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Poème de l’amour/47

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XLVII


Puisque je ne puis pas savoir
Ce que tu penses, je t’écoute ;
Ta voix en vain peut se mouvoir,
Je poursuis mon songe et mon doute.

Tu m’étonnes en étant toi,
En ayant ton élan, ta vie ;
Je me sens toujours desservie
Par ce que tu prétends ou crois.

— Mais quelquefois, dans le silence,
Je sens, comme une calme chance,
Se révéler notre unité,
Et j’entends les mots que tu penses
Et que je n’ai pas écoutés…