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'omes ces rivieres communiquent en 'e elles par uno dl'l ression naturelle ot liquide qui unit la Netzo ù_l l'illio par la liasse Wartha. la Spree et la llitvel. ('etto disposi- tion u facilité l'établissement de nombreux canaux. qul forment une route ininterrompue do llamliourg a llantzig.

Quant au lhtnilbe. d'abord petit cours d'eau au moment de la jonction des deux ruisseaux la Uregach et la Urège. il l‘urine un système en (melquo sorte extra allemand. _(‘e lli-iive. né dans la l"ul‘êt i 'oire. entraîne vers la nier Noire iln nombreuses riviéres alpestres. a droite l'lller. lo Lecli. l'lsar ot l'IIiII qui ouvrent des voies d'accès vers le 8.; à ruuelie. l'AlkIniilIl. lii N.Iab et la Regen. qui conduisent

e l'i téricur de l'Allemagne sur les bords du Danubo. — Colts. L'.\llemagne ost baignée par deux mers : la nier dn Nord qui estime nier ouverte. et la Baltiquo. nicr fermée. Les ci'ites de la première sont ninrécagenses et sl basses qu'il n fallu les défendre pardes digues. Elles pré- senlent lo nii‘nie aspect que les polders de la llollan-lq ou ands. Ce no sont que paturages. moulins. et. canaux d'irrigation. Tonte cette i'nte a été constam— ment remaniée iar les eaux. et les iles qui la jalonnent sont les restes Ill'un .Incieii r' c. aujourd'hui englonli. Profondément entamée par le p du llellai't. dont lurt- 'ine est vraisemblablemont la mi‘ine que celle du Zuy— llei'z it I uelques kilometres rectiligne. e ereu l i llUl“ eaii avec a liaie de Jade et dans l'esli Ire de la Weser avec les ierts de Ilreme et de Breinerhali-ii. L'esluairo ilel' 2 ie. p us profond quo celui de la “'eser. ouvre une large roule vers llamhuurg. ot l'iln d'lleligo- lanil. ( uo la vague dévore lenienieut. a perdu son impor— tance epuis quo l'AllenIagne l'a rachetée à, l'AIiglelerre.

Analogues. c'est-a-dire sses et. niaré-‘ageuses. pi- I lilenient défendues contre les invasions de la nier. battues iar les vents violents sont. les 'otes du .\' I r-ll<dstein. )n nombreuses iles. duiit la principale est l'île de Sylt. ferment en avaut comme une seconde ligne do cñtes.

Les rivages qui longent la lllL‘l‘ Baltiquo sont plus fermes et plus résistants. De nombreux fjords y ereent des abris sùrs. Pendant que l'ile d'Alsen perte a forte— resse do Sonderburg. la rade do Riel s'ouvre maintenant à l'entrée du canal auquel elle a donné son n in et qui met en communication les deux mers a tra\ ers toute la péninsule du Jntland. Au fond do la baie de Neustadl. s'abrile la ville do Lubeck. puis recommencent. avec le Mocklembourg et la Pomeranie. les cotes marécageuses et basses. plates et sablonneuses. Ses trois golfes ou lui/eu (l'oinnierschos Hafi'. Frische Hafi' . et Kurischos Hafi') sont séparés de la mor par d'étroites fieches de sable ou nehrimgen. Au largo. les îles de Rugen. d'Usedom et do “'ollin jalonnent la ligne de l'ancien continent.

