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Pauvres fleurs/Le Parfum d’un Album

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Pour les autres éditions de ce texte, voir Le parfum d’un album.

Pauvres fleurs, Dumont éditeur Voir et modifier les données sur Wikidata,  (p. 287-288).



LE PARFUM D’UN ALBUM.


Avant que ce parfum, du temps qui tout consume,
Ait subi l’avide froideur,
Que d’amitiés mourront ! que de vœux, dont l’ardeur
Autour de moi couve et s’allume,
S’éteindront, sans laisser après eux qu’un regret ;
Une larme peut-être essuyée en secret !


Parfum, dont la douceur porte à la rêverie,
Étends-toi sur des jours que je veux retenir ;
Par toi, je plongerai ma mémoire attendrie
Sur eux, quand le présent sera le souvenir !