Première épître aux Corinthiens - Crampon

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Première épître aux Corinthiens
Version Chanoine Crampon - 1923


Note de Wikisource


Ce texte de la Bible dans la traduction d’Augustin Crampon, édition révisée de 1923, comporte quelques déviations et inexactitudes. Il est remplacé par un texte dont la conformité à l’édition papier a été contrôlée, et le lecteur est invité à s’y référer : Bible Crampon 1923.


Chapitre 1[modifier]

  1. Paul, apôtre de Jésus-Christ appelé par la volonté de Dieu, et Sosthène, son frère,
  2. à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, aux fidèles sanctifiés en Jésus-Christ, saints par vocation, et à tous ceux qui invoquent, en quelque lieu que ce soit, le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre :
  3. grâce et paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !
  4. Je rends à mon Dieu de continuelles actions de grâces à votre sujet, pour la grâce de Dieu qui vous a été faite en Jésus-Christ.
  5. Car par votre union avec lui, vous avez été comblés de toute sorte de richesses, en toute parole et en toute connaissance,
  6. le témoignage du Christ ayant été solidement établi parmi vous,
  7. de sorte que vous ne le cédez à personne en aucun don de grâce, attendant avec confiance la révélation de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
  8. Il vous affermira aussi jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables, au jour de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
  9. Il est fidèle, le Dieu qui vous a appelés à la communion de son Fils Jésus-Christ, Notre-Seigneur.
  10. Je vous exhorte, frères, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à avoir tous un même langage ; qu’il n’y ait point de scission parmi vous, mais soyez parfaitement unis dans un même esprit, et un même sentiment.
  11. Car il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, par les gens de Chloé, qu’il y a des disputes parmi vous.
  12. Je veux dire que tel d’entre vous dit : " Moi, je suis à Paul ! — tel autre : et moi, à Apollos ! — et moi à Céphas ! — et moi, au Christ ! "
  13. Le Christ est-il divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?
  14. Je rends grâces à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, si ce n’est Crispus et Gaïus,
  15. afin que personne ne puisse dire qu’il a été baptisé en mon nom.
  16. J’ai encore baptisé la famille de Stéphanas ; du reste, je ne sache pas que j’ai baptisé personne d’autre.
  17. Ce n’est pas pour baptiser que le Christ m’a envoyé, c’est pour prêcher l’Évangile, non point par la sagesse du discours, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine.
  18. En effet, la doctrine de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une force divine.
  19. Car il est écrit : " Je détruirai la sagesse des sages, et j’anéantirai la science des savants. "
  20. Où est le sage ? où est le docteur ? où est le disputeur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde ?
  21. Car le monde, avec sa sagesse, n’ayant pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication.
  22. Les Juifs exigent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse ;
  23. nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Gentils,
  24. mais pour ceux qui sont appelés, soit Juifs, soit Grecs, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
  25. Car ce qui serait folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et ce qui serait faiblesse de Dieu est plus fort que la force des hommes.
  26. Considérez en effet votre vocation, mes frères ; il n’y a parmi vous ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles.
  27. Mais ce que le monde tient pour insensé, c’est ce que Dieu a choisi pour confondre les sages ; et ce que le monde tient pour rien, c’est ce que Dieu a choisi pour confondre les forts ;
  28. et Dieu a choisi ce qui dans le monde est sans considération et sans puissance, ce qui n’est rien, pour réduire au néant ce qui est,
  29. afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu.
  30. Or c’est par lui que vous êtes dans le Christ-Jésus, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, et justice, et sanctification, et rédemption,
  31. afin que, selon le mot de l’Écriture, " celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. "

Chapitre 2[modifier]

  1. Moi aussi, mes frères, lorsque je suis venu chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis venu vous annoncer le témoignage de Dieu.
  2. Car je n’ai pas jugé que je dusse savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.
  3. Mais c’est dans la faiblesse, dans la crainte, et dans un grand tremblement que je me suis présenté chez vous ;
  4. et ma parole et ma prédication n’avaient rien du langage persuasif de la sagesse, mais l’Esprit-Saint et la force de Dieu en démontraient la vérité :
  5. afin que votre foi repose, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
  6. Pourtant il est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas celle de ce siècle, ni des princes de ce siècle, dont le règne va finir.
  7. Nous prêchons une sagesse de Dieu mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre glorification.
  8. Cette sagesse, nul des princes de ce siècle ne l’a connue ; — car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire.
  9. Mais ce sont, comme il est écrit, " des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, — des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. "
  10. C’est à nous que Dieu les a révélées par son Esprit ; car l’Esprit pénètre tout, même les profondeurs de Dieu.
  11. Car qui d’entre les hommes connaît ce qui se passe dans l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu.
  12. Pour nous, nous avons reçu non l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce.
  13. Et nous en parlons, non avec des paroles qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec celles qu’enseigne l’Esprit, en exprimant les choses spirituelles par un langage spirituel.
  14. Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est par l’Esprit qu’on en juge.
  15. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne.
  16. Car " qui a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir l’instruire ? " Mais nous, nous avons la pensée du Christ.

