Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/382

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GUIP

Dianx chrislians paranymphus ( Louvain, 15G2, in-8<>) ; Venatip chris/i/via (Louvain, 1562, in-8°), dialogue sur la religion entre un Turc, un juif et un chrétien ; lit xenium Ant. Perronoti card. Granvellnni, votum Burgundis (Louvain, 1562, in-8u), poème en l’honneur du cardinal de Granvelle.

GUIOT (Joseph-André), littérateur français, né à Rouen en 1739, mort en 1807. Après avoir été quelques années vicaire dans une petite paroisse, il devint, en 17C8, bibliothécaire de l’abbaye de Saint-Victor, à Paris, et, en 1785, prieur de Saint-Guénault, à Corbeil. 11 fut nommé, en 1803, curé de Bourg-la-Reine. On a de lui, entre autres ouvrages : Nouveau supplément à la France littéraire (1784, t. IV) ; Notice périodique de l’histoire moderne et ancienne de la ville et district de Corbeil (1792, in-181 ; Hymnes et proses en l’honneur et pour les fêtes de saint Spire et saint Leu, patrons de Corbeil, mises en vers français (1801, in-18) ; Mélanges historiques, oratoires et poétiques, relatifs à quelques événements de la fin de l’an 'VIII et du commencement de l’an 'IX (Corbeil, 1801, in-18) ; Abrégé de la vie du vénérable frère Fiacre, augustin déchaussé (1805, in-S°) ; plusieurs fragments de l’ouvrage qu’il se proposait d’intituler Fasti Cnrboffenses (Fastes de Corbeil), savoir : Mnjnris ùisiotiratio (in-18) ; Typographia Corbolii instituta (in-18) ; Bibliotheca Corholiana juris publia fada (179D, in-18) ; Joannis de Labarre antiguitates Corboffenses, bibliothecx Corboliensi publiez hacce donalx die (in-18) ; Georgius Ambrosius cardinalis, Lugduni 25 mait extinctus, otim Corbolii captivas (in-18). Plusieurs Ouvrages de Guiot ont été couronnés par l’Académie de l’Iinmaculée-Conception, de laquelle il était membre.^ Ce sont les suivants : Tumulus Jonnm’s Sa’as (1774) ; Gallicas ad oras debeltatus Ang/us. Cet opuscule est relatif à la victoire remportée à Saint-Cast, le 4 septembre 1758, sur les Anglais, qui avaient fait une descente sur nos côtes.

GUIOT, nom de divers personnages. V. Guyot.

GUIPA VAS, bourg et commune de France (Finistère), cant. de Lunderneuu, arrond. et à 9 kilom. N.-E. de Bre3t ; pop. aggl., 824 hab.

— pop. tôt., 6,458 hab. Minoteries, tanneries, fabriques de produits chimiques. Exportation de céréales. Sanctuaire druidique de Penarchreach - Saint-Divy ; menhirs. Ruines de vieax châteaux. Deux belles places plantées d’arbres et entourées de maisons élégantes. Le portail de l’église est gracieux et orné de statues. Nombreuses villas sur la versant des collines qui regardent la mer.

GUIPÉ, ÉE (ghi-pé) part, passé du v. Guiper : Du vélin guipe. Des franges guipéiss.

— s. m. Dessin de dentelle sur vélin, imitant la guipure.

GUIPER v. a. ou tr. (ghi-pè — du germanique : gothique veipan, orner de guirlandes ; anglo-saxon wcfan, tisser, Scandinave vefa, etc., etc. ; anglo-saxon web, tissu, weàba, tisserand j allemand moderne weben, tisser ; de la racine sanscrite vapr vabk ou ubh, tisser, jeter, semer). Techn. Travailler ou dessiner en façon de guipure : Guiper des dentelles sur vélin. I ! Passer un brin de soie sur ce qui est déjà tors. Il Guiper des franges, Les tordre avec.le guipoir.

