préparation, et c’est de ce légume surtout que l’on peut dire que la sauce vaut mieux que le poisson.

aubergiste s. (ô-bèr-ji-ste — rad. auberge). Celui, celle qui tient une auberge : Les aubergistes rançonnaient alors impunément les voyageurs. Il mange chez un aubergiste. (Acad.) L’aubergiste accourut à ma rencontre. (Le Sage.) Mon hôte, à Hachfeld, est un singulier homme ; et lui et sa servante sont aubergistes à leur corps défendant ; ils ont horreur des voyageurs. (Chaleaub.) Cet empressement me fit croire que je n’étais pas le seul à qui ma bonne aubergiste eût communiqué le secret dont je devais être l’unique dépositaire. (Balz.) L’aubergiste avait tout prodigué pour recevoir ses hôtes. (Balz.) L’aubergiste, avec ses aides de camp en veste blanche, accourut à la rencontre du voyageur. (G. Sand.) Or, moi, qui voyage beaucoup et surtout

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s les a

beugistes faire fortune. (Alex. Dumas.) Saint Louis défendait aux aubergistes de recevoir les gens domiciliés dans la ville. (Levasseur.)

— Encycl. Jurisp. Aux termes de l’art. —175 du Code de procédure, les aubergistes sont obligés, sous peine d’amende, de tenir et de représenter à toute réquisition un registre ou ils doivent inscrire de suite, et sans aucun blanc les noms, qualités, domiciles, date d’arrivée et de départ de toutes les personnes qui couchent ou passent la nuit dans leurs maisons. Faute d’inscrire les personnes qui séjournent plus de vingt-quatre heures dans leur maison, ils sont responsables civilement des crimes et délits commis par ces individus pendant qu’ils logent chez eux. Lesart. 1952 et 1953 du Code Napoléon les rendent aussi responsables, Comme dépositaires nécessaires, des effets des voyageurs qui logent dans leurs maisons, soit que le vol ou le dommage provienne du fait de leurs domestiques, soit qu’il doive être attribué à des étrangers allant et venant dans l’hôtellerie. Cette responsabilité s’étend à toutes les valeurs dont le voyageur est nanti, lors même qu’elles n’auraient pas été déclarées à l’aubergiste : c’est à celui-ci à prouver que la soustraction ou le dommage ont pour cause l’imprudence inexcusable du voyageur.

Les aubergistes peuvent retenir en gage les effets du voyageur qui n’a pas payé le logement et la nourriture qu’ils lui ont fournis. L’art, s 102 g 5 leur accorde un privilège spécial sur le prix de ces effets. Leur action pour

— les mêmes fournitures se prescrit par six mois.

Aubergistes de qualité (LES), opérft-Comiqile

en trois actes, paroles de Jouy, musique de Catel, représenté le 17 juin 1812. Cet ouvrage renferme des mélodies agréables et d’un goût très-pur.

Auberl le Bourgoing, c’est-à-dire Auberi le Bourguignon, roman qui appartient au

— cycle carlovinglen. C’est un mélange assez indigeste de légendes diverses, que l’auteur a voulu fondre en un seul récit. Le héros du roman a deux oncles qui convoitent son héritage ; il tue leurs fils et se retire en Bavière

— pour échapper à-leur ressentiment. Là, il se prend de querelle avec les fils du roi Orri, qui périssent encore de sa main. Ensuite il délivre la Flandre envahie par les Frisons ; puis les Russes, que l’auteur confond avec les Sarrasins, envahissent la, Bavière et tuent Orri j Auberi veuge ce meurtre en repoussant les Russes, épouse la reine de Bavière et devient roi du pays. Il a pour écuyer Gasselin, qui aime Seneheut, tille d’Orri ; mais, quoique cette princesse eût été tiancée avec Gasselin, on la contraint à épouser Lambert d’Oridon, que ses crimes atroces ont fait nommerje brigand

Gasselin frappe le premier dans l’église de Saint-Denis, croyant frapper le brigand qui

