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HAMO

HAMOA ou DES NAVIGATEURS (archipel), groupe d’Iles de l’Océanie, dans la Polynésie, au N. de celui de Tonga ou des Amis, par 13" 16’ de latit. S., et, 170«-175Ode longit. E. Ces îles sont au nombre de dix et disposées du N.-O. au S.-E., sur une étendue d’environ 4SS kilom. Les principales sont Polo., Oyalaoa, Ma-Ouna, Fan fou et Rose. Les habitants sont nombreux, bien faits et bons navigateurs, mais d’une nature féroce ; ce sont eux oui massacrèrent plusieurs des compagnons de La Pérouse dans la baie de Ma-Ouna, que l’on appelle depuis baie du Massacre. Le* côtes sont basses et offrent généralement de bons mouillages ; des montagnes s’élèvent au centre et de belles plaines bordent les rivages. Le sol, fertile, abonde en cocotiers, orangers, arbres à pain, bananiers, etc. On attribue la découverte de ces Iles à Bougainville, qui les vit en 1768, et dont le nom est donné à cet archipel par quelques géographes. La Pérouse visita l’archipel d’Hamoa en 1781, et le capitaine anglais Edward en 1791

1IAMON (Pierre), calligraphe français, né à Blois au commencement du xvi<s siècle, mort à Paris en 1569. Il fut chargé de donner des leçons d’écriture à Charles IX, qui le prit ensuite pour secrétaire, et il acquit la réputation du plus habile calligraphe de son temps. Hamon résolut de publier des modèles de toutes les écritures anciennes et modernes, et prit dans ce but des copies d’anciens titres déposés dans diverses archives. Quelquesunes de ces copies ont été publiées par Mabillon dans sa Diplomatique. Hamon fut pendu à Paris, selon les uns pour avoir fabriqué des pièces fausses, selon d’autres, pour cause de religion. Il était protestant. On a de lui un Alphabet de l’invention et utilité des lettre» et caractères en diverses écritures (Parts, 1567, in-8<>), aujourd’hui très-rare, et une Carte joliment faite de la France, dédiée à Charles IX (1568, in-4»).

HAMON (Jean), médecin français, un des solitaires les plus distingués de la société de Port-Royal, né à Cherbourg en 1617, mort à Paris le 22 février 1687. On possède de lui une autobiographie intitulée : Relation de plurieurs circonstances de la vie de M. Hamon, faite par lui-même (1734, 1 vpl. in-12). Il n’y dit rien de sa famille ni de sa jeunesse. Il possédait très-bien les langues anciennes, et il s’était adonné à la médecine, mais il ne l’exerça que fort tard, ayant débuté dans la monde par être précepteur du petit-fils d’Achille de Harlay, premier président au Parlement de Paris et très-connu parla conduite honorable qu’il tint pendant les guerres civiles du xvie siècle. Le pupille de Hamon, devenu archevêque de Pans, lui offrit un bénetlce considérable ;Hamon le refusapar scrupule de conscience. Un peu plus tard, il donna une partie de son bien aux pauvres pour se retirer à Port-Royal-des-Champs. Quand les solitaires furent dispersés violemment (1664), on ne s’inquiéta d’abord pas de lui ; mais d’autres renseignements l’ayant fait considérer comme dangereux, on délivra contre lui une lettre de cachet (30 novembre 1664). Il parvint à se sauver par les jardins. Sur la fin de ses jours, il allait de village en village, autour de Port-Royal, visiter les malades, sur un âne qui portait, assujetti à la selle, un petit pupitre sur lequel Hamon mettait un livre, souvent une Bible, et lisait chemin faisant, à moins qu’il ne tricotât, car c’était une do ses occupations favorites.

Ce philosophe mystique, doux et savant, mourut paisiblement dans son ermitage (1687) et au milieu de ses chers malades. Les principaux écrits de Hamon sont : divers Traités de piété (1675-1687, 4 vol. in-12) ; des Soliloques en latin sur le psaume cxvm (1684), traduits en français par Fontaine et par l’abbé Gouget (2 vol. in-12) ; une Explication du Cantique des cantiques (Paris, 1708, 4 vol. in-12), le plus curieux des ouvrages de l’auteur, à cause du tour excentrique qu’y prend souvent son imagination ; De ta solitude (1734, 1 vol. in-12). Il a aussi écrit divers traités de médecine, restés inédite.