GUIPOIR s. m. (ghi-poir — rad. guiper). Techn. Outil dont le passementier se sert pour faire des torsades.

GOIFON s. m. (ghi-pon — de l’angl. to wipe, essuyer). Mar. Gros pinceau fait de morceaux d’étoffe de laine, servant à étendre le brai ou tout autre enduit sur la carène des navires.

— Techn. Linge attaché au bout d’un bâton, et servant à mettre les peaux en chaux.

GBIPRY, bourg et commune de France (Ille-et-Vilaine), cant. de Pipriac, arrond. et a 29 fciloin. N.-E. de Redon, sur la rive droite de la Vilaine ; pop. aggl., 179 hab. — pop. tôt., 3,381 hab. Ruines du Château Blanc. Beau pont sur la Vilaine.

GUIPURE s. f. (ghi-pu-re — v. guiper). Techn. Sorte de dentelle de fil ou de soie, à larges mailles, sans fond, dans laquelle il entre de la cartisane : Les guipures anciennes se payent très-cher.

Je vaudrais bien qu’on fit de la coquetterie Comme de la. guipure et de la broderie.

Molière.

— Par anal. Dessin ou figure rappelant la guipure par sa forme : Les guipuhes de l’architecture gothique. Il fait bon sous les arbres gui ne laissent passer au soleil qu’une guipure d’or balancée sur le gazon. (Thoré.)

GUIPUZCOA, province d’Espagne, formant la partie orientale des trois provinces basques de ce royaume, dans le nord de la péninsule ; bornée au N. par le golfe de Gascogne, à l’Ë. par le département français des Basses-Pyrénées, dont elle est séparée parla Bidassoa, au S. par la province d’Alava et à l’O. par celle de Biscaj’e. N’ayant que 372 kilom. carrés de superficie, y compris le coinlé d’Onata qui en fait partie, elles est la plus petite province d’Espagne ; 164,991 bab. ; ch, -l. Saint-Sébastien.

La province de Guipuzcoa, l’une des plus pittoresques de l’Espagne, est dominée par la haute chaîne des Pyrénées. La chaîne des

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monts Cantabres la sillonne dans tous les sens et offre les aspects les plus variés. « Tantôt elle présente d’immenses masses de rochers arides et de formes bizarres à travers lesquels des torrents écumeux se sont frayé un passage ; tantôt l’œil est charmé par les belles forêts qui couvrent leur pente, et par des vallées embellies d’une éternelle verdure que rafraîchissent des ruisseaux limpides. Parmi ces montagnes, on remarque la cime élevée de l’Iaiizquibil, entre le cap d’Higuera et le port de Passage, l’Alzanja, traversée par une voie romaine, et l’Arno, riche en mines de fer. Les côtes sont ceintes de rochers qui forment entre leurs points saillants, tels que les caps d’Higuera de San-Antonio, de petites baies offrant d’excellents ports dont on compte jusqu’à neuf dans cette petite province : Fontarabie, Passage, Saint-Sébastien, Ozio, Guetaria, Déva, etc. » Les cours d’eau les plus importants de la province de Guipuzcoa sont : l’Oyarzon, l’Oria, l’Aneza, la Lizarca, l’Urrola, la Déva et l’Uruméa. Ces rivières ont un cours peu étendu et aucune n’est navigable. L’air est sain et tempéré ; ta pluie tombe fréquemment, mais les orages sont très-rares. Malheureusement, la province de Guipuzcoa est plus remarquable par la salubrité de son climat et les beautés d’une nature sauvage qu’on y rencontre que par la fertilité de son sol. Ce dernier est généralementingrat ; aussi, malgré l’infatigable labeur des habitants, les récoltes ne sui’tisent-elles point à leur consommation. L’orge, le maïs, tes haricots et autres légumes constituent les productions principales, La vigne n’est cultivée que dans de rares districts. L’élève des bêtes à cornes, des ânes, des chèvres et l’exploitation des bois sont les plus importantes industries agricoles du pays. Les forêts sont peuplées de cerfs, de chevreuils, d’ours, de loups et de chats sauvages. On pêche sur les côtes du thon, de la raie, du saumon, des anchois, des huîtres, etc. Le fer est exploité dans les mines renommées de Mondrngon, et le cuivre à Amazqueta. L’élaboration des métaux est la principale branche d’industrie de la province ; on y compte un grand nombre de fonderies et plus de cent forges qui fournissent annuellement 100,000 quintaux métriques de fer. On fabrique des aimes à Plasencia, des toiles à voiles, des cordages et des cuirs à Saint-Sébastien. Le commerce d’exportation consista en fer brut et façonné, en fruits, cidre et poissons. Les importations ont pour objet le blé, le vin,

