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SUR MARIE.

Le Grand d’Aussy[1] en a traduit quatre, et les a publiés sans en faire connoître l’auteur. Il est probable que ce critique n’avoit jamais entendu parler de la collection des Lais qui existe parmi les manuscrits du Museum Britannicum. Dans l’espèce de préface dont ils sont précédés, Marie se fait connoître et se nomme en commençant.

Le second ouvrage de notre poëte consiste dans un recueil de fables, intitulé le Dit d’Ysopet, qu’il a traduit en vers françois. Il prévient dans le prologue et dans l’épilogue, que ce travail n’a été entrepris qu’à la sollicitation d’un homme qui est la fleur de la chevalerie et de la courtoisie ; en un mot, à la prière du comte Guillaume[2].

Le Grand d’Aussy a traduit librement quelques-unes des fables de Marie[3], et a mis

  1. Fabliaux, tom. I, p. 93, Lai de Lanval ; p. 120, Lai de Graelant ; t. III, p. 244, Lai de l’Espine ; p. 251, Lai de Gugemer.
  2. Pur amur le cunte Williaume,
    Le plus vaillant de cest royaume,
    M’entremis de cest livre feire
    Et de l’anglois en roman treire, etc.

    Conclusion des Fables de Marie.
  3. Ibid., t. IV, p. 169—248.