Poésies (Mallarmé, 1914, 8e éd.)/Éventail

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PoésiesNouvelle Revue française (pp. 91-92).




ÉVENTAIL



de Madame Mallarmé



Avec comme pour langage
Rien qu’un battement aux cieux
Le futur vers se dégage
Du logis très précieux

Aile tout bas la courrière
Cet éventail si c’est lui
Le même par qui derrière
Toi quelque miroir a lui


Limpide (où va redescendre
Pourchassée en chaque grain
Un peu d’invisible cendre
Seule à me rendre chagrin)

Toujours tel il apparaisse
Entre tes mains sans paresse.