Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/1127

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L’air est un élément dont la nature est de se répandre partout dans I’espace.

Le ciel est un corps qui enveloppe tout ce qui existe, excepté l’air qui le dépasse encore.

L’âme est ce qui se meut soi-même et la cause du mouvement vital des êtres vivants.

Une force est ce qui agit par soi-même.

La vue est un sens par lequel nous percevons les corps.

L’os est la moelle solidifiée par la chaleur.

L’élément est ce qui compose et décompose les êtres composés.

La vertu est le meilleur des états, une qualité d’un être mortel digne d’éloge par elle-meme, une disposition qui fait appeler bon I’être qui la possède, une juste et égale observation des lois, un ensemble de qualités qui donne au sujet qui en jouit une reputation précieuse, une habitude pratique de I’équité.

La prudence est une force capable de donner par elle-même à I’homme le bonheur, la science du bien et du mal, l’art de discerner ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

La justice est I’accord de l’âme avec elle-même, l’harmonie des diverses parties de l’âme I’une avec I’autre et toutes entre elles, I’habitude de la justice distributive, I’habitude de se diriger toujours vers ce qu’on croit être juste, I’habitude de soumettre sa conduite à la loi, I’habitude de I’égalité commune, I’habitude de se plier au régime des bonnes lois.

La temperance est la moderation de l’âme dans les désirs et les plaisirs auxquels la nature I’a assujettie, I’harmonie et la bonne disposition de l’âme dans les plaisirs et les peines qui sont de sa nature, le tempérament de l’âme entre la servitude et la domination, la libre détermination conforme à la nature, l’état de