— Flore. D'une iuaniore énéraln. l'Allemagne fait par- tie de la région des forèts ereales do l'ancien continent: c'est—à—dire qu'elle contient des forêts formées ar quel— ( uos espèces végétales représentées par de noni ireux in- dividus. Elle est subdivisée par Drude en pluSIeurs zones distinctes. La zeno bitllique. comprenant la grande plaine de l'Allemagno du Nord (c'est-a-dire tout le littoral de la mer Baltique et de la mer du Nord. la Pologno. la Silésie et la Saxe. se relevant autour (lu llarz et contournant au N. le massif ardoisier rhénan) est la plus septentrionale. Ses types caractéristiques sont des arbres l'eiiillus perdant pour la plupart leurs fouilles on hivcr: liétros. chênes- rouvres. ormes. érables. frénes. tilleuls. auxquels se nié- langont lo sapin et quelques types végétaux (houx. buis. lierre). qui se retrouvent dans la lloro méditerranéenne. Les bruyères. les callunos et les fougères sont encore des plantes caractéristiques de la zone baltique. Plus au S. s'étend la zoae des collines et des montagnes de l'Europe moyenne. On y distingue deux zones secondaires : l'une comprenant les feréts où dominent les arbres feuillus et des arbustes comme la clématite des liaios. le sureau yehlo. etc.; l'autre possédant des coniferes (pin sylvestre. picéa. sapins). avec quelques types feuillus: mais les altitudes n'y sent as assez CDIISltlÔl‘alilt's peurqu'on y rencontre les types de la lloro alpine et arcte-alpine.

— Faune. La faune de l'Europe moyenne est trés pauvre. et en grande partie l'œuvre de l'homme a substitué les




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animaux domestiques aux animaux sauvages. Le bison d_Europe. l antilope saïga n'y existent plus; l'é tn n'y sub—

Siste (âne dans la Prusse orientale. pros de Tilsitt. dans la forot 'lhonhorst. où il est protégé par des lois spéciales. Lo sanglier. le cerf. le chevreuil. le leiip. le renard. le blaireau. la fouine. la loutre. le chat sauvage. l'écureuil. le hérisson. la taupe. des rongeurs tels que les hams— ters. qui exécutent des migrations. des coqs de bruyt-rn ou tétras. voila. avec la couleuvre et la vipère. les ani— maux sauvages les plus communs de l'.\llein:i.gne.Qu t aux animaux domestiques de races perfectionnées (bœufsl chevaux. moutons. pores). ils y sont très nombreux.

— Elluiol. V. ALLEMAND.

— Bluldot'ift. : Richter. Bibliotlieca yeoyrnphica Germa- niæ (Leipzig. X806): Lepsins. Geologie eoii Deulscltlmnl (Stuttgard. 1889); Daniel. Dculschland miel! scineu plu] sischen und politischen l'erltallnissen gescliildi-rl ILeip "193-94 ; Penck. (las üculsche ll‘eic/t (LOIPZÎK. E. Rec us. l'EiirOpe centrale (Paris. 1878); Nio. Alle- magne. Hollande et Danomui‘k il’aris. l885l; Bureaux to- pographiques de Prusse. Bavière. Saxe. ett‘.. li'm'le (les Dciilschen lleichs; Vogel. li'arle des Deiilsrlien lieichs (Çiotha. 1891—1893); Pescliel et Andree. Pliysikitli'scII—sla- lIslicht‘n—lllas des Deulschen [li-iclis (Leipz 187:9: Ra— vcnslein. Atlas des Deiitschen [leu-hi: (Leipzig. Issu.

— ll. GÉOGRAPHIE POLITIQUE. L 'Alleniag ie est un Elal fédératif constitutionnel depuis le la ju vior 1871. Le souverain en est l'empereur allemand. titre r ui ap iarticnt héréditairement au roi de l’russe.i\’oir. plus lias. t i-m'l pu- blic.) L'enipii'o se compose de quatre rovaumes : Prusse. Baviere. Saxo et W iirI einherg ; de six grands duchés : Bade. liesse. Oldenbour". Meeklembour -Sehwerin. Mecklem- bourg-Strelitz et ëaxe—“ï-iiiiar; n cinq duchés : Bruns— WIck. Saxe—Moinin eii. Saxe-Altenbeurg. Saxe—Colinurg- et-Golha Anhalt; o sept princiiautés: Schiv.—Seiiders- hausen.hehw.—Rudolstadt.\\ aldee '—Ruuss(liranche alnee). Reuss (branche cadette). Scliaumhour -Lippe et L' pe: de trois villes libres: Liibeck. Bréme. llzambourg. et 'uno terro d'Enipire : Alsace—Lorraine.Ces Elats réunis ont une pe ulation totale de 52.250.894 hab. (Aller/mode.)