événement »

des Antennes. On jieut voir trois manuscrits

d’Auberi le Bourgouig à la Bibliothèque impé AUBEIUYE, bourg de France (Haute-Marne), ch, —lieu de cant., arrond. et à 30 kilom. S.-E. de Langres ; pop. aggl. 431 hab. ;

— pop. tôt. 581 hab. Forges et haut fourneau. Ce bourg doit son origine à une abbaye de l’ordre de Cîteaux fondée en 1135, et dont les constructions existent erïcore. Il Autre bourg de France (Marne), arrond. et à 30 kilom. E. de Reims, sur la Suippe ; 635 hab.Église fort remarquable par l’architecture de la tour carrée, construite avec les débris d’un vieil aqueduc romain.

AUBERLEN (Samuel-Gottlob). organiste et compositeur allemand, né à Fellbaeh en 1788, mort vers 1824. Il fut directeur de musique en diverses villes de la Suisse et de l’Allemagne, et publia un grand nombre de morceaux, cantates, airs, duos, symphonies, chansons, mélodies, etc., qui passent pour n’être pas sans mérite et qui popularisèrent son nom.

AUBERINOiV (Philippe), administrateur militaire, né à 4ntibes en 1757, mort en 1832. Il fit toutes les campagnes de la Révolution et de l’Empire en qualité de commissaire ordonnateur, et rendit les plus grands services par son zèle, sa prévoyance et ses— talents. Il devint inspecteur aux revues. — Son fils, JosephVictor, préfet de Versailles, puis pair de France, mort en 1851, a publié quelques écrits.

auberon s. m. (Ô-be-ron). Techn. Boîte d|uno serrure dans laquelle passe le pêne ; pièce accessoire plate ou en bosse, qui sert à fermer les malles, les coffres etc. C’est le cramponne ! fixé àj’extrémiié libre de la lame de fer, appelée moraillon, qui est attachée au couvercle du meuble au moyen d’une charnière. Quand le moraillon est abattu, l’auberon entre dans la serrure par une fente pratiquée au palastre, et reçoit le pêne, qui l’empêche de ressortir, il Le moraillon lui-même.

— Homonyme. Obron.

AOBERONN1ÈRE s. f. (ô-be-ro-niè-rerad. auberon). Techn. Plaque de fer que l’on visse ou que l’on clouo sur le couvercle d’un coffro, d’une malle, etc., pour porter le moraillon, et, par conséquent, l’auberon.

AUBERT. adj. Voy. aubère.

AUBERT (SAir<T-), commune du dép. du Nord, arrond. de Cambrai ; 2, 516 hab.

AUBERT, évêque d’Avranches, vivait auicement du vmE siècle. Il fonda le monastère du Mont-Saint-iMichel, c

découvertes plusieurs siècles plus tard, attirèrent de nombreux pèlerins, et notamment Louis XI, qui institua à cette occasion l’ordre de Saint-Michel.

co uc ijiniujjca, ihui b mis 1ÏD^.

fort agitée, fut placé jeune chez les bénédictins, mais jeta le froc pour "courir de château en château en chantant ses poésies. S’étant marié, il découvrit que sa femme le trompait, et partit en Espagne, cherchant dans les voyages l’oubli de sa douleur. Après mille aventures, il retrouva son infidèle, mais tombée de chute en chute jusqu’à l’état de courtisane. Il la fit mettre dans un couvent. Il reste de ce troubabour des pièces assez curieuses, mais médiocres comme poésie.

AUBERT (Guillaume), sieur de Massoignes, littérateur, avocat général à la cour des aides, né à Poitiers vers 1534, mort en 1601. La Croix du Maine loue son éloquence et son érudition ; mais ses ouvrages ne justifient point la réputation qu’il eut de son vivant. Les prtn la paix entre les princes chrétiens ; Elégie ;.. la mort de Joachim du Bellay ; Histoire des guerres faites par les chrétiens contre les Turcs, sous ta conduite de Godefroy de Bouillon ; des discours, des poésies, etc.