l’huile, les étoffes de coton et de soie et les denrées coloniales.

■ Les habitants, dit un historien, appartiennent à ce peuple antique des Basques

qui occupe les deux versants des Pyrénées occidentales, et que les Romains appelaient Cantabres. Ce ne fut qu’à grand’Ïieine que ces maîtres du monde soumirent es anciens Guipuzcoans. À la chute de l’empire, la province passa aux Goths, puis aux Maures ; il paraît qu’après l’expulsion de ces derniers la province de Guipuzcoa appartint aux rois de Navarre. Dès l’an 1200, elle se donna à Alphonse VIII, roi de Castille, sous la réservé des privilèges dont elle jouissait pendant la domination des rois de Navarre et qui étaient les mêmes que ceux de la Biscaye. Ces privilèges avaient fait en quelque sorte de la province de Guipuzcoa et des deux autres provinces basques un État séparé du reste de l’Espagne ; aujourd’hui, elle est soumise au régime commun du royaume, et forme avec les provinces d’Atova et de Biscaye une capitainerie générale dont le chef-lieu est Saint-Sébastien. •

GUIRA s. m. (gui-ra). Ornith. Section du genre coucou. Il Guira beraba. Espèce de fauvette du Brésil. || Guira cantara, Espèce de coucou des forêts du Brésil. Il Guira guainumbi, Un des noms du momot du Brésil. Il Guira huro, Espèce de troupiale devenu le type du genre leiste. Il Guira panga. Espèce de cotinga de l’Amérique du Sud. il Guira querea, Espèce d’engoulevent de l’Amérique du Sud.

— Entom, Guira peacoja, Nom brésilien d’une larve qui ronge les racines de la canne à sucre.

GUIRACA s. m. (gui-ra-ka). Ornith. Genre de passereaux conirostres de la famille des fritigillidées, comprenant plusieurs espèces qui habitent l’Amérique : Les guiracas représentent en Amérique les gros-becs de l’ancien continent. (Z. Gerbe.)

— Encycl. Ce genre de passereaux est caractérisé par un bec court, très-bombé, pointu, à bords lisses ; la mandibule supérieure profondément échancrée à la base, l’inférieure plus épaisse et convexe ; les narines rondes et nues ; les ongles petits et faibles ; la queue moyenne. Les guiracas habitent l’Amérique, où ils représentent les gros-becs de l’ancien continent. Leurs mœurs sont celles des fringilles ; ils sont granivores et vivent généralement par troupes. Le guiraca azulan, qui habite 1 Amfr.que du Sud, fait exception : il paraît préférer l’isolement, et on le trouve toujours par couples. À ce genre appartiennent encore le rose-gorge, le cardinal, le bouvreuil bleu de la Caroline, le guiraca à tête noire, etc.