e_tte population augmente rapidement. hien ( ue l'émi— gration soit considéra ile. surtout vers les Elats— nis. Les trois cinquièmes des populations allemandes appartiennent à la religion protestante: le tiers à la religion catholique. Les autres cultes ne comptent guère que 750.000 adeptes.












pour la plupart juifs. Les catholiques sont surtout llnlll iriuix dans os Etatu de l Allemagne llu Sud et lparticulie- rnnient en llaviere. La capitale de l'empire al -mand est I’L‘l'lfll: les principales Villes. d'a ire! l'i iporlani:o ilo leur opulutien. sont: lanibeurp. unicli. LeipZIg. Bresluu. li'esde et Colugne. Le commerce et l'industrlo de l Alle- magne ayant pris des devoloppemeiits considérables de- puis l870. Il s'est produit uu dé dacement de la iopn- ation des campagnes ver-i les vi les. Aussi les vil es. "'- e'ost un pliénnméno commun a tous les Fiats européens. ont-elles rapidement accru leur population.

Le budget de l'empire s'eléve environ a la somme dn 1.250.000.000 de marcs .le marc vaut. I lr 25 c.i. dont une partie est consacrée au payement de la dette publique qui s'élève a plus do 2.2:iI.ooii_nno do mari-s. .sur le rcsl" est prélevé un fonds inalienahle do 120 nII 0ns do marcs des- tiné au trésor do guerre. L'empereur gouverne. aSSIsté d'un conseil des ministres dent le président est le chan- i'elier d'enipire. d'iiti conseil fédéral! llumlcsi-ulhj compost- du 5R pli-inpotenliaires. ct do la ('hainbre dcs députes eu Rein-listag. qui compte 397 depntés élus pour cinq ans an ailf e universel. (‘Iiaqiic l"lat a d'autre part conserve sa een itntiuii. son gouvernement. son adiiu stratiou.

— Instruction publique. L'instruction primaire est depuis longtemps obligatoire sous peine d'amende et do irison : aussi n'existe- ' L'instruction profes. 'onnélle a (-Ie tri-s encouragée.ét l'en- seignement secondaire est donne dans les eciiles réales et. les gvninases. Quant a l'enseignement supérieur. Il est professe dans les universités dont les plus i'elelires sont i-elles do llalle. Leipzig. liina Munieli et Bnnn. Les pre- l'e. eurs allemands ont plus fait pour l'unité nationale t un les armes et la diplomatie. (Je sont eux qui ont incarne l unité allemande dans la n (iei'nimii'a n et. suivant le mot du ministre Sharnborst. n l'université de Berlin a éte la garde d'honneur do la maison des llohenzollcrn n.

—lll.GnethPHiei‘cosomtqt Ayricullure.L'Allomaane n'est pas. à vrai dire. un pa_vs agricole. parco que le sol est pauvre ct que la main-d neuvro agricole l'ait géneralément défaut. Ce n'est qu'a lorce de patience. de volonté. grace a des irrigations nombreuses. ù des engrais chimiques. que les sables du Brandebourg ou les marais du Mecklem- bourg ont été transformés peu a cu en terres cultiva- bles. Aujourd'hui. les 9/10 du sol sont utilisés. Mais les cultures sont celles dos pa 's pauvres. Le blé est rare et n'est guère cultivéqiiodans avallée du Rliin. Au contraire. l'avoine. le seigle et l'orge sont des cultures trés répan- dues ainsi que celle de la pomme de terre. Les pâturages sont très éIeIidus et nourrissent do nombreux troupeaux. Toutefois. les cultures empiétent chaque année sur l'es- paco autrefois consacré aux paturages. On remarquera d'ailleurs que l'agriculture. en Allemagne. est surtout ia— dustriclle et. qu'on n'y develep e avec suite que la culture ou l'élevage. auxiliaires de 'induslrio. C'est ainsi que l'orge est utilisée pour la fabrication do la bière. beaucoup plus que peur la consemmation: que la betterave couvre plus o 500.000 hectares; que les moutons fournissent une aine dont la production annuelle s'élève à 400.000 quin— taux métriques: que les jambons de Mayence sont connus de toute l'hurepe. etc. En résume. en ovalue a 5 milliards de francs la valeur telalo des chevaux. du bétail et des animaux domestiques de l'empire allemand. et à. 7 mil— liards au moins la valeur dos propriétés nrandes ou petites.

