Page:Renan - Histoire des origines du christianisme - 4 Antechrist, Levy, 1873.djvu/482

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on obtient le nombre 666[1]. Nérôn Késar était bien le nom par lequel les chrétiens d’Asie désignaient le monstre ; les monnaies d’Asie portent comme

    Schriften, II, p. 263, note. L’inscription nabatéenne de Hébran qui est de l’an 47, porte קיסר (Vogüé, ibid., p. 100). M. de Vogüé lit à tort קיצר, prolongeant trop la barre verticale, et n’ayant pas, reconnu la différence du samech et du sadé en nabatéen (cf. p. 113-114). Voir Journal Asiatique, juin 1868, p. 538 ; avril-mai 1873, p. 316. note 1 ; Zeitschrift der d. m. G., 1871, p. 431. Pour bien discerner ces deux lettres, étudiez les ץ certains des inscriptions de Bosra et de Salkhat (Vogüé, pl. xiv, nos 4 et 6), et observez que le ץ, lettre purement sémitique, n’est guère employé en syriaque pour transcrire les mois grecs et latins. En palmyrénien (Vogüé, p. 18, 20, 21, 25), en talmudique (voyez Buxtorf), le σ de στρατηγός, στρατιώτης est rendu par ס. L’orthographe arabe قيص est d’une époque où le sadé avait perdu son cachet spécialement indigène. L’omission du י peut paraître singulière au ier siècle ; il est probable que l’auteur l’a supprimé à dessein, afin d’avoir un chiffre symétrique, ἑξακόσιοι ἑξήκοντα ἕξ. Avec le י, il aurait eu 676, ce qui avait moins de physionomie. Dans les écrits talmudiques, Césarée s’écrit quelquefois קסריו (Midrasch Esther, i).

  1.  נ  =  50
     ר  = 200
     י  =   6
     ן  =  50
     ק  = 100
     ס  =  60
     ר  = 200
    ——
    666


    La variante 616 mentionnée par saint Irénée (V, xxx, 1) répond à נרו קסר = Nero Cæsar, forme latine.