Chapitre 3[modifier]

  1. Moi-même, mes frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à de petits enfants dans le Christ.
  2. Je vous ai donné du lait à boire, non de la nourriture solide, car vous n’en étiez pas capables, et vous ne l’êtes pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels.
  3. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ?
  4. Quand l’un dit : Moi je suis à Paul ! et un autre : Moi, je suis à Apollos ! n’êtes-vous pas des hommes ?
  5. Qu’est-ce donc qu’Apollos ? et qu’est-ce que Paul ? Des ministres par le moyen desquels vous avez cru, selon ce que le Seigneur a donné à chacun.
  6. Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais Dieu a fait croître.
  7. Ainsi ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose ; mais Dieu, qui fait croître.
  8. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux ; et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail.
  9. Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.
  10. Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai, comme un sage architecte, posé le fondement, et un autre bâtit dessus. Seulement que chacun prenne garde comment il bâtit dessus.
  11. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui est déjà posé, savoir Jésus-Christ.
  12. Si l’on bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume,
  13. l’ouvrage de chacun sera manifesté ; car le jour du Seigneur le fera connaître, parce qu’il va se révéler dans le feu, et le feu même éprouvera ce qu’est l’ouvrage de chacun.
  14. Si l’ouvrage que l’on aura bâti dessus subsiste, on recevra une récompense ;
  15. si l’ouvrage de quelqu’un est consumé, il perdra sa récompense ; lui pourtant sera sauvé, mais comme au travers du feu.
  16. Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
  17. Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes vous-mêmes.
  18. Que nul ne s’abuse soi-même. Si quelqu’un parmi vous pense être sage dans ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage.
  19. En effet, la sagesse de ce monde est folie devant Dieu ; car il est écrit : " Je prendrai les sages dans leurs ruses. "
  20. Et encore : " Le Seigneur connaît les pensées des sages, il sait qu’elles sont vaines. "
  21. Que personne donc ne mette sa gloire dans les hommes ; car tout est à vous,
  22. et Paul, et Apollos, et Céphas, et le monde, et la vie, et la mort, et les choses présentes, et les choses à venir.
  23. Tout est à vous, mais vous vous êtes au Christ, et Christ est à Dieu.

Chapitre 4[modifier]

  1. Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs du Christ et des dispensateurs des mystères de Dieu.
  2. Eh bien ! ce que l’on cherche dans les dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle.
  3. Pour moi, il m’importe fort peu d’être jugé par vous ou par un tribunal humain ; je ne me juge pas moi-même ;
  4. car, quoique je ne me sente coupable de rien, je ne suis pas pour cela justifié : mon juge, c’est le Seigneur.
  5. C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps jusqu’à ce que vienne le Seigneur : il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres et manifestera les desseins des cœurs, et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui est due.
  6. Ce que je viens de dire d’Apollos et de moi, n’est qu’une forme que j’ai prise à cause de vous, frères, afin que vous appreniez en nos personnes à ne pas aller au delà de ce qui est écrit, ne vous enflant pas d’orgueil en faveur de l’un contre l’autre.
  7. Car qui est-ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu ne l’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ?
  8. Déjà vous êtes rassasiés ! Déjà vous êtes riches ! Sans nous, vous êtes rois ! Dieu veuille que vous le soyez en effet, afin que nous aussi nous régnions avec vous !
  9. Car il semble que Dieu nous ait fait paraître, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
  10. Nous, nous sommes insensés à cause du Christ, et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts ; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris !
  11. A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes meurtris de coups, nous n’avons ni feu ni lieu,
  12. et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; maudits, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ;
  13. calomniés, nous supplions ; nous sommes jusqu’à présent comme des balayures du monde, le rebut des hommes.
  14. Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés.
  15. Car, eussiez-vous dix mille maîtres dans le Christ, vous n’avez pas cependant plusieurs pères, puisque c’est moi qui vous ai engendrés en Jésus-Christ par l’Évangile.
  16. Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs, (comme je le suis du Christ).
  17. C’est pour cela que je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous rappellera quelles sont mes voies en Jésus-Christ, de quelle manière j’enseigne partout, dans toutes les Églises.
  18. Quelques-uns, présumant que je n’irais plus chez vous, se sont enflés d’orgueil.
  19. Mais j’irai bientôt chez vous, s’il plaît au Seigneur, et je prendrai connaissance non des paroles de ceux qui se sont enflés, mais de ce qu’ils peuvent faire.
  20. Car le royaume de Dieu consiste, non en paroles, mais en œuvres.
  21. Que voulez-vous ? Que j’aille chez vous avec la verge, ou avec amour et dans un esprit de douceur ?

Chapitre 5[modifier]

  1. On n’entend parler que d’une impudicité commise parmi vous, et d’une impudicité telle qu’il ne s’en rencontre pas de semblable même chez les païens ; c’est au point que quelqu’un a la femme de son père.
  2. Et vous êtes enflés d’orgueil ! Et vous n’avez pas été plutôt dans le deuil, afin que celui qui a commis un tel acte fût retranché du milieu de vous !
  3. Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel attentat :
  4. Au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, vous tous réunis et moi en esprit au milieu de vous, avec la puissance de Notre-Seigneur Jésus,
  5. qu’un tel homme soit livré à Satan pour la mort de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus. —
  6. Vous avez tort de vous tant glorifier ! Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ?
  7. Purifiez-vous du vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, comme aussi vous êtes des azymes ; car notre Pâque, le Christ, a été immolé.
  8. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain ni avec un levain de malice et de perversité, mais avec les azymes de la pureté et de la vérité.
  9. Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir de relations avec les impudiques :
  10. non pas absolument avec les impudiques de ce monde, ou avec les hommes cupides et rapaces, ou avec les idolâtres ; autrement il vous faudrait sortir du monde.
  11. J’ai simplement voulu vous dire de n’avoir point de relations avec un homme qui, portant le nom de frère, est impudique ou cupide, ou idolâtre, ou médisant, ou ivrogne, ou rapace, de ne pas même manger avec un tel homme.
  12. Car est-ce à moi de juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans qu’il vous appartient de juger ?
  13. Ceux du dehors, c’est Dieu qui les juge. Retranchez le méchant du milieu de vous.

