Page:Rictus - Les Soliloques du pauvre, 1903, 5e éd.djvu/89

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— Arr’pos’-toi donc, va... fais un somme,
T’ es pas pressé... tu viens d’ si loin ;
Les purs-sangs qui sont pas des hommes
Roupill’nt ben tout l’ long d’ leur besoin ;


— Dors... laiss’ tout ça s’organiser,
J’ suis la Beauté... j’ suis la Justice,
Et v’là trente ans que tu t’ dévisses,
Qu’ t’ es en marche après mon baiser !


— T’ es ben un galant d’ not’ Époque,
Un d’ nos cochons d’ contemporains
Qu’ ont l’ cœur et la sorbonne en loques
Et n’ savent où donner du groin.


— Ah ! c’ que t’ as pris... non, c’est un rêve !
Et j’ai qu’à voir ton ciboulot
Pour m’ figurer qu’ ta part d’ gâteau
Ne cont’nait sûr’ment pas la fève.