— Industrie et Commerce. L'empire allemand est essen— tiellement un pa s d'industrie. qui eccu e en Europe le deuxieine rang. Immédiatement. aprés l' ngletcrre. pour l'exploitation et la transformation des richesses du sous— sel. Il est, sans contredit. admirablement. favorisé. puis— qu'il possède en abondance la lIouIllo. u ce pain de l'i «lustrie moderne n et. à coté de ces gisements. les mines dont le fer est. ainsi transformé sans que les frais de trans- port en augmentent le prix de reVIont. Autour de ces réservoirs so sont créés les l‘o_vors très importants de Barinen. d'Elberl'eld. d'Esson. où l'acier. la fente. le fer. sont travailles par des milliers d'ouvriers. La “'estphalie. la Saxe et la ëiléSie constituent trois centres considéra- bles eur les travaux métallurgiqucs. Les chantiers do constructions navales de Bréme. de Stettin et de Danizig luttent victorieusement contre ceux do Liverpeol et de la Méditerranée. Il en est de méme pour l'industrie des nia- cliines. Les aciéries de. Roko Erde. près d'Aix—la—Chapelle. produisent la lus grande quantité d'acier du mon e entier. L'orgamsatioa de l'enseignement technique a per— mis de même à. l'Alleniagne de prendre une place prépon- dérante dans les industries relevant do la chimie. La l'abri- cation do la porcelaine est des plus prospères. et l'industrie dos cotonnades se développe chaque année. Enfin. l'Allo- magne semble vouloir monopoliser la filature du jute qui. pendant longtemps. avait éto une industrie purement fran- çaise. 'oxportation allemande a dépasse l'exportation française.

— Voies de communication. Cet immense mouvement de marchandises est fatalité par un superbe réseau de canaux et de voies ferrées. L'Allcmagne possède. 25.300 kilom. de ioies navigables (rivières et canaux). Le canal Ludvug (175 kilom.) relie le Rhin au l'anube; le canal de Finew et celui de l"rédéri -Guillaume unissent I'Elbe à l'Oder par la Havel et la hliréc; le canal de Brembere. l'O-ler a la Vistule par la \\ artha et la Netze. Le nouveau canal de Kiel permet aux navires de commerce et de guerre de passer de la nier du Nord a la Baltique. Les chemins do l'er sont au moins aussi développés. ll y a lus de 47.000 kiluni. de voies ea exploitation. Ces lignes cen- duisenl. directement aux ports marchands. que dessert une flotte marchande de 3.700 navires. En résumé. l'Alle— magne s'est développée dans de telles proportions depuis Is‘îo. que son industrie et son commerce sont uno menace permanente polir le reste de l'Eure e.

—— BIBLIOGR. Outre un certain nom re des ouvrages dé'à cités. v. -\. Legeyt. l‘brces liuliirelles de l'em ire d'Al e— niiigne (Paris. I878); Ch. Grad. lc Peuple allliniund. ses forces cl ses ressource“ Paris. 1588); M. Schwob. le Péril allemand (Paris. 189m.

