Page:Sapho - Le tutu, mœurs fin de siècle, 1891.djvu/172

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
163
MŒURS FIN DE SIÈCLE


quel je tiendrai la comptabilité de ma graisse. Que voulez-vous, chacun a ses manies !

Dix minutes après, nouveau coup de sonnette. C’était elle. Il la fit entrer avec de grandes précautions, un doigt sur la bouche : « Attention ! Pas de bruit. Il y a du monde à la maison. Je ne voudrais pas que l’on sache… » Et tout haut : « Entrez donc, Messieurs ! »

Elle ne comprenait rien. « Je ne suis pas des messieurs. » — « Tais-toi donc ! » Et il ferma bruyamment la porte du salon.

Un grand silence se fit.

— Que peuvent-ils donc bien se dire, répétait Hermine. Si nous allions écouter à la porte !

Et elles vinrent, à la queue-leu-leu, pour surprendre ce fameux secret. On se chamaillait, dans le salon ; on y pleurait, des sanglots de femme éclataient.

— Mon petit chéri, tu ne l’abandonneras pas, dis ? Vois donc, quel malheur ! Tu sais