Chapitre 6[modifier]

  1. Quoi ! il y en a parmi vous qui, ayant un différend avec un autre, osent aller en jugement devant les injustes, et non devant les saints !
  2. Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? Et si c’est par vous que le monde doit être jugé, êtes-vous indignes de rendre des jugements de moindre importance ?
  3. Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? Pourquoi pas, à plus forte raison, les affaires de cette vie ?
  4. Quand donc vous avez des jugements à faire rendre sur les affaires de cette vie, établissez pour les juger ceux qui sont les moins considérés dans l’Église !
  5. Je le dis à votre honte : ainsi il n’y a pas un homme sage parmi vous, pas un seul qui puisse se prononcer entre ses frères !
  6. Mais un frère est en procès avec un frère, et cela devant des infidèles !
  7. C’est déjà certes un défaut pour vous que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt quelque injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ?
  8. Mais c’est vous-mêmes qui commettez l’injustice et qui dépouillez les autres et ce sont vos frères !
  9. Ne savez-vous pas que les injustes ne posséderont point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez point : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes,
  10. ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les rapaces ne posséderont le royaume de Dieu.
  11. Voilà pourtant ce que vous étiez, du moins quelques-uns d’entre vous ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu.
  12. Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais moi, je ne me laisserai dominer par quoi que ce soit.
  13. Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments, et Dieu détruira l’un comme les autres. Mais le corps n’est pas pour l’impudicité ; il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps.
  14. Et Dieu qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance.
  15. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Prendrai-je donc les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Loin de là !
  16. Ne savez-vous pas que celui qui s’unit à la prostituée est un seul corps avec elle ? Car, dit l’Écriture, " Ils seront les deux en une seule chair. "
  17. Au contraire celui qui s’unit au Seigneur est un seul esprit avec lui.
  18. Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps.
  19. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous n’êtes plus à vous-mêmes ?
  20. Car vous avez été rachetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps.

Chapitre 7[modifier]

  1. Quant aux points sur lesquels vous m’avez écrit, je vous dirai qu’il est bon pour l’homme de ne pas toucher de femme.
  2. Toutefois, pour éviter toute impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari.
  3. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari.
  4. La femme n’a pas puissance sur son propre corps, mais le mari ; pareillement le mari n’a pas puissance sur son propre corps, mais la femme.
  5. Ne vous soustrayez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis remettez-vous ensemble, de peur que Satan ne vous tente par suite de votre incontinence.
  6. Je dis cela par condescendance, je n’en fais pas un ordre.
  7. Je voudrais, au contraire, que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre.
  8. A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi-même.
  9. Mais s’ils ne peuvent se contenir, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.
  10. Quant aux personnes mariées, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari ; —
  11. si elle en est séparée, qu’elle reste sans se remarier ou qu’elle se réconcilie avec son mari ; pareillement, que le mari ne répudie point sa femme.
  12. Aux autres, je dis, moi, non le Seigneur : Si quelque frère a une femme qui n’a pas la foi, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la renvoie point ;
  13. et si une femme a un mari qui n’a pas la foi, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne renvoie point son mari.
  14. Car le mari infidèle est sanctifié par la femme, et la femme infidèle est sanctifiée par le mari ; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints.
  15. Si l’incrédule se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas asservis dans ces conditions. Dieu nous a appelés dans la paix.
  16. Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?
  17. Seulement, que chacun se conduise selon la position que le Seigneur lui a assignée, et selon que Dieu l’a appelé ; c’est la règle que j’établis dans toutes les Églises.
  18. Quelqu’un a-t-il été appelé étant circoncis, qu’il ne dissimule pas sa circoncision ; quelqu’un a-t-il été appelé étant incirconcis, qu’il ne se fasse pas circoncire.
  19. La circoncision n’est rien, l’incirconcision n’est rien ; ce qui est tout, c’est l’observation des commandements de Dieu.
  20. Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé.
  21. As-tu été appelé étant esclave, ne t’en mets point en peine ; mais alors même que tu pourrais devenir libre, mets plutôt ton appel à profit.
  22. Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ.
  23. Vous avez été achetés un grand prix ; ne vous rendez pas esclaves des hommes.
  24. Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé.
  25. Pour ce qui est des vierges, je n’ai pas de commandement du Seigneur ; mais je donne un conseil, comme ayant reçu du Seigneur la grâce d’être fidèle.
  26. Je pense donc à cause des difficultés présentes, qu’il est bon à un homme d’être ainsi.
  27. — Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien ; n’es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas de femme.
  28. Si pourtant tu t’es marié, tu n’as pas péché ; et si la vierge s’est mariée, elle n’a pas péché ; mais ces personnes auront des afflictions dans la chair, et moi je voudrais vous les épargner.
  29. Mais voici ce que je dis, frères : le temps s’est fait court ; il faut donc que ceux qui ont des femmes soient comme n’en ayant pas,
  30. ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, ceux qui achètent comme ne possédant pas,
  31. et ceux qui usent du monde comme n’en usant pas ; car elle passe, la figure de ce monde.
  32. Or je voudrais que vous fussiez sans préoccupation. Celui qui n’est pas marié a souci des choses du Seigneur, il cherche à plaire au Seigneur ;
  33. celui qui est marié a souci des choses du monde, il cherche à plaire à sa femme,
  34. et il est partagé. De même la femme, celle qui n’a pas de mari, et la vierge, ont souci des choses du Seigneur, afin d’être saintes de corps et d’esprit ; mais celle qui est mariée a souci des choses du monde, elle cherche à plaire à son mari.
  35. Je dis cela dans votre intérêt, non pour jeter sur vous le filet, mais en vue de ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans tiraillements.
  36. Si quelqu’un juge qu’il exposerait sa fille au déshonneur, si elle passait la fleur de l’âge, et qu’il est de son devoir de la marier, qu’il fasse comme il veut, il ne pèche point ; qu’elle se marie.
  37. Mais celui qui, sans y être forcé, étant maître de faire ce qu’il veut, a mis dans son cœur une ferme résolution, et à décidé de garder sa fille vierge, celui-là fait bien.
  38. Ainsi celui qui marie sa fille fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux.
  39. La femme est liée aussi longtemps que vit son mari ; si le mari vient à mourir, elle est libre de se remarier à qui elle voudra ; seulement que ce soit dans le Seigneur.
  40. Elle est plus heureuse, néanmoins, si elle demeure comme elle est : c’est mon avis ; et je crois avoir, moi aussi, l’Esprit de Dieu.

