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Poésies de Catulle/9

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Traduction par Charles Héguin de Guerle.
Panckoucke (p. 15).

IX.

À VERANNIUS.


Verannius, ô le premier, le plus cher de mes nombreux amis, te voilà donc enfin rendu à tes dieux domestiques, à tes frères qui te confondent dans un même amour, à ta vieille mère ! te voilà donc de retour ! Pour moi, quelle heureuse nouvelle ! Je vais te revoir échappé aux dangers, je vais écouter ces récits où, selon ta coutume, tu nous peindras les contrées de l’Espagne, ses hauts faits, ses peuples divers. Penché sur ton cou, je baiserai tes yeux, je baiserai ta bouche. Ô vous, les plus heureux des mortels, en est-il un seul parmi vous plus joyeux, plus heureux que moi ?