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Plaidoyers plaisans dans une cause burlesque

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Plaidoyers plaisans dans une cause burlesque.

1743



Plaidoyers plaisans dans une cause burlesque1.
M.DCC.XLIII.
Avec permission. In-8º.

Plaidoyers burlesques.

Messieurs,

Je suis en cette cause pour Gerofflette-Perronelle Minette, veuve de Rominagrobis Mitoulet, ancien syndic de la communauté des Miaulans, chevalier de l’ordre des Gouttières, généralissime de l’armée des Chats, demanderesse, accusatrice ; Contre Boscot Polichinel, marchant de mort-aux-rats, défendeur, accusé.

Ma cause, Messieurs, est d’autant plus importante, qu’il s’agit non seulement de la vie de cette pauvre dame Chatte, ma partie, et de celle de six petits chatons, orphelins, ses enfants, issus du plus noble sang de la race des chats, mais encore de la tranquillité de la France, de l’Europe entière ; que dis-je ? de tout l’Univers, que le malheureux Polichinel a troublé par des crimes effroyables.

Un des plus graves, et qui trouble le plus la société, est qu’il a tué et assassiné, dans cette ville, le jour de Carême prenant de l’année mil sept cent je ne sais combien, le fameux Mitoulet, mari de celle pour qui je parle, le plus fidèle sujet, le plus intelligent et le plus valeureux capitaine qui ait jamais paru dans les armées des chats ; un chat, Messieurs, qui, comme le plus habile politique de la nation chatonne, avoit plusieurs fois été élu pour deputé vers les alliés, quand il s’agissoit d’y négocier quelque affaire importante pour la conservation de sa République, et qui, par surcroît de dignité, avoit passé par toutes les principales charges de la communauté des chats, et exercé, avec un jugement dont il se voit peu d’exemples, la marguillerie dans leurs assemblées nocturnes, je veux dire dans les sabats. Et pour comble de cruauté, et non content d’avoir massacré le mari de celle pour qui je parle, il a encore arraché les ongles de ma partie.

Si l’on mesure la punition du coupable à la qualité de la personne envers laquelle le crime a été commis, après ce que je viens d’avoir l’honneur de produire aux yeux de la Cour, il me paroît douteux qu’on puisse inventer un supplice assez affreux pour cet accusé.

Eh ! quel motif a porté cet infâme meurtrier à massacrer ce héros, ou, pour mieux dire, à désoler cette famille entière ? Vous ne le croiriez pas, Messieurs : le plus vil intérêt. Cet opérateur, cet empirique, en un mot ce marchand de mort-aux-rats, ne s’est porté à cet assassinat que pour mieux parvenir à débiter sa drogue. Le fameux Mitoulet étoit l’ennemi juré des rats ; autant il en trouvoit, autant étoient-ils croqués par sa dent meurtrière. Mitoulet étoit le rempart le plus assuré de cette ville ; il nuisoit par là au commerce et à la réputation de Polichinel. Personne n’étoit curieux d’acheter de la mort-aux-rats : Mitoulet suffisoit pour les détruire.

Voilà, Messieurs, voilà la source et la cause de la haine de Polichinel : il regarda cet illustre défenseur comme son plus mortel ennemi ; Polichinel périssoit si Mitoulet conservoit des jours précieux. Il ne lui en fallut pas davantage pour l’engager à commettre le plus grand de tous les crimes, en portant ses mains hardies sur la personne de Mitoulet.

Eh ! que deviendra la société, s’il est ainsi permis de massacrer ses plus grands bienfaiteurs, et si notre interêt nous engage à donner la mort à tous ceux qui peuvent nous nuire ?

Marchands, puisque la notable race des chats est éteinte, qui mettra désormais vos marchandises à couvert de la morsure des rats ?

Soldats ! qui veillera à la conservation de la bourre et de la mèche de vos mousquetons ?

Et vous, dames si bien parées ! qui les empêchera de ronger vos habits magnifiques, vos blondes, et d’insulter même jusqu’à votre visage, en y léchant le lard dont vous empruntez vos teints fleuris2 et vos grâces artificielles ?