Chapitre 8[modifier]

  1. Pour ce qui est des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons, car nous sommes tous éclairés… — La science enfle, tandis que la charité édifie.
  2. Si quelqu’un présume de sa science, il n’a encore rien connu comme on doit le connaître.
  3. Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. —
  4. Pour ce qui est donc de manger des viandes immolées aux idoles, nous savons qu’une idole n’est rien dans le monde et qu’il n’y a de Dieu, qu’un seul.
  5. Car s’il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, — il y a de la sorte beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs, —
  6. pour nous néanmoins, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.
  7. Mais tous n’ont pas cette connaissance. Quelques-uns, conservant encore leur ancienne manière d’envisager l’idole, mangent de ces viandes comme ayant été immolées à une idole, et leur conscience, qui est faible, se trouve souillée.
  8. Un aliment n’est pas chose qui nous recommande à Dieu ; si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus ; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins.
  9. Toutefois prenez garde que cette liberté dont vous jouissez ne devienne une occasion de chute pour les faibles.
  10. Car si quelqu’un te voit, toi qui es un homme éclairé, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes immolées aux idoles ?
  11. Et ainsi se perd le faible par ta science, ce frère pour lequel le Christ est mort !
  12. En péchant de la sorte contre vos frères, et en violentant leur conscience encore faible, vous péchez contre le Christ.
  13. C’est pourquoi, si un aliment est une occasion de chute pour mon frère, je me passerai éternellement de viande, afin de ne pas être pour lui une occasion de chute.

Chapitre 9[modifier]

  1. Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon ouvrage dans le Seigneur ?
  2. Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous, car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.
  3. Voilà ma réponse à mes détracteurs.
  4. N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ?
  5. N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur, comme font les autres Apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ?
  6. Ou bien sommes-nous les seuls, Barnabé et moi, qui n’ayons pas le droit de ne point travailler ?
  7. Qui a jamais porté les armes à ses propres frais ? Qui est-ce qui plante une vigne pour n’en pas manger le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, sans se nourrir de son lait ?
  8. Est-ce selon l’homme que je dis ces choses, et la Loi ne les dit-elle pas aussi ?
  9. Car il est écrit dans la loi de Moïse : " Tu ne muselleras pas la bouche du bœuf qui foule le grain. " Dieu se met-il en peine des bœufs ?
  10. N’est-ce pas absolument à cause de nous qu’il parle ainsi ? Oui, c’est à cause de nous que cela a été écrit ; celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain doit le fouler dans l’espérance d’y avoir part.
  11. Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une si grosse affaire que nous moissonnions de vos biens matériels ?
  12. Si d’autres usent de ce droit sur vous, pourquoi pas plutôt nous-mêmes ! Cependant nous n’avons pas usé de ce droit ; mais nous supportons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile du Christ.
  13. Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées vivent du temple, et que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ?
  14. De même aussi le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile.
  15. Pour moi, je n’ai fait valoir aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur que j’écris ceci : il me vaudrait mieux mourir que de me laisser enlever ce titre de gloire.
  16. Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi une gloire, c’est une obligation qui m’incombe, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile !
  17. Si je le faisais de mon propre gré, je mériterais une récompense ; mais je le fais par ordre, alors c’est une charge qui m’est confiée.
  18. Quelle est donc ma récompense ? C’est que prêchant l’Évangile je l’offre gratuitement, sans user de mon droit de prédicateur de l’Évangile.
  19. Car, quoique libre à l’égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous, afin d’en gagner un plus grand nombre.
  20. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ;
  21. avec ceux qui sont sous la Loi, comme si j’étais sous la Loi (quoique je ne sois pas assujetti à la Loi), afin de gagner ceux qui sont sous la Loi ; avec ceux qui sont sans la Loi, comme si j’étais sans la Loi, (quoique je ne sois pas sans la loi de Dieu, étant sous la loi du Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi.
  22. Je me suis fait faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous afin de les sauver tous.
  23. Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part.
  24. Ne le savez-vous pas ? Dans les courses du stade, tous courent, mais un seul emporte le prix. Courez de même, afin de le remporter.
  25. Quiconque veut lutter, s’abstient de tout : eux pour une couronne périssable ; nous, pour une impérissable.
  26. Pour moi, je cours de même, non comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air.
  27. Mais je traite durement mon corps et je le tiens en servitude, de peur qu’après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé.

