Page:Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale, tome 1.djvu/14

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AVIS DE L’ÉDITEUR.

les opinions et les préjugés des naturels, par un long séjour dans le pays et par une grande connoissance de la langue ou plutôt des langues qu’on y parle, ont, pour s’instruire, des moyens qui manquoient à ceux qui les ont précédés ; et quand ces moyens sont encore fortifiés de ceux que donnent la puissance et la richesse, de ceux qu’on ne tient que du temps, on peut croire que ces hommes ont vu plus, ont vu mieux que les autres.

Cette collection a inspiré en Angleterre un tel intérêt, qu’il est à-peu-près impossible de se procurer aujourd’hui un exemplaire de l’édition originale de Calcutta, et qu’il en a été fait à Londres trois éditions, qui sont presque entièrement épuisées : cependant elles sont fort incorrectes et remplies de fautes importantes ; les gravures sont peu soignées, et ressemblent mal à celles de l’original.

Le texte de cet ouvrage présente par lui-même bien des difficultés pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec les langues orientales : on éprouve, en le lisant, le besoin fréquent de notions que peu de lecteurs sont à portée de se procurer. Il n’appartenoit, je crois, à personne de les réunir toutes ; et le concours de plusieurs hommes profondément versés dans chacune des parties que renferme ce recueil, étoit nécessaire, soit pour en donner une traduction bien fidèle, soit pour la compléter de manière qu’il ne restât rien à desirer à ceux qui veulent s’instruire.