Avocats, procureurs, greffiers, tabellions, huissiers, sergens, en un mot tout ce que la chicane a de plus formidable ! que ne devez-vous pas craindre pour vos papiers ?

Ce n’est là, Messieurs, qu’une légère partie de tous les maux que va causer la mort du fameux Mitoulet.

Au premier bruit de cet assassinat, tous les chats sont accourus. Que de miaulemens ! que de regrets ! que de plaintes ! que de gémissemens ! On perdoit en lui un vaillant capitaine, l’espoir de sa nation, plus grand encore par les rares qualités du cœur et de l’esprit que par ses talens. Lion dans les combats, mais modeste après la victoire ; libéral, désintéressé ; pour tout dire enfin, entièrement dévoué aux intérêts de sa patrie, chacun le pleura comme un ami, un protecteur et un père.

Mais quelle fut la désolation de dame Minette, ma partie ? Bien moins sensible au supplice que ce malheureux lui avoit fait subir qu’à la perte qu’elle venoit de faire, représentez-vous, Messieurs, ce que la douleur a de plus amer, et à peine vous formerez-vous un tableau de sa triste situation.

. . . . . . . . . . . . . . . . Quis, talia fando,
Mirmidonum, Dolopumve, aut duri miles Ulixei,
Temperet a lacrimis !

Il ne revenoit jamais que chargé des dépouilles de ses ennemis ; ses premiers regards se tournoient toujours vers Minette, sa chère épouse ; il lui miauloit amoureusement, il la léchoit avec délectation, il lui faisoit patte de velours. Elle, à son tour, recevoit ce vainqueur dans ses pattes : il confondoit ses lauriers dans les tendres caresses de sa moitié. Peu semblable à ces héros qui se croyent tout permis, Mitoulet étoit fidèle à son épouse. Aux vertus d’un grand chat il joignoit encore celle d’un chat de bien.

Qu’allez-vous devenir, Minette infortunée ? Veuve de cet Hector3, vous allez essuyer le sort de la malheureuse Andromaque : vos fils sont autant d’Astianax qui éprouveront le sort du fils de ce héros troyen. Polichinel est pire pour eux que tous les Grecs ensemble : c’est un Ulisse, un Pyrrhus acharné à leur ruine ; ils ressembleroient à leur père, il les massacrera également.

. . . . . . . . . . . . . . Venez, famille désolée ;
Venez, pauvres enfans devenus orphelins,
Venez faire parler vos esprits enfantins ;
Oüi, Messieurs, vous voyez ici notre misère :
Nous sommes orphelins . . . . .4

Qui ne seroit touché de l’état pitoyable où ils sont réduits !… C’est à vous, Messieurs, à les vanger et leur mère. La mort d’un père et d’un époux crie et demande justice. Faut-il laisser un semblable forfait impuni ? Polichinel mérite les tourmens les plus inouïs. Après ce que je viens d’avoir l’honneur de vous dire, pourroit-il échapper à la rigueur de vos jugemens ? L’intérêt particulier de mes parties, l’intérêt public, tout se lie et se joint contre cet infâme meurtrier pour qu’il subisse la peine due à ses crimes.

Ne croyez pas, en l’épargnant, de laisser un ennemi aux rats : sa drogue n’est que celle d’un opérateur, plus nuisible, plus dangereuse qu’utile ; les fils de Mitoulet, bientôt devenus grands, feront revivre leur père et rendront à l’univers sa tranquillité.

Je conclus, Messieurs, à ce qu’il plaise à la Cour déclarer ledit Polichinel düement atteint et convaincu du meurtre commis en la personne de messire Rominagrobis Mitoulet, et, pour réparation de ce crime, ordonner que son enseigne sera dépendüe et lui y être pendu à la place ; déclarer ses biens acquis et confisqués au profit de la veuve et de ses fils, avec tous dépens, dommages et intérêts, et, en cas de récidive, le condamner aux galères.

Leu et approuvé par moi, censeur pour la police, ce 29 août 1743.

