Poésies de Catulle/28

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Traduction par Charles Héguin de Guerle.
Panckoucke (p. 43-45).

XXVIII.

À VERANNIUS ET À FABULLUS.


Compagnons de Pison, dont la triste cohorte revient légère d’argent et de bagage, bon Verannius, et toi mon cher Fabullus, où en êtes-vous ? Ce vaurien vous a-t-il assez fait endurer le froid et la faim ? Quel gain avez-vous inscrit sur vos tablettes ? — votre dépense ? C’est ce qui m’arriva aussi, lorsque je suivis mon fripon de préteur ; je n’eus à porter en recette que l’argent que j’avais donné. Ô Memmius ! comme tu t’es joué de moi, comme tu m’as fait à loisir servir de victime à ton avarice ! D’après ce que je vois, tel a été votre sort, mes amis ; vous avez été comme moi en butte aux plus indignes traitements. Attachez-vous donc maintenant à de puissans amis ! Et vous, Pison, Memmius, opprobres du nom romain, puissent les dieux vous envoyer tous les maux que vous méritez !