Page:Rictus - Les Soliloques du pauvre, 1903, 5e éd.djvu/204

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(Quoi y faut dir’ ? Quoi y faut faire ?
J’ai mêm’ pus la force de pleurer.
J’ sais pas porquoi j’ suis su’ la Terre
Et j’ sais pas porquoi j’ m’en irai !)


À travers l’air, par des persiennes,
N’y vient des voix d’ musiciennes,
Qu’on croirait sortir d’ mon Sensible
Quand j’ vous réclam’ mon essentiel,


Ou ben c’est putôt d’ vos Archanges
Qu’ont p’têt’ perdu leur fleur d’orange
Et qui s’ désol’nt dans l’Invisible
D’avoir été sacqués d’ vot’ ciel !


Oh ! Seigneur, sans vous commander,
V’là qu’ ça m’ reprend, gn’a pas d’offense,
J’ vourais comm’ dans ma p’tite enfance
Coller mon cib su’ deux nénés !