HAMON (Jean-Louis), peintre français, né àPlouha(Côtes-du-Nord) en 1821, de parents pauvres, Il montra dans son enfance peu de goût pour le travail et pour l’étude, auxquels il préférait de beaucoup l’école buissonmère. Son père, ne sachant trop que faire de lui, le destina a la vie religieuse. Jean-Louis était enfermé dans un couvent lorsque, poussé par la vocation artistique qui venait de s’éveiller en lui, il déposa le froc et partit pour Paris, sans argent, sans protecteur (1840). Là il parvint à se faire admettre dans l’atelier de Paul Delaroche ; puis il travailla sous la direction de Gleyre, qui sut deviner ses aptitudes, et l’encouragea vivement dans ses efforts. Depuis lors ses progrès furent rapides, et une petite subvention, votée par son département, vint rendre moins triste et moins précaire la situation du pauvre artiste. Ce fut au Salon de 1848 que M. Hamon débuta devant le public, par deux tableaux qui attestaient encore son inexpérience, le Tombeau du Christ, aujourd’hui au musée de Marseille, et le Dessus de porte. L’année suivante, il exposa VÉgalité au sérail, le Perroquet jasant avec deux jeunes filles et une Affiche romaine, tableau dont le sujet est traité avec cette ingéniosité délicate, mais un peu laborieuse et raffinée, qu’on trouve dans beaucoup de ses œuvres ultérieures. Vers cette époque, pour accrol HAMP

tre ses ressources matérielles, le jeune artiste exécuta des compositions pour la manufacture de Sèvres, peignit des vases, et décora notamment un coffret en émail qui lui valut une médaille, lors de l’Exposition de Londres en 18Sl.Au Salon de 1852, M. Hamon exposa la Comédie humaine, .composition bizarre, théâtre de Guignol antique, dont • nul sphinx, dit Théophile Gautier, n’a encore deviné l’énigme, à Nous avons consacré un article spécial à ce tableau, qui a beaucoup occupé la critique et qui a commencé la réputation de l’artiste. Son idylle grecque ■ Ma sœur n’y est pas (1853), est une toile délicieuse au double point de vue de la composition et de l’exécution. C’est, à notre avis, le chefd’œuvre de M. Hamon, un chef-d’œuvre de

simplicité, de grâce enfantine et tendre. Ce tableau, auquel fut décernée une médaille, a été acquis par l’État, a la suite de l’Exposition universelle de 1855, où figurèrent, avec plusieurs tableaux déjà cités, l’Amoîir et son troupeau, les Orphelins, une Gardeuse d’enfants, Ce n’est pas moi. M. Hamon reçut la croix de la Légion d’honneur. Dans ces toiles, on trouve les qualités de l’artiste, la grâce, l’ingéniosité, le charme mélancolique, jointes à quelques défauts d’exécution très-accentués. À force de vouloir être délicat, il est arrivé à l’artiste d’indiquer à peine ses figures. Dans quelques-uns de ses tableaux, « tout est si vaporeux, si flou, si perdu, dit Gautier, qu’on ne distingue rien précisément ; ses toiles sont à peine couvertes ; ses tons vont s’atténuant de plus en plus ; c’est le rêve d’une ombre. » À la suite de cette exposition, M. Hamon fit un voyage en Orient, puis alla habiter l’île de Capri, près de Naples. Depuis lors, il a exposé de nombreux tableaux, qui ont affermi sa réputation, sans cependant marquer dans son talent des modiheations importantes. Nous nous bornerons à citer : le Papillon enchainé, la Cantharide esclave, la Boutique à quatre sous, le Dompteur, l’Amour, les Déoideuses (1857), compositions d’une grâce quelque peu nébuleuse, à notre sens un peu p, uénle, ques néanmoins la gravure et la lithographie ont popularisées ; l’Amour en visite (1859) ; la Volière, VEscamoteur, la Tutelle, les Vierges de Les’bos, la Sœur ainée (1861) ; Y Imitateur, Un jour de fiançailles, VAurore (1864) ; les Muses à Pompéi (1866) ; la Promenade (1867), etc. Depuis cette époque, aucune des toiles de M. Hamon n’a attiré, d’une façon spéciale, l’attention du public. Cet artiste appartient’au petit cénacle dit des néo-grecs ; mais il a su, néanmoins, conserver son originalité propre. Il a deviné d’instinct te côté intime, le charme familier, la douce poésie de l’antiquité ; il peint l’enfance avec une grâce prud’honesque ; nul ne sait mieux que lui les poses comiques et les petits airs futés des babies. Par horreur de la banalité, du réalisme, il cherche avant tout à prendre pour thème de ses compositions des idées ingénieuses, dune délicatesse quintessenciée, et comme, selon l’expression de M. Guizot, on finit toujours par tomber du côté où l’on penche, il lui arrive souvent de produire des œuvres à peine intelligibles et exécutées avec une telle sobriété de couleur, qu’elles ont a peine une apparence matérielle.