— Colonisation. La colonisation prussienne remonte au xvn' siècle. Dès cette époque. on otfet. la Prusse a eu des princes qui se sont surtout occupés de la colonisa- tion intérieure du pays. mais parfois auSsi d'entreprises exotiques. Le Grand Electeur. puis les rois Frédéric l". Frédéric-Guillaume l". Frédéric Il. pour peupler leurs domaines insuffisamment hahités et exploités. ont donné asile a près de 400.000 immigrants .lmguenots français. sociuiens. Salzbourgcois". quittant le plus souvent leur



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[-.i naiai l"îlll uir la pur .dcutiou rcligu une. et. en ont uldlrll l.i plu grande partie daas ler caiiipapnel Ieîmoimi p'lJull'ufifl-s de la Prui . orientale. Un lt une tentative | ml-vne g inre qu'a... " sa; le lull‘“ a notrn 6| oqui en rt uI. ..at peu a ire-i la grai .10 p"l['|'lt"ll‘. en i labliiisant di pe .i" ro iru ti .ur -' il en ra— menant unt p-Il'llfl de la popuintioi lle: v; , ia cam- pagne. tniitni 'e ri Il __m___uer li-m - pralloa de . r Iiiipar H ..... . rI ' s l'l " .J. et de pro'ége' .n- ' a" u "u ré leur lllwrp' tion parla 'rai Ipiupriolc. Quant a a colo n'.at on extérieure. el' a c" liuti e sans sucets en Al I'l lue l l. aux Anlllll' . par li (ira l Lle :- trur. pqu i.ir le i roIL. Prédéric l ' M. P rIr-l' lan_me l" .IGîi-IT‘M). mais Il a fallu I4 u victom... qui ont unillé l'empire d'Allemaqne et le sentiment ‘lr' préju— dice causé au paj s par letuitirai In 5| riuaniquo en terre. étrangères. pour qno le gouvurnement entreprit ri' olu- ment do con lituor des r‘olonies allciii -‘ . 'm ne






nient. depuis I883. le drapca-I -‘e l'inipirn a A 'A aienrl C nul roun M. au " i ‘L'I'al

en Afriqiie dans le S. ') a‘iiiu'n a Tngnland. cnliiI dans lAfrI lue iris: '” e. I l’acinquo. sur la c ite septeni 'i'Jale . née l"l‘erro de ll'Jiuperi-Iir-l aL e . liisniarck. aiix Ilc- Salomon M Mars l-a'l ces possessioas représent‘ dapréi les u ne . li ' vu

praphes allemands. ortcs a étendre pari 1l un [nu r i oiii leur sphère d'IIil uenen) une supernct (In 2 40| Iii l. carr.. peuplés de 6.003.000 hab. Il contient de aoii r lne l es territoires. tropicaux pour la majeure partie. Du sont pas des colonies pro ifl'ml'lll dites. mais bien plutot i es protectorats. des sp Iéres d'influence. où quelques fano- reriés. quelques stations. quelques plantations établies par les Allemands et par d'autres Eiirnpéeas constituent les seuls peints colonises etfectivement par les blancs.

— lnnuoon. : Langlians. Deulacher liolani'al-allm (Gotha. I893 et. années suiv.;.

— l\'.l)norr ecnmi' L'organisation p0litiquo de l'empire allemand repose sur la constitution sanctioanée par la loi du le avril I872. Cette constitution contient 78 art" li L" L'empire se Compose: 1° de tous les Etats et pays de ' ncicune Coiiléderation des Etats de l'Allemague du Nord. c'est-a dire de tous les Etats confédnrés de l'.\lle- niagne Situés au N. du Mein. à l'exception du Luxcm- bourg et du Liiubourg; plus des provIaces prussiennes. l’russo de l'E.. Prusse de l'0.. Poscn et biesvia‘. ui n'appartenannt pas a la confédération de l8l5: 2- es quatre Etats de l'Allemagne du S. : BaVIére. Wurtem- lierg. Bade et llesse; 3° de l'Alsace-Lorraino qui. sous le iiem de ll‘eichsland (ou Terre d'empire). a une organisa— tion particulière et exceptionnelle.

Le roi de Prusse. préSIdont de la Confédération. perte le titre d' n empereur n . en vertu do l'article Il de la Consti- tution. ll fait préparer et promulguer les lois et urtoit a leur exécution; ses actes sont publiés au nom de 'empire et. pour etre valables. doivent étro contresigiiés par le chancelier de l'empire. qui. par ce fait. en pread la res- ponsabilité. L'empereur nomme les fonctionnaires. leur lait préter serment et. le cas échéant. les révoque.