Chapitre 10[modifier]

  1. Car je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous traversé la mer,
  2. et qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ;
  3. qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel,
  4. et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ.
  5. Cependant ce n’est pas dans la plupart d’entre eux que Dieu trouva son plaisir, puisque leurs corps jonchèrent le désert.
  6. Or ces choses ont été des figures de ce qui nous concerne, afin que nous n’ayons pas de désirs coupables, comme ils en ont eu,
  7. et que vous ne deveniez pas idolâtres, comme quelques-uns d’entre eux, selon qu’il est écrit : " Le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis il se leva pour se divertir. "
  8. Ne nous livrons point à l’impudicité, comme quelques-uns d’entre eux s’y livrèrent ; et il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.
  9. Ne tentons point le Christ, comme le tentèrent quelques-uns d’entre eux, qui périrent par les serpents.
  10. Ne murmurez point comme murmurèrent quelques-uns d’entre eux, qui périrent sous les coups de l’Exterminateur.
  11. Toutes ces choses leur sont arrivées en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes arrivés à la fin des temps.
  12. Ainsi donc que celui qui croit être debout prenne garde de tomber.
  13. Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été humaine ; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais, avec la tentation, il ménagera aussi une heureuse issue en vous donnant le pouvoir de la supporter.
  14. C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie.
  15. Je vous parle comme à des hommes intelligents ; jugez vous-mêmes de ce que je dis.
  16. Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n’est-il pas une communion au sang du Christ ? Et le pain, que nous rompons, N’est-il pas une communion au corps du Christ ?
  17. Puisqu’il y a un seul pain, nous formons un seul corps, tout en étant plusieurs ; car nous participons tous à un même pain.
  18. Voyez Israël selon la chair : ceux qui mangent les victimes ne participent-ils pas à l’autel ?
  19. Qu’est-ce à dire ? Que la viande sacrifiée aux idoles soit quelque chose, ou qu’une idole soit quelque chose ?
  20. Nullement ; je dis que ce que les païens offrent en sacrifice, ils l’immolent à des démons et non à Dieu ; or je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.
  21. Vous ne pouvez boire à la fois au calice du Seigneur et au calice des démons ; vous ne pouvez prendre part à la table du Seigneur et à la table des démons.
  22. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui ?
  23. Tout est permis, mais tout n’est pas expédient ; tout est permis, mais tout n’édifie pas.
  24. Que personne ne cherche son propre avantage, mais celui d’autrui.
  25. Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans faire aucune question par motif de conscience ;
  26. car " la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme. "
  27. Si un infidèle vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera, sans faire aucune question par motif de conscience.
  28. Mais si quelqu’un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice [aux idoles], n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a donné ce renseignement et à cause de la conscience.
  29. Je dis la conscience, non pas la vôtre, mais celle d’autrui. Pourquoi en effet ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ?
  30. Si je mange avec action de grâces, pourquoi serais-je blâmé pour une chose dont je rends grâces ?
  31. Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quelque autre chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.
  32. Ne soyez en scandale ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’Église de Dieu.
  33. C’est ainsi que moi-même je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, ne cherchant pas mon propre avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

Chapitre 11[modifier]

  1. Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ.
  2. Je vous loue, [mes frères], de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données.
  3. Je veux cependant que vous sachiez que le chef de tout homme c’est le Christ, que le chef de la femme, c’est l’homme, et que le chef du Christ, c’est Dieu.
  4. Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte, déshonore sa tête.
  5. Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête : elle est comme celle qui est rasée.
  6. Si une femme ne se voile pas la tête, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux à une femme d’avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, qu’elle se voile.
  7. L’homme ne doit pas se couvrir la tête, parce qu’il est l’image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme.
  8. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme de l’homme ;
  9. et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme.
  10. C’est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion.
  11. Toutefois, ni la femme n’est sans l’homme, ni l’homme sans la femme, dans le Seigneur.
  12. Car, si la femme a été tirée de l’homme, l’homme aussi naît de la femme, et tout vient de Dieu.
  13. Jugez-en vous-mêmes : est-il bienséant qu’une femme prie Dieu sans être voilée ?
  14. La nature elle-même ne nous enseigne-t-elle pas que c’est une honte à un homme de porter de longs cheveux,
  15. tandis que c’est une gloire pour la femme qu’une longue chevelure, parce que la chevelure lui a été donnée en guise de voile ?
  16. Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu.
  17. Mais en vous recommandant ce point, je n’ai garde de vous louer de ce que vous vous assemblez, non pour votre avantage, mais pour votre préjudice.
  18. Et d’abord j’apprends que, lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a des scissions parmi vous, — et je le crois en partie ;
  19. car il faut qu’il y ait parmi vous même des sectes, afin que les frères d’une vertu éprouvée soient manifestés parmi vous, —
  20. lors donc que vous vous réunissez ce n’est plus le repas du Seigneur que vous célébrez ;
  21. car, à table, chacun commence par prendre son propre repas, en sorte que tels ont faim, tandis que d’autres se gorgent.
  22. N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire ? ou méprisez-vous l’Église de Dieu, et voulez-vous faire un affront à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Que je vous loue ? Non, je ne vous loue point en cela.
  23. Car, pour moi, j’ai reçu du Seigneur, ce que je vous ai aussi transmis, savoir, que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain,
  24. et après avoir rendu grâces, le rompit et dit : " [Prenez et mangez] ; ceci est mon corps, [qui sera livré] pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. "
  25. De même, après avoir soupé, il prit le calice et dit : " Ce calice est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi. "
  26. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez ce calice, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
  27. C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
  28. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice ;
  29. car celui qui mange et boit [indignement], sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit son propre jugement.
  30. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup de gens débiles et de malades, et qu’un grand nombre sont morts.
  31. Si nous nous examinions nous-mêmes nous ne serions pas jugés.
  32. Mais le Seigneur nous juge et nous châtie, afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde.
  33. Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres.
  34. Si quelqu’un a faim qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour votre condamnation. Je réglerai les autres choses quand je serai arrivé chez vous.