GUIRAN (Gaillard), jurisconsulte et antiquaire français, né à Nîmes vers 1600, mort dans la même ville en 1680. Il fut conseiller

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au présidial de Nîmes et cumula, en 1649, les fonctions de conseiller au parlement d’Orange. Bien que protestant, il jouit de la confiance de Louis XIII et de Louis XIV, qui l’employèrent dans diverses négociations avec ses coreligionnaires. Guiran s’adonna avec passion à des recherches sur les monuments anciens de son pays, et réunit dans sa’inaison un véritable musée archéologique. Il aconsifné les résultats de ses longues recherches ans un grand ouvrage resté manuscrit et formant 3 vol. in-fol. Il a donné le plan de cet ouvrage dans un écrit intitulé : Explicatio duorum vetustorum mtmismatum nemausensium ex xre (1635). On lui doit en outre la révision d’un ancien ouvrage de pratique. Style ou Formulaire des lettres gui se dépèchent en cour de fllimes (1659), enrichi de notes.

GUIRAROU s. m. (gui-ra-rou). Ornith. Genre d’oiseaux du Brésil voisin des piesgrièches.

— Encycl. Le guirarou est rapporté par plusieurs auteurs au genre pie-grieche. Brisson lui a donné le nom de cotinga gris. Le plumage de cet oiseau est cendré en dessus, gris clair en dessous, avec une bande transversale noire de chaque côté de la tête ou un bandeau noir au-dessus des yeux, les pennes des ailes brunes, et la queue noire terminée de blanc. Cet oiseau, qui est de la grosseur d’une pie-grièche, a de longs poils sur le bec et sur les pieds. Il habite le Brésil, et se tient le long des cours d’eau qui traversent les bois ; il est assez sédentaire et va par bandes ; sa voix est aiguë et très-forte. On pense que le cotinga gris de Cayenne, à bec rougeâtre, est une variété du guirarou.

GUIRAUD (Claude), physicien français, né à Nîmes au xvie siècle, mort dans cette ville en 1657. Son vaste et profond savoir lui valut d’être consulté par des hommes tels que Descartes, Gassendi, le P. Mersenne, Samuel Sorbière. Il composa divers ouvrages, cinq traités sur l’optique, la catoptrique et ladioptrique, de nombreuses dissertations ; mais, en mourant, il défendit à son héritier de les publier.

