Poésies (Mallarmé, 1914, 8e éd.)/« Rien, au réveil, que vous n’ayez »

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
PoésiesNouvelle Revue française (p. 112).




RONDELS


I


Rien au réveil que vous n’ayez
Envisagé de quelque moue
Pire si le rire secoue
Votre aile sur les oreillers

Indifféremment sommeillez
Sans crainte qu’une haleine avoue
Rien au réveil que vous n’ayez
Envisagé de quelque moue

Tous les rêves émerveillés
Quand cette beauté les déjoue
Ne produisent fleur sur la joue
Dans l’œil diamants impayés
Rien au réveil que vous n’ayez