Lé pouvoir législatif de l'empire allemand appartient en commun au Conseil fédéral Unndesrallq et au Parlo— nient impérial (Reichstag); cha ue loi. y compris celle du budget. doit avoir été appreuv e a la majorité des voix dans l'une et l'autre Asseiublée.Les articles de la Consti- tution ui slaluent sur des droits particuliers réservés aux di ercnts Etals ne peuvent être modifiés qu'avec le consentement de l'Etat atteint par ces modifications.

Le Conseil féderal se compose des représentants t.l( a Etats ou villes membres de la Confédération. Les voix sont réparties de la manière suivante : la Prusse en a lî. la Bavière 6. la Saxe 4. le “'urtemberv 4. Bade 3. la Hesse 3. le Mecklembourg—Scbwerin 2. et e BrunsWIck 2. Les autros petits Elats et les trois villes. Hambourg. Lu- beck et Breme. ont chacun 1 voix. Chaque Etat ou ville membre de la Confédération a le droit do nomnicr autant de représentants qu'il a de voix; mais. à la votation. les voix. quel qu'en soit le nombre. qui appartiennent a un Etat. ne comptent que pour une. _

Nul ne peut être ù la fois membre du Reichs et du Conseil fédéral; mais tout membre du Conseil fe eral ,1 lo droit de paraître au Reichstag et d'y être entendu pour détendre les \ues de son gouvernement. L'empereur est tenu d'assurer aux membres du Conseil federal la protec— tion aecordee aux membres du corps diplomatique étran-

er. La préSIdenco du Conseil fédéral et la direction des afi'aires appartiennent de droit au chancelier de l'empire. nommé par l'empereur; le chancelier peut se faire rem- placer par tout autre membre du Conseil fédéral. Les propositions approuvées par le Conseil fédéral sont pro— sentées au Reichstag au nom de l'empereur.

Le Reichstag. élu pour cinq ans au sufi'rage universel et direct. se cenipese de 397 membres. à raison d'un dé- pute par 100.000 hab. et fraction supérieure à 35 000 bah Dans ce ehifi're. la Prusse entre pour 236. Ses séances sont publiques. Pour le dissoudre pendant la periode li - gIsIatIve. une décision du Conseil fédéral. prise avec le consentement de l'empereur. est nécessaire.

L'empire allemand constitue ce qu'un appelle. en droit des gens. un litat composé. c'est-à-dire iormo de lumen plus ou moins complote de plusieurs Etats sous un gou- \ ernement cemniun '. et. dans la catégorie des Etats rom-

osés. il forme un em ire fédéral d uae nature particulière. lllaus l'ancienne Con edératien germanique. le Cui'l s fédé— ral constituait un Etat vivant de sa vin propre. mais chaqun Etat conl‘edéré conseri ait sa pleine souveraineté. avant le droit d'accepter ou de rejeter les résolutions de la Diète fédérale. Au contraire. dans lempiri‘ allemand. le p iua voir fédéral. loin d'étre un fait spécial et distinct pour chaque Etat. appartient à l'un d'eux. la Prusse. lln'v a donc rien de commun entre le ré me fédéral allemand et celui de la Suisse ou des Elats—L‘nis de l'Améri ue du Nord

— \'. ORGANISATION nu ininr. Lai-niée al cmande PSI. commandée par le r0i de Prus -. empereur allemand de-it l'autorité s'exerce par l'IntermédIaire de son cabiaet rn litaire. du ministère de la guerre. du grand état-major. des inspections générales d'ordre technique. pour l'artille- rie a pied. les ingénieurs. pionniers et forteresses. la cavalerie.écoles militaires. etc..et des inspectionsd armée qui sont des groupemeals de corps uarmée places sous la haute surveillance des fulurs i commandant s larme ’ r du temps de guerre.

Le service militaire est obligatoire pour tout Allemand.



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