GUIUAUD (Pierre-Marie-Thérèse-Alexandre, baron), poète français, né en 1788 à Limoux, mort en 1S47. Il était fils d’un riche industriel qui professait des opinions ultraroyalistes, mais qui lui fit donner, auprès de lui, une forte éducation, en sorte que, dès l’âge de quinze ans, Guiraud put aller étudier le droit à Toulouse. Au bout de trois ans, la mort de son père le força k revenir dans sa’ famille et à prendre la direction des manufactures qui composaient son héritage ; mais il avait peu de vocation pour les affaires industrielles, et se sentait plutôt porté vers la culture des lettres. Aussi, en 1813, il confia à d’autres mains l’administration de sa fortune et vint à Paris, où il se fit, d’abord connaître en adressant des vers à Mm» de Staël, qu’un arrêt d’exil retenait loin de la France. Il envoyait à la même époque à l’Académie des jeux floraux plusieurs pièces de vers, dont l’une fut couronnée. En 1820 parut son ode sur les Grecs, qui obtint le succès le plus flatteur et fut traduite en plusieurs langues. Encouragé par cet heureux début, Guiraud se décida à aborder le théâtre. Il avait conçu le plan d’une tragédie intitulée Frédégonde et Bruneliaut, qu’il ne termina pas, parce que la Frédégonde de Lemercier fut représentée dans l’intervalle. Peu oprès, il fit recevoir au Tbéâtre-Français une tragédie, Pelage, dont la censure empêcha la représentation. Les Machabées, qu’il donna en 1822 à l’Odéon, furent représentés avec succès. Le Comte Julien, dont le sujet est tiré de la tragédie de Pelage, fut joué en 1823. Ses Eléyies savoyardes parurent la même année et furent vendues au profit des petits Savoyards : elles ne rapportèrent pas moins de 4,000 francs. C’est son ouvrage le plus connu. L’année suivante vit paraître les Poèmes et chants élégiagues, recueil qui, de l’avis des critiques, est le titre littéraire le plus ^solide d’Alexandre Guiraud. En 1826, Guiraud fut appelé à l’Académie française, où il succéda à AI. de Montmorency ; deux ans plus tard, il fut créé baron par Charles X. Outre les œuvres que nous avons mentionnées au cours de cette notice, on a encore d’Alexandre Guiraud les ouvrages suivants : Cadix ou la Délivrance de l’Espagne, ode (Paris, 1825, in-8°) ; Chants hellènes, Byron, Ipsara (Paris, 1824, in-8°) ; Phuramond, opéra en trois actes, avec Ancelot et Soumet (Paris, 1825), musique de Boïelilieu, Berton et Kreutzer ; Virginie, tragédie en cinq actes et eri vers (Paris, 1827, in-8°) ; Césaire, poerae en prose (Paris. 1830, 2 vol. in-8°) ; la Communion du duc de Bordeaux (Nantes, 1832, in-12) ; les Deux princes, ode écrite à l’occasion de la mort du duc de Reichstadt (1832) ; De la vérité dans le système représentatif (1834, in-8°) ; Flavlen ou De Rome au désert, poSme en prose (Paris, 1835, 3 vol. in-8°) ; Poésies dédiées à la jeunesse (Paris, 1836, in-18) ; Philosophie catholigne de l’histoire (Paris, 1839-1841, 3 vol. in-8°), ouvrage curieux, qui lui coûta vingt ans de travail et qui est tombé dans un profond oubli. Tout en voulant rester dans la stricte orthodoxie catholique, Guiraud y a exposé des rêveries ingénieuses sur la création, la chute d’Adam, etc. Les Œuvres com' plètes de Guiraud ont été publiées à Paris (1845, 4 vol. in-8°).

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Le talent de Guiraud a été diversement jugé. Ce qui paraît incontestable, c’est qu’il manquait de la vigueur de tempérament nécessaire pour le genre de la tragédie, qu’il a cependantabordè avec untd’obsu lation. Quant

a ses bucoliques sentimentales, elles paraissent finies à ceux qui apprécient avant tout, dans la poésie, la forte peinture des passions humaines ; mais ceux qui préfèrent un sentimentalisme pieux-, qui aiment avant tout les tons effacés dans le style et la mièvrerie dans le sentiment, ne se lasseront jamais de relire le Petit Savoyard. C’est le chef-d’œuvre du genre. — Son fils, M. Léonce de Guiraud ; déjà député sous l’Empire, fait aujourd’hui partie de l’Assemblée de Versailles, où il vote constamment avec l’extrême droite. Le 9 mars 1872, il a saisi le prétexte de la démission de M. Pouyer-Quertier pour prononcer contre la politique de M. Thiers, qu’il accusait d’avoir rendu la monarchie impossible, un discours des plus virulents.

GUIRAUDET (Charles-Philipe-Toussaint), littérateur et publiciste français, né à Alais (Gard) en 1754, mort à Dijon en 1804. Il fut d’abord gouverneur du prince de Rohan Rochefort, avec qui il voyagea, puis devint lecteur de Madame. Nommé, au début de la Révolution, dont il embrassa les idées, député extraordinaire d’Alais à la Constituante, il entra en relation avec Condorcet, Joseph Chénier, et surtout avec Mirabeau, fut appelé au poste de secrétaire en chef de la mairie de Paris, devint, sous le Directoire, secrétaire général du ministère des affaires étrangères, et prit en main, comme préfet, l’administration de la Côte-d’Or, après le coup d’État de brumaire. Guiraudet, qui s’était occupé d’abord de littérature et de poésie, se tourna ensuite vers les études économiques. C’est lui qui est le véritable auteur de l’Histoire de la Révolution d’Angleterre, dont le commencement a paru sous le nom de Mirabeau. Nous citerons aussi : Contes en vers, suivis d’une Épître sur les Bergeries (Amsterdam, 1780) ; Examen rapide d’un mode d’organisation pour la garde nationale (1790, in-8°) ; Explication de quelques mots importants de notre langue politique, pour servir à la théorie de nos lois, et d’abord de la loi, discours prononcé dans l’assemblée des Amis de la constitution (Paris, 1792, in-8°) ; Influence de la tyrannie sur la morale publique (1796, in-8°) ; De la famille considérée comme élément des sociétés (1797, in-18) ; Discours sur Machiavel ; Œuvres de Machiavel, traduction nouvelle (Paris, 1799, 9 vol. in-8° : on n’y trouve ni les contes ni le théâtre) ; Doctrine sur l’impôt (1800), lue à l’Institut national ; Mémoire sur les forges du département de la Côte-d’Or (1802, in-8°), etc.