HAMONT (Pierre-Nicolas), médecin vétérinaire français, mort en 1848. À l’appel du vice-roi d’Égypte, il se rendit en ce pays, où il fonda une école vétérinaire à Abou-Zabel, près du Caire, et prit la direction des haras. Hamont devint membre correspondant de l’Académie de Médecine de Paris. De retour en France, il a publié, entre autres ouvrages : Des causes premières de la morve et du farcin (Paris, 1842, in-8°) ; De l’entraînement des chevaux et des luttes sur les hippodromes (Paris, 1842) ; Considérations générales sur l’amélioration des chevaux en France (Paris, 1843) ; l’Égypte sous Méhémet-Ali ; population, gouvernement, institutions politiques, industrie, agriculture, etc. (Paris, 1843, 2 vol. in-8°). Il a publié en outre des articles dans l'Union médicale, dans la Revue de l’Orient, etc.

HAMODDAH-PACIIA, bey de Tunis, né vers 1747 de notre ère, mort en 1814. Il succéda en 1782 à son père Ali-Bey, qui l’avait depuis quelque temps associé à son pouvoir, fut en hostilité avec la République française en 1795 et en 1798, eut à comprimer une révolte des Turcs (1811), qu’il avait systématiquement écartés des fonctions publiques et qui venaient de proclamer un nouveau bey, et consolida son pouvoir par l’énergie avec laquelle il étouffa cette rébellion. Hamoudah possédait plusieurs langues et avait une instruction variée.

HAMOVS, surnom du dieu Scandinave Thor. On le représente, quand il porte ce nom, assis sur un trône, un sceptre dans une main, un glaive dans l’autre, les pieds sur un dragon.

HAMPDEN, bourg des États-Unis d’Amérique, dans l’État du Maine, à 4 kilom. S. de Bangor, sur la rive gauche du Penobscot ; 2,500 hab. Commerce ; industrie.

HAMPDEN (John), homme politique anglais, né à Londres en 1594, mort à. Thaines (comté d’Oxford) le 24 juin 1G43. L’Angleterre n’a pas dans son histoire un nom plus cher à la liberté que celui de Hampden. Sa famille, de vieille souche saxonne, possédait de grands biens dans le comté de Buckingham. John

HAMP

était l’alnô de deux fils que son père avait eus d’Elisabeth Cromwell, tante d’Olivier Cromwell. John Hampden perdit son père de très-bonne heure, et, encore enfant, devint ainsi l’un des plus grands propriétaires de l’Angleterre. Il fit ses premières études à Thames et termina son éducation scolaire au collège de la Madeleine, à Oxford.

Hampden, ayant achevé ses études universitaires en 1613, commença l’étude du

droit à Inner-Temple. Sa jeunesse studieuse et réfléchie fut sans désordre, et, comme dit un de ses biographes, i il se garda pur pour son pays et pour la liberté. » En 1G19, il épousa Elisabeth, fille de Siméon, seigneur de Pyrton, dans le comté d’Oxford. De ce mariage il eut trois fils et trois filles.

Hampden avait vingt-cinq ans, lorsqu’il entra dans la carrière politique et prit place au Parlement comme représentant du bourg de Grampound. Il combattit la basse et honteuse tyrannie de Jacques Ier, et appuya de son vote, le 18 décembre 1621, la solennelle protestation des Communes formulant et proclamant les droits et privilèges de la nation.

En 1625, Charles I*r monta sur le trône. Le Parlement se réunit le 18 juin, et dès ce jour s’engngea la lutte mémorable qui devait aboutir à 1 échafaud de White-Hall. Représentant du bourg de Vandover et ensuite du comté de Buckingham, Hampden prit, parmi les adversaires du pouvoir, le rang qui convenait à son caractère, à ses talents et à ses vertus. Dans tous les Parlements, à partir de celui de 1625, il fut un des chefs de l’opposition. Calme, ferme, intrépide, toujours un des premiers dans l’attaque, il eut pourtant cette singulière fortune de mériter l’estime et le respect de ses adversaires les plus violents. En 1629, il quitta les bancs du Parlement avant que sa dissolution fût prononcée. Assuré que tout tendait vers une crise suprême, il voulut se rendre un compte exact de l’état des esprits. Il parcourut l’Angleterre et l’Ecosse, étudiant avec soin l’opinion publique, les besoins et les volontés du pays. Bien convaincu que la nation n’abandonnerait pas ses vieilles libertés, il prit la résolution de provoquer la résistance légale à toutes les mesures tyranniques de la royauté.