Vu l’approbation, permis d’imprimer. À Paris, ce 2 septembre 1743.

Marville.

Plaidoyer pour Boscot Polichinel, marchand épicier-droguiste, défendeur ;
Contre Gerofflette Perronnelle Minette, veuve de Rominagrobis Mitoulet, demanderesse, accusatrice.

Messieurs,

Je parle ici pour Boscot Polichinel, bourgeois de cette ville, marchand épicier-droguiste, contre Gerofflette Perronnelle Minette, veuve de Rominagrobis Mitoulet, demanderesse, accusatrice.

Le combat qui s’engage entre les parties a de quoi vous surprendre. C’est une chatte qui poursuit la mort de son prétendu mari ; eussiez-vous jamais cru avoir à juger de la destinée d’un chat ? Mais Mitoulet n’étoit pas, ainsi qu’on vous l’a dit, de ces chats ordinaires ; ses vertus et ses talens devoient le distinguer de ceux de son espèce. Des vertus et des talens dans un chat ! Pour moi, j’avois jusque alors vécu dans l’opinion que tout le mérite d’un chat consistoit à croquer une souris ; mais il appartenoit à nos adversaires d’ennoblir de si petites idées.

Quels pleurs cependant n’a pas coûté la mort d’un si noble chat ! Vous avez entendu les miaulemens de notre partie adverse ; on n’a rien oublié pour vous attendrir. Rappellez-vous ces tristes images : une veuve désolée, six petits chatons orphelins, un mari, un père assassiné ! À des traits si frappans, peu s’en faut que je n’aye moi-même versé des larmes ; et quel est le barbare qui n’eût pas pleuré ? Daignez pour un instant calmer des mouvemens si vifs, et accordez-moi une audience favorable.

Quand je ne serois pas aussi persuadé que je suis, Messieurs, de la solidité de vos jugemens, le bon droit du malheureux accusé dont j’embrasse ici la défense me donne une juste confiance que vous voudrez bien vous déclarer hautement protecteurs de son innocence. C’est un misérable disgracié de la nature, à qui elle ne semble avoir refusé tous ses dons extérieurs que pour l’orner plus libéralement du don le plus précieux de tous, je veux dire de celui de l’esprit, qualité qu’il possède au suprême degré et dont il fait un si bon usage, qu’elle ne lui gagne pas moins l’estime de tous ceux qui le voyent et qui l’entendent que son triste état leur fait de compassion.

Ce Polichinel, Messieurs, né de parens obscurs et pauvres, n’a reçu d’eux qu’une éducation convenable à leur triste état ; mais son heureux génie, et plus encore sa probité, l’ont toujours soutenu jusques aujourd’huy, sans que jamais la pauvreté l’ait porté à quelque mauvais coup, ainsi que notre partie adverse a l’audace de nous le reprocher.

Je ne nierai point cependant, Messieurs, qu’il n’ait tué Rominagrobis Mitoulet, ce chat si vanté et peint par nos adversaires d’un si ridicule pinceau. Oui, il l’a tué ; mais jamais attentat mérita-t-il mieux un pareil châtiment ? Aux belles qualités qu’on lui a si libéralement attribué, on eût dû ajouter la perfidie et l’ingratitude dont il s’est si souvent noirci envers celui pour qui je parle. Ces vertus eussent encore rehaussé son tableau. Ma partie ne l’a que trop longtemps gardé chez lui : il étoit depuis deux ans l’objet de son amitié, et les artificieuses caresses de ce traître animal avoient sçu si bien gagner son cœur, que, quelque dure que fût sa pauvreté, Mitoulet (grâce à la vigilance et aux soins de son maître) ne s’en étoit presque jamais senti ; mais tel est le caractère d’un traître, que rien ne peut jamais mériter sa reconnoissance.