AUBERT (Pierre), jurisconsulte et littérateur, né à Lvon en 1642, mort en 1735. Il a contribué a 1 établissement de l’Académie de Lyon, et légué à cette ville sa riche bibliothèque. Ses nombreux écrits sont oubliés aujourd’hui. Il a donné, du dictionnaire de Richelet, une édition que les éditions postérieures ont également fait tomber dans l’oubli.

AUBERT (Jean), architecte et graveur au burin, florissait à Paris vers la fin du xvne siècle, et mourut en 1725. Ses principales estampes sont:Jacob et Esau, d’après Et. Jeaurat ; le Portrait de Cl. Gillot, d’après Gillot lui-même ; plusieurs figures de saints, d’après Natoire. Il grava aussi un Livre d’études dessinées d’après les grands maîtres par Edme Bouchardon.

AUBERT (Michel), graveur au burin, probablement le fils du précédent, travailla à Paris pendant la première moitié du xvne siècle, et mourut en 1757. Il a gravé des sujets de religion, d’après Rubens, le Corrége, Mignardjle Guide, Et. Jeaurat, F. Boucher, Ciro

Ferri, etc.; des compositions mythologiques et des scènes de mœurs, d’après Watteuu, Nattier, Jeaurat, Boucher, Courtin, Sébastien Leclerc,

Font

sieurs planches pour l’Histoire générale det

voyages, publiée par l’abbé Prévost.

AURERT (Jacques), musicien français, chef des premiers violons de la musique du roi et surintendant de la musique du duc de Bourbon, mort en 1753. Il a composé des ballets et divertissements:la Paix triomphante, 1713 ; la Reine des Péris, 1725 ; la Fête champêtre et guerrière, etc., ainsi que trois livres de sonates.

AUBERT (Louis), musicien, fils de Jacques, né en 1720, mort vers 1800. Il fut premier chef des violons de l’Opéra. Outre divers morceaux dans des opéras et ballets, il a donné six’livres de solos pour violon, autant de duos, deux concertos et quelques autres composi Critique érudit et judicieux, mais un peu acerbe, il dirigea pendant plusieurs années la Gazette de France, et devint censeur royal, puis professeur de littérature au Collège de France. Ses fables, publiées d’abord dans le Mercure, obtinrent un grand succès. Voltaire lui-même leur paya un.tribut d’éloges en distinguant particulièrement celles du Merle, du Patriarche et des Fourmis. « C’est du sublime écrit avec naïveté, • écrivait-il en 1758 à l’aure

mi-meine au-dessus de La Fontaine, Ses autres poésies sont oubliées ; mais ses fables peuvent se lire encore; on y trouve du naturel, un style élégant, et quelquefois même de la poésie. Ses œuvres principales ont été publié en 1774, sous le titre de Fables et œuvres diverses. L’abbé Aubert avait aussi pendant longtemps rédigé la partie iittéraire des Petites Affiches et du Journal des Beaux-Arts et des Sciences. Sa causticité lui fit beaucoup " is. Un plaisant la caractérisa d’une

piquante en écrivant un jour au-dessous de son buste : Passez vite, car il mord. Disons qu’on raconte la même anecdote du fabuliste Arnault.

AUBERT (Pierre-François-Olivier), compositeur de musique, né à Amiens en 1763, mort vers 1830. Il fit pendant vingt-cinq ans partie de l’orchestre de l’Opéra-Comique. Ses compositions, duos, études, sonates, etc., sont principalement destinées au violoncelle, instrument qu’il jouait avec une grande supériorité. Il a aussi donné deux méthodes de violoncelle et une Histoire abrégée delà musique ancienne et moderne, Paris, 1827.

