Page:Sapho - Le tutu, mœurs fin de siècle, 1891.djvu/197

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LE TUTU


je me suis sûrement trompée, qu’est-ce qu’elle viendrait foutre par ici !

— Il y a longtemps que la pensée de la fécondation de l’arbre par l’homme me poursuit ; je voulais même épouser un végétal, mais ma sainte pourriture de mère, que j’aime à la folie, m’en a détourné. Donc, Messé-Malou n’est pas plus fort que moi. Il n’a pas trouvé le tunnel, lui !

Puis, il ouvrit son petit calepin et y relut le mot « guillotine », écrit un soir qu’il roucoulait aux pieds de mademoiselle Israël.

— Encore une invention qui fera parler de moi ! Nom de Dieu de nom de Dieu ! Quel homme je suis !

En rentrant chez lui, il trouva une lettre du chef de l’État qui l’appelait au plus tôt à l’Élysée. Il y arriva la tête effarée, ne sachant pas ce qu’on lui voulait. Le ministère avait démissionné à la suite d’un vote de défiance de la Chambre, et l’on mandait de Noirof pour