Un soir que Polichinel, accablé d’inanition et d’inquiétude, étoit assis au coin de son feu, plus triste de n’avoir rien pour le souper de Mitoulet que pour le sien propre, ce scélérat, que dis-je ? ce trop digne chat, ne pouvant plus long-temps se retenir, s’élance avec furie sur Polichinel ; il eût sans doute ajouté à toutes les belles actions qu’on vous a décrites celle d’étrangler son maître, si Polichinel, dans ce danger, n’eût eu la présence d’esprit de prendre son sabot et d’en casser la tête de cet ingrat animal, qui ne payoit tous les bons traitemens de son maître que par la plus noire de toutes les perfidies.

Vous voyez bien, Messieurs, par ce récit aussi vrai que touchant :

Premièrement, que Polichinel, en tuant le traître Mitoulet, ne l’a puni que comme il le méritoit ;

Secondement, que les tourmens les plus affreux n’auroient pu effacer la noirceur de son crime.

Troisièmement, qu’un scélérat capable d’une telle trahison n’avoit été que trop long-temps comblé de caresses par Polichinel ;

Quatrièmement, enfin, que l’aversion que quantité de gens ont pour cette maudite engeance est on ne peut mieux fondée, puisque nous ne voyons que trop tous les jours une infinité d’exemples de leur monstrueuse malice. Je vous en retracerois la mémoire, si je ne craignois d’entrer dans un détail d’autant plus inutile, sans doute, que vous n’en ignorez pas les tragiques avantures. Voilà cependant quel est le premier crime dont on ose nous accuser ? On transforme en forfait une action de justice de la part de Polichinel ! Devoit-il donc se laisser étrangler ? devoit-il, pour conserver les jours d’un chat si respectable, s’abandonner au meurtre et à la trahison ?

Nos ennemis, Messieurs, ne se sont pas contentés de nous accuser de ce prétendu crime : à la médisance ils ont joint la calomnie. Polichinel, disent-ils encore effrontément, a arraché les ongles de cette veuve. Quelle perte, en effet, que les ongles de cette chatte ! Si je voulois pour un moment me prêter à toute son illusion, je vous dirois que sans ongles elle en sera plus traitable et plus retenüe ; ses ongles ne repousseront que trop tôt, et lui rendront toute sa férocité. Eh ! connoît-on Polichinel, pour le croire coupable de cette action ?

Non, Messieurs, Polichinel n’a jamais fait le mal de dessein prémédité. Je pourrois, pour prouver ce que j’avance, emprunter la voix de tous ceux qui le connoissent, et pas un d’eux ne me contrediroit ; mais, pour démontrer invinciblement ce que j’ai l’honneur de vous exposer, j’aurai seulement recours à la base fondamentale de toutes les accusations qui se font juridiquement :

Quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando ;

et par là je vous ferai voir combien cette accusation est mal fondée.

Cette Perronnelle Minette demeuroit chez un voisin de Polichinel, sur le même pallier, et, en digne veuve de Mitoulet, elle ne lui céda jamais en aucune de ses belles qualités. Le peu d’intelligence qui avoit été entre ce beau couple n’affligea pas extrêmement la survivante, et six petits chatons, fruits de leur mariage, et par conséquent héritiers de la méchanceté de leurs parens, devinrent bientôt les objets de sa haine et de son aversion. Comme Polichinel ne connut jamais la vengeance, il oublia bientôt l’attentat de son mari, la reçut volontiers chez lui et ne lui témoigna aucun ressentiment.

Un jour de fête solemnelle dans toutes les cuisines, je veux dire un jour de mardi-gras, le pauvre Polichinel faisoit boüillir son pot (chose qui ne lui arrive pas souvent). Cette bête affamée entra furtivement chez lui, attirée par l’odeur de la cuisine ; elle voulut, aussi bête que gourmande, pêcher la viande dans le pot qui boüilloit ; mais sa gourmandise lui coûta cher : ses griffes s’y dessolèrent et y restèrent pour preuve de sa gloutonnerie. À ses miaulemens, Polichinel, occupé à autre chose, se retourna, et, par une douceur qu’on voit rarement en semblable occasion, se contenta de la mettre dehors de chez lui.

