Page:Le roman de la luxure, tomes 4 et 5, La Veuve amoureuse - Orgies continentales, 1925.djvu/169

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sant dans la perfection ; ainsi va le monde. Il y a une chose certaine, c’est que dans cette circonstance le vice vint au secours de la chasteté, car nous ne trouvâmes pas l’occasion de nous livrer à aucune débauche pendant toute l’après-midi.

La charmante Frankland Nixon fit une grande impression sur les femmes aussi bien que sur les maris ; ce qu’il y a de certain, c’est qu’on savait parfaitement qu’elle était une veuve riche et ils pouvaient avoir le projet de la faire accepter à un fils ou à un neveu, du moins ils pouvaient en courir la chance.

Elle les remercia avec la grâce et la manière charmante qui la distinguaient tellement et la rendaient si captivante, s’excusant de ne pouvoir faire de visite pendant la première année de son veuvage, si ce n’est parmi des parents, et comme feu son mari était le tuteur de Charles Roberts et de ses deux sœurs, elle considérait cette famille absolument comme la sienne. Ils lui répondirent qu’ils espéraient avoir le plaisir de la voir une autre fois.

Cette visite nous fit passer une après-midi fort plaisante, nous laissant à peine le temps de faire une promenade d’une heure dans le jardin, et il fut temps de s’habiller pour le dîner. On doit se rappeler que le pasteur était très strict, car il voulait toujours qu’on fût en habits de soirée pour le dîner, cela représentant beaucoup mieux.

Nous nous réunîmes la nuit à notre heure accoutumée, dans la chambre de ma tante, tous dans