Chapitre 12[modifier]

  1. Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, mes frères, que vous soyez dans l’ignorance.
  2. Vous savez que, lorsque vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous y étiez conduits.
  3. Je vous déclare donc que personne, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ; et personne ne peut dire : " Jésus est le Seigneur, " si ce n’est par l’Esprit-Saint.
  4. Il y a pourtant diversité de dons, mais c’est le même Esprit ;
  5. diversité de ministères, mais c’est le même Seigneur ;
  6. diversité d’opérations, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous.
  7. A chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune.
  8. En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse, à l’autre une parole de connaissance, selon le même Esprit ;
  9. à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par ce seul et même Esprit ;
  10. à un autre, la puissance d’opérer des miracles ; à un autre la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre la diversité des langues ; à un autre le don de les interpréter.
  11. Mais c’est le seul et même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun en particulier, comme il lui plaît.
  12. Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ.
  13. Tous, en effet, nous avons été baptisés dans un seul esprit pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit.
  14. Ainsi le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs.
  15. Si le pied disait : " Puisque je ne suis pas main, je ne suis pas du corps, " en serait-il moins du corps pour cela ?
  16. Et si l’oreille disait : " Puisque je ne suis pas œil, je ne suis pas du corps, " en serait-elle moins du corps pour cela ?
  17. Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe ? S’il était tout entier ouïe, où serait l’odorat ?
  18. Mais Dieu a placé chacun des membres dans le corps, comme il l’a voulu.
  19. Si tous étaient un seul et même membre, où serait le corps ?
  20. Il y a donc plusieurs membres et un seul corps.
  21. L’œil ne peut pas dire à la main : " Je n’ai pas besoin de toi ; " ni la tête dire aux pieds : " Je n’ai pas besoin de vous. "
  22. Au contraire, les membres du corps qui paraissent les plus faibles sont plus nécessaires ;
  23. et ceux que nous tenons pour les moins honorables du corps, sont ceux que nous entourons de plus d’honneur. Ainsi nos membres les moins honnêtes, nous les traitons avec plus de décence,
  24. tandis que nos parties honnêtes n’en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus de respect à ce qui est moins digne,
  25. afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres.
  26. Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres s’en réjouissent avec lui.
  27. Vous êtes le corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.
  28. Dieu a établi dans l’Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont les dons {de faire des miracles,} de guérir, d’assister, de gouverner, de parler diverses langues.
  29. Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ?
  30. Tous thaumaturges ? Tous ont-ils les grâces de guérison ? Tous parlent-ils des langues ? Tous interprètent-ils ?
  31. Aspirez aux dons supérieurs. Aussi bien je vais vous montrer une voie excellente entre toutes.

Chapitre 13[modifier]

  1. Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit.
  2. Quand j’aurais le don de prophétie, que je connaîtrais tous les mystères, et que je posséderais toute science ; quand j’aurais même toute la foi, jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.
  3. Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien
  4. La charité est patiente, elle est bonne ; la charité n’est pas envieuse, la charité n’est point inconsidérée, elle ne s’enfle point d’orgueil ;
  5. elle ne fait rien d’inconvenant, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne tient pas compte du mal ;
  6. elle ne prend pas plaisir à l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ;
  7. elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.
  8. La charité ne passera jamais. S’agit-il des prophéties, elles prendront fin ; des langues, elles cesseront ; de la science, elle aura son terme.
  9. Car nous ne connaissons qu’en partie, et nous ne prophétisons qu’en partie ;
  10. or, quand sera venu ce qui est parfait, ce qui est partiel prendra fin.
  11. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai laissé là ce qui était de l’enfant.
  12. Maintenant nous voyons dans un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
  13. Maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, la charité ; mais la plus grande des trois c’est la charité.