Après cela, Messieurs, elle osera porter l’audace et l’effronterie jusqu’à paroître en ce lieu en qualité d’accusatrice, lorsqu’elle y devroit elle-même redouter la rigueur de vos jugemens ! assurément il faut être de la dernière des impudences pour faire un pareil coup. Mais il est aisé de voir ce qui l’a portée à cette extrémité : elle s’est imaginé, jugeant de Polichinel par elle-même, qu’il alloit sans doute la poursuivre criminellement ; et, pour éluder le châtiment qu’elle méritoit, elle est venüe l’attaquer la première. N’est-ce pas là le comble de la méchanceté, et un pareil monstre d’iniquité devroit-il encore voir le jour ? Elle accuse Polichinel d’avoir tué son mari. Ah ! connut-elle jamais les liens conjugaux, pour être sensible à leur rupture ? Bien plus, elle l’accuse de lui avoir arraché les ongles… Ne faut-il pas être bien hardie pour oser seulement parler de ce qui la devroit couvrir de honte, si elle en étoit capable ? A-t-on jamais fait un crime à un homme de gagner légitimement sa vie ? Non, assurément. C’est cependant, Messieurs, ce qu’elle prétend faire. Polichinel fait un petit négoce d’épicerie, dont le gain est aussi modique que légitime. Parmi plusieurs drogues, il vend de la mort-aux-rats, qui en fait partie. Elle ne laisse pas de lui en faire un crime, quoiqu’il me seroit aisé, si je voulois, de prouver que cette drogue est plus commode et plus propre que les chats pour se défaire des rats et des souris. Sans entamer cette question, je finis en deux mots, Messieurs, par vous supplier d’examiner quelle est l’accusation et quel est l’accusé. Ces deux considérations, jointes à ce que je viens d’avoir l’honneur de vous dire, me font espérer que vous voudrez bien, en terrassant les méchans, faire triompher l’innocence. Par ces raisons,

Je conclus, Messieurs, à ce qu’il vous plaise confirmer Polichinel dans le droit de vendre et débiter de la mort-aux-rats, le déclarer induement accusé du meurtre commis en la personne de Mitoulet, condamner Minette, sa veuve, à lui faire réparation d’honneur authentique, dont sera dressé acte et déposé au greffe ; la condamner, elle et toute sa race, au bannissement perpétuel, avec tous dépens, dommages et intérêts.

Jugement.

Parties ouies, nous avons ordonné que l’action de ladite Perronnelle Minette sursoira jusqu’à sa qualité certaine, ses enfans étant mineurs, et n’ayant point fait apparoir d’acte de délibération de parens par lequel elle eût été nommée tutrice à iceux, et cependant provisoirement défend à Polichinel d’user du métier de droguiste, même de vendre aucunes drogues, pour quelque cause que ce soit, sans qu’il justifie de sa lettre de maîtrise, dépens reservés.

Lû et approuvé par moi, censeur pour la police, ce 29 aoust 1743.

Vu l’approbation, permis d’imprimer. À Paris, ce 2 septembre 1743.

Marville.

Registré sur le livre de la communauté des libraires-imprimeurs de Paris, nº 2199, conformément aux règlemens, et notamment à l’arrêt de la cour du parlement du 3 décembre 1705. À Paris, ce 13 septembre 1743. — Signé Saugrain, syndic.



1. C’est une facétie sans doute inspirée par celle de Moncrif, Histoire des chats, etc., dont le succès étoit très grand alors. Quelques détails nous donneroient toutefois à croire qu’elle devança peut-être l’ouvrage de Moncrif, et qu’une première édition, antérieure à celle que nous reproduisons ici, pourroit bien remonter au XVIIe siècle. Alors il faudroit y voir une imitation des plaidoyers de l’Intimé et de Petit-Jean, pour et contre le chien Ciron, dans les Plaideurs.

2. Le Gorgibus des Précieuses ridicules reproche à ses filles la grande quantité de lard dont elles faisoient un usage pareil ; et un siècle après, on le sait, le maréchal de Richelieu demandoit au même procédé les apparences de son éternelle jeunesse.

3. Voyez l’Iliade d’Homère. (Note de l’auteur.)

4. Les Plaideurs, acte III, scène avant-dernière.