GUIRLANDE s. f. (ghir-lan-de — peut-être du germanique : anc. haut allern. wiara, couronne, moyen haut allem. wierHen, border). Fleurs, feuillages tressés ensemble de façon à former une sorte de lien : G uirlandk de fleurs. Guirlande de feuillage. Tresser des GuiRLANDUS.5«spe«rfre des guirlandes autour d’une salle, d’un arc de triomphe. Qu’on vous couronne de fleurs, qu’on vous couronne de guirlandes, ces fleurs ne seront bonnes qu’à sécher sur votre tombeau. (Flëch.)

— Par anal. Série de personnes ou d’objets disposés en forme de guirlande : Une guirlande de danseurs. Les Andes o/frent, sur un même versant, tous les climats teirestres, indiqués aux regards par des guiblan-des de verdure diverse. (E. Reclus.)

— Petite bande de métal façonnée, qu’on dispose au bord du pavillon d’u le trompette ou d’un cor.

— Mar. Ensemble de pièces qui lient horizontalement l’avant du bâtiment, en dedans

de la contre-ètrave et au-dessu ; des baux. Il Amarrage au moyen duquel on rodent le congréage d’un cordage.

Gulrinude (la) de Jntie, recueil de madrigaux que le duc de Montausier fit composer par la plupart des beaux esprits de son temps, et dont il rima lui-même seize raorcenux, en l’honneur de Mlle Julie-Lucino d’Angennes de Rambouillet, dont il était vivement epris depuis plus de dix ans. C’est un volume manuscrit sur vélin in-folio, de 90 fe fillets ; après trois feuillets de garde, se trouve le faux titre, composé d’une guirlande de Heurs au milieu de laquelle est écrit. la Guirlande de Julie ; après trois autres feuillets blancs, se trouve une miniature représentant, au milieu d’un nuage, Zèphyre qui tient une rese à la main droite, et. de la gauche, une guirl mde de vingt-neuf fleurs qu’il souffle légèrement sur la terre ; vingt-neuf feuillets con iennent chacun une fleur peinte, une des fieurs faisant partie do la guirlande, et au-dessus de cette fleur, et se rapportant a elle, sont écrits, en superbe ronde, avec une admirabh perfection, de la main de Nicolas Jarry, un ou plusieurs madrigaux. Le total des pièces es ! de soixante-deux. La Guirlande de Julie ptsse pour le chef-d’œuvre du caîligraphe Jarry ; les miniatures, dues au fameux Robert, artiste renommé de l’époque, ne valent guère mieux que la poésie. Les rimeurs qu assistèrent Montausier dans cette galanterie raffinée furent : Antoine Arnauld, Arnauld d’Andilly, Arnauld de Briotte marquis de Pomponne, Chapelain, Colletet, Conrnrt, Cotbeville, Desmarest de Saint-Sorlin, l’abbé Hibert, le capitaine Habert, Malleville, Martin, Monmort, Racan, Scudéry Talleiuaut des Réaux. Ces