AUBERT(Augustiii-Raymond), peintre français, né à Marseille en 1781. Il eut pour premier maître Joachim Guenin, directeur de l’école de dessin de Marseille, se rendit en 1802 à Paris, où il reçut des leçons de Peyron d’Aix, et revint deux ans après dans sa ville natale, où il ouvrit un atelier. Il exposa pour la première fois au salon de 1817, et obtînt une médaille d’or pour un tableau représentant le Sacrifice de Noé, que la ville de Marseille acheta pour son musée. Les livrets des expositions suivantes mentionnent, entre autres ouvrages de cet artiste : en 1819, une Scène du déluge et une Vue d’une chapelle souterraine de l’abbaye de Saint-Victor ; en 1822, une Vue de Marseille ; en 1824, plusieurs-vues prises dans les environs de la même ville ; en 1827, une Salutation angélique, commandée par le ministère de l’intérieur, pour la ville d’Ussel ; en 1836, Jésus-Christ embrassant sa croix, et cinq paysages provençaux ; en 1845, l’Enfant Jésus caressant sa mère. Nommé directeur de l’école de dessin de Marseille en 1810, Aubert habita cette ville jusqu’à sa mort, qui arriva en 1857 ; il avait pris sa retraite en 1845. Il forma plusieurs élèves distingués, entre autres D. Papety, Beaume, G. Ricard.

AUBERT (Pierre-Eugène), dessinateur et graveur de paysages, né à Paris en 1788, mort après 1844 : élève de Schender. Il remporta la médaille d or pour la gravure au Salon de 1827, où il exposa des Vues d’Italie, destinées à l’ouvrage de M. Turpin de Crissé (Souvenirs du golfe de Naples). Il a reproduit avec talent le beau paysage historique de Rubens, Ulysse abordant à Vile des Phéaciens, qui faisait partie de l’ancienne galerie Aguado. Cette reproduction a figuré au salon de 1840. L’année suivante, Aubert a exposé le Bon Samaritain, d’après M. Cabat. Au salon de 1844, 1e dernier auquel il ait pris part, il envoya un paysage d’après Ruysdaël, un autre d’après Salvator Rosa et une marine d’après J. Vernet. Quelques-uns de ses dessins originaux ont paru aux expositions. II a gravé encore des Vues d’Espagne pour les Mémoires du maréchal Suchet ; des vues diverses pour le grand Ouvrage sur l’Égypte ; des vues des Campagnes d’Italie, pour le dépôt général de la guerre, et des vues des Côtes de France, pour le bureau général de la marine.

AUBERT, sourd-muet, graveur au burin, élève d’Al. Tardieu, travailla à Paris de 1808 à 1822. Il a gravé des portraits, notamment ceux de l’abbé de l’Epée, de l’abbé Sicard, de f aima, de Mlle Duchesnois, de Napoléon, du peintre italien Bnroccio, etc.

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AUDERT (MUe Anaïs), actrice française, née à Paris en— 1802, débuta à la’Comédie-Française dans les rôles d’ingénues le 10 novembre 1816. Elle n’avait pas quinze ans. Ayant eu à lutter contre certaines rivales très-influentes, elle se retira et alla donner à Londres une série de représentations fort courues. Elle reparut ensuite-sur notre première

Gymnase. En 1821°, °lle entra à VOdéon, y créa avec beaucoup de succès un grand nombre de rôles du répertoire moderne, celui de Juliette entre autres dans Iloméo et Juliette, drame en vers de Frédéric Soulié (1828). Dix ans après seulement, elle fut admise au Théâtre-Français en qualité de sociétaire, et elle y tint l’emploi des ingénues jusqu’à sa retraite (1849). Elle se fit remarquer par sa grâce, un jeu naturel, vrai, élégant, dans les rôles de Chérubin (Mariage de Figaro), Richard (les Enfants d’Édouard), Victorien (le Philosophe sans le savoir), Henriette (V'École des femmes, Peblo (Don Juan d’Autriche). Avant de se retirer du théâtre, elle créa un des principaux rôles de la Louison d’Alfred de Musset. Jusqu’à près de cinquante ans elle avait joué les ingénues.

AUBERT (Constance Junot d’Abrantès, M""-’), femme de lettres, fille aînée de la duchesse d’Abrantès, née à Paris en 1803. Mariée à M. Louis Aubert, ancien capitaine, et l’un des préfets sous la courte dictature du général Cavaignac, elle signe ses productions du nom de Constance Aubert. Elle s’est fait une spécialité des articles de mode, et elle a fondé divers journaux et recueils consacrés à cet objet.