Depuis la dissolution du dernier Parlement, la perception d’aucune taxe n’était régulière. Pour se procurer de l’argent, Charles avait recours aux plus détestables pratiques. Invoquant un statut tombé depuis longtemps dans 1 oubli, la couronne, en 1636, résolut de frapper sur tous les Anglais une taxe devenue célèbre sous le nom de ship money (argent des vaisseaux). Le fisc demanda 20 sehellings a Hampden. Quoiqu’il eût pu considérer cette taxation si minime comme une faveur, Hampden refusa de payer. Charles hésita longtemps à accepter la lutte que lui présentait ainsi son redoutable adversaire ; mais enfin il s’y résolut. Le procès commença en mai 1637 ; les débats durèrent treize jours. Le retentissement de ce procès fut immense, et Hampden, condamne, devint l’idole de la nation.

Réduit par le soulèvement do l’Écosse à donner à ses actes un semblant de légalité, Charles I« eut recours au Parlement, qu’il convoqua le 13 avril 1639 ; mais il en prononça la dissolution le 4 mai suivant. Le 5 novembre 1640, le Parlement se réunit de nouveau. Hampden entra au long Parlement, comme représentant du comté de Buckingham. A côté de lui vint s’asseoir son cousin, Olivier Cromwell. Dans une des premières séances, Digby, en montrant le lutur protecteur à Hampden, lui dit : « Quel est donc ce rustre si mal vêtu avec lequel vous vous entreteniez ?

— Ce rustre si grossièrement vêtu, mylord ! si jamais nous en venons a une rupture avec le roi, ce dont Dieu nous garde, ce rustre sera le plus grand homme de l’Angleterre.»

On sait avec quelle vigueur le Parlement frappa lord Strafford, l’archevêque Laud, tous les actes et tous les agents d’un pouvoir décrié. Un instant, la royauté sembla vouloir marcher avec la majorité ; il fut question de nommer le sage Hampden gouverneur du prince de Galles ; mais cette prudente résolution n’eut pas de suite.

En 1641, Charles Ier étant allé en Écosse, une commission du Parlement, h la tête de laquelle était Hampden, l’accompagna ; elle avait ordre de surveiller les actes du roi. Tous les mauvais desseins du prince échouèrent. Il revint à Londres, bien décidé à en finir avec ses adversaires. Le 3 janvier 1642, il somma les Communes de lui livrer, comme coupables de haute trahison, cinq de sçs membres, parmi lesquels figurait Hampden. Le lendemain il vint lui-même, fier et menaçant, demander qu’on lui remit ceux que sa justice attendait. Ma ;3 Hampden et ses amis avaient été mis sous la protection armée de la Cité de Londres. Le 10, ils rentraient dans la Chambre des communes et Charles Ier quittait Londres. Quelques jours plus tard, quatre mille électeurs du comté de Buckingham, sachart que la vengeance royale menaçait Hampden, se présentaient à cheval et en armes à la porte du Parlement ; ils venaient déclarer qu’ils tenaient pour digne et noble la conduite de leur représentant. Hampden leva un régiment d’infanterie et fut nommé colonel dans l’armée que le Parlement avait confiée au comte d’Essex. Il se montra au camp ce qu’il était à la Chambre. Son étendard portait la devise du Parlement : Dieu est avec vous, et nu revers la sienne propre : Vestigia nulta retrorsum. Adoré de ses soldats pour sa générosité et son courage ferme et tranquille, il déploya de véritables qualités d homme de guerre. Plusieurs fois il fut question de lui confier le commandement de l’armée, livrée aux mains hésitantes de d’Essex. Ce fut sa froide ténacité qui décida du gain de la bataille d’Edge-Uill ; àTurnham-Green, il sauva les troupes parlementaires. Le 19 juin, à Chalgrave-Field, il reçut deux balles qui lui fracassèrent l’épaule. Charles I«, instruit de cet événement, envoya savoir des nouvelles du noble blessé ; mais, ayant appris qu’il était mort le 24, il eut le triste courage de s’en réjouir publiquement. Toute l’Angleterre, sans distinction d’opinion, porta le deuil de la mort de Hampden.