Chapitre 14[modifier]

  1. Recherchez la charité. Aspirez néanmoins aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.
  2. En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères.
  3. Celui qui prophétise au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.
  4. Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Église [de Dieu].
  5. Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez ; car celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n’interprète ce qu’il dit, pour que l’Église en reçoive de l’édification.
  6. Voyons, frères, ce quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parle pas par révélation, ou par science, ou par prophétie, ou par doctrine ?
  7. Si les objets inanimés qui rendent un son, comme une flûte ou une harpe, ne rendent pas des sons distincts, comment connaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ?
  8. Et si la trompette rend un son confus, qui se préparera au combat ?
  9. De même vous, si vous ne faites pas entendre avec la langue une parole distincte, comment saura-t-on ce que vous dites ? Vous parlerez en l’air.
  10. Quelque nombreuses que puissent être dans le monde les diverses langues, il n’en est aucune qui consiste en sons inintelligibles.
  11. Si donc j’ignore la valeur du son, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi.
  12. De même vous aussi, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’Église que vous cherchiez à en avoir abondamment.
  13. C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour obtenir le don d’interpréter.
  14. Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure sans fruit.
  15. Que faire donc ? Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence.
  16. Autrement, si tu rends grâces avec l’esprit, comment celui qui est dans les rangs de l’homme du peuple répondra-t-il "Amen !" à ton action de grâces, puisqu’il ne sait pas ce que tu dis ?
  17. Ton hymne d’action de grâces est sans doute fort beau ; mais lui n’en est pas édifié.
  18. Je rends grâces à [mon] Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ;
  19. mais, dans l’Église, j’aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue.
  20. Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement ; mais faites-vous enfants sous le rapport de la malice, et, pour le jugement, soyez des hommes faits.
  21. Il est écrit dans la Loi : " C’est par des hommes d’une autre langue et par des lèvres étrangères que je parlerai à ce peuple, et même ainsi ils ne m’écouteront pas, dit le Seigneur. "
  22. C’est donc que les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les infidèles ; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les infidèles, mais pour les croyants.
  23. Si donc, l’Église entière se trouvant réunie en assemblée, tous parlent en langues, et qu’il survienne des hommes non initiés ou des infidèles, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?
  24. Mais si tous prophétisent, et qu’il survienne un infidèle ou un homme non initié, il est convaincu par tous, il est jugé par tous,
  25. le secrets de son cœur sont dévoilés, de telle sorte que, tombant sur sa face, il adorera Dieu, et publiera que Dieu est vraiment au milieu de vous.
  26. Que faire donc, mes frères ? Lorsque vous vous assemblez, tel d’entre vous a un cantique, tel une instruction, tel une révélation, tel un discours en langue, tel une interprétation, que tout se passe de manière à édifier.
  27. Si l’on parle en langue, que ce soient chaque fois deux ou trois au plus, chacun à son tour, et qu’il y ait un interprète ;
  28. s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’assemblée et qu’on se parle à soi-même et à Dieu.
  29. Pour les prophètes, qu’il y en ait deux ou trois à parler, et que les autres jugent ;
  30. et si un autre, qui est assis, a une révélation, que le premier se taise.
  31. Car vous pouvez tous prophétiser l’un après l’autre, afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés.
  32. Or les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes,
  33. car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix.
  34. Comme cela a eu lieu dans toutes les Églises des saints, que vos femmes se taisent dans les assemblées, car elles n’ont pas mission de parler ; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la Loi.
  35. Si elles veulent s’instruire sur quelque point, qu’elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans une assemblée.
  36. Est-ce de chez vous que la parole de Dieu est sortie ? ou est-ce à vous seuls qu’elle est parvenue ?
  37. Si quelqu’un croit être prophète ou riche en dons spirituels, qu’il reconnaisse que ces choses que je vous ai écrites sont des commandements du Seigneur.
  38. Et s’il veut l’ignorer, qu’il l’ignore.
  39. Ainsi dons, mes frères, aspirez au don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langue.
  40. Mais que tout se fasse avec bienséance et avec ordre.

Chapitre 15[modifier]

