Poésies de Catulle/46

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Traduction par Charles Héguin de Guerle.
Panckoucke (p. 69-71).

XLVI.

LE RETOUR DU PRINTEMPS.


Déjà le printemps nous ramène les tièdes chaleurs ; déjà le doux souffle des zéphyrs fait taire les vents fougueux de l’équinoxe. Catulle, quittons, il en est temps, les champs de la Phrygie et les fertiles plaines de la brûlante Nicée ; volons vers les villes célèbres de l’Asie. Déjà mon esprit, impatient du repos, brûle d’errer en liberté ; déjà mes pieds s’apprêtent à commencer gaîment le voyage. Adieu donc, ô mes amis, nos douces réunions, adieu ; divers chemins vont ramener chacun de nous dans ses foyers, dont une longue distance le séparait.