« Jamais homme, dit M. Guizot, n’avait inspiré à un peuple tant de confiance. Les plus modérés croyaient à sa sagesse, les plus emportés à son dévouement patriotique, les plus honnêtes à sa droiture, les plus intrigants à son habileté.. On peut, dit de son côté Clarendon, ■ lui appliquer ce qu’on a dit de Cinna, qu’il avait un esprit pour tout inventer, une langue pour tout persuader et un bras pour tout exécuter. ■

HAMPDEN (Renn Dickson), prélat anglais, né aux Barbades en 1792. Il fit ses études à l’université d’Oxford, et y fut successivement professeur de théologie (1832), de morale (1834) et de théologie (1836). Sa nomination avait soulevé d’ardentes récriminations delà part des docteurs Newman et Pusey, qui l’accusaient d’hérésie ; mais il fut soutenu par lord Melbourne, et même, en 1842, il fut nommé membre du comité des études théologiques. Il prit alors sa revanche contre ses accusateurs. En 1847, lord J. Russell l’éleva au siège épiscopal d’Hereford, malgré les réclamations du parti bien pensant. On a de lui : Bamptoniana (1835), cours de théologie qui lui valut de vives attaques ; «es Sermons et un ouvrage sur l’Evidence du christianisme démontrée par la philosophie (1845).

HAMPE s. f. (an-pe ; A asp. — du lat. hasta, lance, dont on avait fait hanste, qui, par corruption, est devenu hampe). Long manche semblable à un bois de lance, sur lequel on monte une arme, une bannière, un drapeau : La hampe d’une hallebarde, d’une pertuisane. Jl Long manche fixé dans la direction de l’objet emmanché : La hampe d’un pinceau, d’un écouvillon, d’un refouloir.

— Véner. Poitrine du cerf.

— Boucher. Maniement qui se trouve k la partie postérieure ou latérale du ventre, vers l’extrémité antéro-inférieure de la cuisse : Une hampe de mouton.

— Mar. Hampe de hune, Balustrade située sur le derrière de la plate-forme, à hauteur d’appui : Le Saint-Esprit, monté par Du Quesne, eut la hampb du sa grande hune coupée. (E. Sue.)

— Bot. Organe élevé, qui se termine au sommet par une ou plusieurs fleurs : La iiampb du narcisse.

— Encycl. Bot. La hampe, si l’on prend ce mot dans le sens le plus rigoureux, est un pédoncule allongé, cylindrique ou longuement conique, partant du centre d’un bulbe ou du collet de la racine, dressé, dépourvu de feuilles dans toute sa longueur et terminé par une ou plusieurs fleurs ; la jacinthe, la tulipe, le narcisse et beaucoup d’autres plantes bulbeuses en présentent des exemples plus ou moins familiers. Par extension, on donne le nom de hampe à une tige ou à un rameau nu ou à peine feuille, partant de l’aisselle des feuilles radicales, comme dans le pissenlit.

HAMPE, ÉE adj. (an-pé ; A asp. — rad. hampe). Qui est muni d’une hampe : Fer.de lance hampb.

— Techn. Chat hampe, Sorte d’écouvillon dont on servait autrefois pour vérifier le forage des pièces de canon.

— s. f. Bot. Genre d’arbrisseaux, rapporté avec doute à la famille des sterculiacées, et comprenant plusieurs espèces qui croissent au Mexique. Il Syn. de sauterie, genre de cryptogames.

HAMPEL ou IIAMPL (Antoine-Joseph), corniste allemand de la seconde moitié du xvme siècle, auquel on doit la découverte des sons bouchés et l’addition de deux tons à l’instrument. On ignore la date et le lieu de sa naissance, et 1 époque de sa mort. En 1746, il entra au service de la cour de Dresde, pour jouer & la chapelle et à l’Opéra le second cor. Le peu de ressource qu’offrait alors cet instrument le porta à s’occuper sérieusement d’en augmenter les tonalités. Il imagina de réduire le diamètre du tube du cor, de raccourcir ce tube, et obtint ainsi l’exhaussement du ton naturel jusqu’au la, et plus tard jusqu’au si bémol. L’adjonction d’allonges lui fournit les tons qui manquaient. Enfin, en 1760, voulant obtenir des effets de sourdine, il boucha partiellement le pavillon avec du coton, et s’aperçut que, par ce moyen, son instrument haussait d’un demi-ton. Aussitôt il se mit a présenter et retirer le tampon a chaque position des lèvres, et obtint ainsi les demi-tons des gammes diatonique et chromatique. Les sons produits à l’aide du tampon étaient, il est vrai, plus sourds que les sons ouverts, mais la science du cor n en avait pas