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Bertbe, qui l’a mis dans son Recueil, Mss. 896, t. II, f. 90, le dit né à Brissac. — Il était originaire de Croisi-la-Haie (Seine-Inférieure), — et est mort à Nantes, âgé de 68 ans, le 3 messidor an XII.

Pélican (le), ham., Cne de la Pommeraie ; — (le Petit-), cl., Cne de la Pommeraie.

Pélié, f., Cne de St-Quentin-lès-B.

Peligon. — V. Béligan.

Pélion (Yves), docteur-médecin , Angers. 1542. — Son second fils, Anne, est tenu sur les fonts le 24 avril 1555 par Anne de Montmorency, abbesse du Ronceray. — Des lettres du 13 mars 1580 lui conférèrent « l’estat et office de conseiller et médecin du duc d’Anjou ». — Il meurt à sa terre de la Renaudière en Villemoisant le 29 octobre 1583 ; — (Jean), fils du précédent, né à Angers le 21 juillet 1553, y est reçu docteur en la Faculté de médecine, le 20 novembre 1578. Il vivait encore en 1608.

Pelissier, famille de maîtres brodeurs. Angers. — (Jean-Amauld), marié à Jeanne Tranchant le 18 octobre 1667 ; — (Jean), fils du précèdent, né le 18 octobre 1674, marié le 11 novembre 1698 à la fille d’un maître horloger, Claudine Lepelletier ; — (Jean - Baptiste - Claude), fils du précédent, né le 16 février 1706.

Pellé (René), peintre, figure aux assises de la cure de Miré en 1553. — V. Pelé.

Pellegrolle, ham., Cne de Dénezé-près-Doué. — Poillegrolle 1295 (Doué, Anniv., t. I). — Pégrolle (Et.-M.). — Anc. fief et seigneurie dépendant du prieuré de Cunaud et uni au XVIIIe s. au comté de Trèves.

Pellerie (la), f., Cne de Cheffes ; — cl., Cne d’Echemiré ; — f., Cne d’Ecuillé. — La Parerie 1540 (C 105, f. 242).

Pelleriére-Neuve (la), f., Cne de Fougeré.

Pelletier (Hugues), né à Angers le 28 janvier 1729, était chanoine régulier de Ste-Geneviève et depuis quelque temps curé de Sacé au Maine, quand il fut gratifié du prieuré-cure de Beaufort. Il en prit possession le 19 août 1779. Esprit charmant et lettré, de parole facile et qui devenait éloquente dans les grands jours, de mœurs douces et pures, de cœur charitable et distribuant largement aux pauvres les revenus de son opulent bénéfice, il eut vite conquis, de l’aveu même de ses ennemis les plus implacables, l’estime et l’affection de la ville entière. A ce renom de mérite et de vertu se joignit bientôt l’éclat de son dévouement public aux idées nouvelles, qui ralliait à son exemple son clergé presque tout entier. — Le 6 février 1791, après une messe solennelle à St-Maurice d’Angers, célébrée par le curé d’Epiré, Guiller, V. ce nom, les électeurs, au premier tour de scrutin, désignaient pour évêque constitutionnel le prieur-curé de Beaufort. Il avait pris son logement hors ville, chez Joubert-Bonnaire, et y reçut le même jour les félicitations du Conseil municipal. Le lendemain, après le Te Deum, il prêta serment, puis revint prendre congé de ses anciens paroissiens, qui le reçurent au son des cloches « et le complimentèrent les larmes aux yeux », puis partit pour Paris où le 13 mars il recevait la consécration

épiscopale dans l’église de l’oratoire, des mains de Gobel, évêque de Lydda, assisté des évêques de l’Oise et de la Meuse. Il rentra à Angers le 18 mars et fut installé le 20. Le mobilier de l’évêque de Lorry fut acquis en partie par la municipalité, qui mit de plus à la disposition du nouvel évêque quelques fonds pour les aumônes et pour les premières dépenses urgentes. — Mais les difficultés de la situation éclataient. Dès les premiers jours les lettres anonymes, « pleines de saintes injures et menaces de l’autre monde, et, qui pis est, de celui-ci », assaillaient sans relâche le nouveau prélat, « plus attristé », — écrivait- il, — « que surpris ». Sa première Lettre pastorale (Angers, Mame, in-4° de 47 p.) du 20 septembre, pour chanter le Te Deum à l’occasion du retour de Louis XVI, et aussi son Mandement de Carême provoquèrent les pamphlets de Chatizel, V. ce nom, répandus à profusion dans les campagnes. Tout manquait d’ailleurs autour de lui, prêtres et fidèles, et dans le bouleversement de la société vieillie, les idées allaient se précipitant, comme les ruines, dans un désordre exaspéré bientôt par les horreurs de la guerre civile. Ce n’était pas le temps d’essayer l’alliance impossible des rites antiques avec les mystères de la raison pure. Après s’être prêté quelques mois aux conventions de la vie nouvelle et avoir autant que possible confondu son rôle de prélat aux devoirs actifs du citoyen, il se vit absolument dépassé par l’entraînement de l’opinion — et bientôt délaissé. Le 30 septembre 1793 il déposait ses fonctions, — et le 19 novembre suivant faisait « à la Raison, sur l’autel de la Patrie, le sacrifice de tous ses titres, dans la ferme croyance, » — où il se proclamait heureux d’être entré depuis plus de 30 ans, — « que, comme le père du genre humain... n’a fait qu’un seul soleil pour éclairer les yeux du corps. il a cru aussi dans sa sagesse ne devoir donner, pour éclairer les yeux de l’âme et pour règle de nos devoirs, que la seule loi, la seule religion naturelles... » — Il se retira dans un hôtel de la rue des Jacobins, auprès de sa cathédrale, et y mourait après un an à peine de solitude, le 16 germinal an III (jour de Pâques, 5 avril 1795), âgé de 66 ans. Son acte de décès ne le signale par aucun titre. — Le Musée archéologique d’Angers possède son portrait, no 366, — et depuis 1858, sa crosse épiscopale, qui avait servi précédemment au dernier abbé de Chaloché.

Arch. de M.-et-L. Série L. — Grille, Siège d’Angers, p. 63 et La Vendée, t. Ill, p. 186. — Revue de l’Anjou, 1869, p. 310. — Blordier-L., Le Départ. de M.-et-L., t. 1, p. 344. — Affiches d’Ang., 30 novembre 1793. — A frère Hugues Pelletier, invaseur du siège épiscopal d’Angers, Un curé catholique... (in-8° de 434 p., 4794). — Encore un mot à M. Pelletier, évêque intrus (Paris, 4792, la-8° de 28 p.). — D. Piolin, Souvenirs de la Révol. dans l’Ouest, p. 10. — Denais, Hist. de N.-D. de Beaufort, p. 376-378.

Pelletier (Marie de Ste-Euphrasie), fondatrice du généralat du Bon-Pasteur à Angers et première supérieure générale, morte à Angers le 24 avril 1868. — Il a été imprimé une circulaire : A la mémoire de notre très-honorée et regrettée mère... (Lainé, 1868, in-4° de 3 ff., tirée à 375 exempl.), — plus une notice ;