AUBERT (Ernest-Jean), peintre, graveur et lithographe, né à Paris en 1824, fils de Pierre-Eugène Aubert, graveur de paysages (V. cidessus) ; élève de P. Delaroche "et de M. Martinet ; premier grand prix de Rome pour la gravure en 1844 ; a exposé:en 1S51 et 1852 des dessins exécutés en Italie d’après Raphaël ; en 1853, le portrait de la princesse Matl.ildo, gravé d’après un pastel de M. E. Giraud; en 1855 (expos, univ.), les Orphelins et la Saison des-papillons, lithographies d’après M. Hamon: en 1857, le Théâtre-de Guignol, la Boutique a quatre sous, le Dompteur d’amours, d’après le même ; Vénus, d’après M. Gleyre; le portrait de Raphaël et celui de Dante, d’après Raphaël lui-même. Cette dernière exposition valut à M. Aubert une médaille de 3"-’classe dans la section de lithographie. Encouragé par le succès qu’il avait obtenu en reproduisant les œuvres de M. Hamon, il voulut s’essayer lui-même dans le genre néo-pompéien, et peignit, pour le Salon de 1859, une poétique figure, la Iléoerie, qui reçut les éloges unanimes de la critique. Cette même année, il exposa deux de ses meilleures lithographies : Palestrina, d’après M. HeiUmUi, et le Calvaire, d’après M. Jobbé-Duval. Au Salon suivant (1861), il

pour ces ouvrages une médaille de 31’classe. Depuis cette époque, M. Aubert n’a plus exposé que des peintures : en 18G3, les Martyrs sous Dioctétien et le portrait de M">e G. Dclessert ; en 1865, la Jeunesse. Il s’est montré, dans ces’ diverses compositions, dessinateur élégant et coloriste dlicut ; nous n’en regretterions pas moins qu’il renonçât à la gravure et à la lithographie, qui lui ont valu ses premiers succès, et dans lesquelles il pourrait, arriver au premier rang. — Aubert (Eugène), frère du précédent, s’est fait connaître par des gravures de paysages. — Un autre graveur du même nom, mais qui n’appartient pas à la même famille, M. Adolphe Aubert, a expose en 1561 une belle gravure en manière noire, d’après un tableau d’Alfred de Dreux : la Fidélité.

AUBERT DE LA-CHESNAVE DES BOIS

(François-Alexandre), compilateur, né d.-ms le Maine en 169*9, mort en 1784. Il était de. l’ordre des capucins, mais jeta le froc aux orties sans avoir été relevé de ses vœux. Il a composé un grand nombre d’ouvrages et n’en vécut pas moins dans le dénùment : Nous citerons seulement : Correspondance historique, philosophique et critique, pour servir de réponse aux lettres juives, La Haye, 1739 ; Dictionnaire de ta noblesse, Paris, 1770, 1786, 15 vol. iu-40 ; Lettres amusantes et critiques sur les romans en général, 1743, etc.

AUBEHT-T)UBAVET(J.-B.-Annibal), député, général, ministre et ambassadeur ; né à la Louisiane1 en 1759, mort à Constantinople le 17 décembre 1797. il vint jeune en France, fit la guerre de l’indépendance américaine, parvint au grade de capitaine, et se retira, au commencement de la Révolution, dans une propriété de sa famille aux environs de Grenoble. Il fonda dans cette ville la première société populaire oui ait existé en France, et présida l’assemblée électorale de l’Isère, qui l’élut député à la Législative. Patriote sincère, mais modéré, il défendit La Fayette après le 20 juin 1792, et s’efforça vainement, au mois de juillet, en qualité de président de l’Assemblée, d’éloigner de Paris les fédérés des départements. La session terminée, Dubayet

reprit du service, combattit à Valmy, devint rapidement général de division, et s’illustra par la défense de Mayence, dont Custiue lui avait donné le commandement. Nommé général en chef des armées de la Vendée et des cotes do l’Océan, il subit quelques mois de détention comme suspect avant le 9 thermidor,