Page:Volterra - Henri Poincaré l'oeuvre scientifique, l'oeuvre philosophique, 1914.djvu/93

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Les premiers exemples que l’on fut tenté d’invoquer, pour se faire une idée de la forme affectée par les courbes intégrales d’une équation différentielle, étaient évidemment fournis par les équations que l’on sait intégrer.

Or, la discussion de celles-ci conduit à des résultats qui se ressemblent tous, à bien peu de chose près. Pour nombre rentre elles, les choses se passent purement et simplement comme dans les courbes de niveau : toutes les courbes intégrales sont fermées. Tous les autres exemples où les calculs peuvent être menés jusqu’au bout rentrent dans deux ou trois catégories où il semble — si l’on veut me permettre ce langage très fantaisiste — que la nature ait peu varié ses effets.

Elle n’a pas, en réalité, l’imagination aussi pauvre. C’est ce que l’on reconnaît dès l’exemple des lignes de pente. Ici on ne peut déjà plus, en général, obtenir l’intégrale élémentairement ; mais il est évident que les lignes en question partent des sommets et aboutissent aux fonds (exception étant faite, toutefois, pour certaines d’entre elles, dites « lignes de faîte », qui aboutissent à un col).

Seulement, il y a, en général, plusieurs fonds et plusieurs sommets, et c’est l’un ou l’autre des fonds qui sert d’arrivée, suivant celle des