  1. Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré,
  2. et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; à moins que vous n’ayez cru en vain.
  3. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’ai appris moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures ;
  4. qu’il a été enseveli et qu’il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Écritures ;
  5. et qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze.
  6. Après cela, il est apparu en une seule fois à plus de cinq cents frères, dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns se sont endormis.
  7. Ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.
  8. Après eux tous, il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton.
  9. Car je suis le moindre des Apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu.
  10. C’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.
  11. Ainsi donc, soit moi, soit eux, voilà ce que nous prêchons, et voilà ce que vous avez cru.
  12. Or, si l’on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts ?
  13. S’il n’y a point de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.
  14. Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi.
  15. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque vous avons témoigné contre lui qu’il a ressuscité le Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, s’il est vrai que les morts ne ressuscitent pas.
  16. Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité.
  17. Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi,
  18. ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.
  19. Si nous n’avons d’espérance dans le Christ que pour cette vie seulement, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.
  20. Mais maintenant le Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui se sont endormis.
  21. Car, puisque par un homme est venue la mort, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.
  22. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous seront vivifiés dans le Christ,
  23. mais chacun en son rang : comme prémices le Christ, ensuite ceux qui appartiennent au Christ, lors de son avènement.
  24. Puis ce sera la fin, quand il remettra le royaume à Dieu et au Père, après avoir anéanti toute principauté, toute puissance et toute force.
  25. Car il faut qu’il règne : " jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. "
  26. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort.
  27. Car Dieu " a tout mis sous ses pieds. " Mais lorsque l’Écriture dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui-là est excepté, qui lui a soumis toutes choses.
  28. Et lorsque tout lui aura été soumis, alors le Fils lui-même fera hommage à celui qui lui aura soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.
  29. Autrement, que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent en aucune manière, pourquoi se font-ils baptiser pour eux ?
  30. Et nous-mêmes, pourquoi somme-nous à toute heure en péril ?
  31. Chaque jour je suis exposé à la mort, aussi vrai, mes frères, que vous êtes ma gloire en Jésus-Christ notre Seigneur.
  32. Si c’est avec des vues humaines que j’ai combattu contre les bêtes à Ephèse, quel avantage m’en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, " mangeons et buvons, car demain nous mourrons. "
  33. Ne vous laissez pas séduire : " les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. "
  34. Revenez à vous-mêmes, sérieusement, et ne péchez point ; car il y en a qui sont dans l’ignorance de Dieu, je le dis à votre honte.
  35. Mais, dira quelqu’un : Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quel corps reviennent-ils ?
  36. Insensé ! ce que tu sèmes ne reprend pas vie, s’il ne meurt auparavant.
  37. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui sera un jour ; c’est un simple grain, soit de blé, soit de quelque autre semence :
  38. mais Dieu lui donne un corps comme il l’a voulu, et à chaque semence il donne le corps qui lui est propre.
  39. Toute chair n’est pas la même chair ; autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons.
  40. Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais l’éclat des corps célestes est d’une autre nature que celui des corps terrestres :
  41. autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile.
  42. Ainsi en est-il pour la résurrection des morts. Semé dans la corruption, le corps ressuscite, incorruptible ;
  43. semé dans l’ignominie, il ressuscite glorieux ; semé dans la faiblesse, il ressuscite plein de force ;
  44. semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y aussi un corps spirituel.
  45. C’est en ce sens qu’il est écrit : " Le premier homme, Adam, a été fait âme vivante " ; le dernier Adam a été fait esprit vivifiant.
  46. Mais ce n’est pas ce qui est spirituel qui a été fait d’abord, c’est ce qui est animal ; ce qui est spirituel vient ensuite.
  47. Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre ; le second vient du ciel.
  48. Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres ; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes.
  49. Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste.
  50. Ce que j’affirme, frères, c’est que ni la chair ni le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’héritera pas l’incorruptibilité.
  51. Voici un mystère que je vous révèle : Nous ne nous endormirons pas tous, mais tous nous serons changés,
  52. en un instant, en un clin d’œil, au son de la dernière trompette, car la trompette retentira et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés.
  53. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité.
  54. Lors que ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : " La mort a été engloutie pour la victoire. "
  55. " Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? "
  56. Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché et la puissance du péché, c’est la loi.
  57. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par Notre-Seigneur Jésus-Christ !
  58. Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de plus en plus à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.

Chapitre 16[modifier]

  1. Quant à la collecte en faveur des saints, suivez, vous aussi, les prescriptions que j’ai données aux Églises de la Galatie.
  2. Le premier jour de la semaine, que chacun de vous mette à part chez lui, et amasse ce qu’il peut épargner, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour faire les collectes.
  3. Et quand je serai arrivé, j’enverrai avec des lettres ceux que vous aurez désignés, porter vos libéralités à Jérusalem.
  4. S’il convient que j’y aille aussi moi-même, ils feront le voyage avec moi.
  5. J’irai chez vous quand j’aurai passé par la Macédoine ; car je la traverserai seulement ;
  6. mais peut-être séjournerai-je auprès de vous, ou même y passerai-je l’hiver, afin que ce soit vous qui m’accompagniez là où je dois aller.
  7. Je ne veux pas cette fois vous voir seulement en passant, mais j’espère demeurer quelque temps auprès de vous, si le Seigneur le permet.
  8. Je resterai cependant à Ephèse jusqu’à la Pentecôte ;
  9. car une porte m’est ouverte, grande et efficace, et les adversaires sont nombreux.
  10. Si Timothée vient chez vous, faites en sorte qu’il soit sans crainte parmi vous, car il travaille comme moi à l’œuvre du Seigneur.
  11. Que personne donc ne le méprise. Reconduisez-le en paix, afin qu’il vienne me trouver, car je l’attends avec les frères.
  12. Pour ce qui est de notre frère Apollos, je l’ai fortement engagé à se rendre chez vous avec les frères, mais il n’a absolument pas voulu le faire maintenant ; il ira quand il en trouvera l’occasion.
  13. Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous.
  14. Que tout se fasse chez vous dans la charité.
  15. Je vous adresse encore cette recommandation, frères. Vous savez que la famille de Stéphanas est les prémices de l’Achaïe, et qu’elle s’est dévouée aux services des saints :
  16. ayez à votre tour de la déférence pour des hommes de ce mérite, et pour quiconque coopère et travaille à la même œuvre.
  17. Je suis heureux de la présence de Stéphanas, de Fortunat et d’Achaïque ; ils ont suppléé à votre absence,
  18. car ils ont tranquillisé mon esprit et le vôtre. Sachez donc apprécier de tels hommes.
  19. Les Églises d’Asie vous saluent. Aquilas et Priscille, avec l’Église qui est dans leur maison, vous saluent beaucoup dans le Seigneur.
  20. Tous les frères vous saluent. Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser.
  21. La salutation est de ma propre main, à moi Paul.
  22. Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, qu’il soit anathème ! Maran atha.
  23. Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous ! Mon amour est avec vous tous en Jésus-Christ [Amen !].