Revue Musicale de Lyon 1903-11-17/Nos Anciens Artistes

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Nos Anciens Artistes

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La presse de Bruxelles a été extrêmement élogieuse, comme l’était du reste l’an dernier la presse lyonnaise, pour Mme Bréjean-Silver dans Sapho de Massenet. Nous trouvons dans la Fédération Artistique de Bruxelles une appréciation peu enthousiaste, mais qui nous semble très juste, du talent de cette artiste dont nous avons toujours peu goûté la voix au médium grasseyant et très incertain : « Mme Bréjean-Silver n’a ni le physique ni la plastique désirée pour représenter avec illusion la belle Fanny, et elle n’a pas non plus le timbre de voix qu’on aimerait entendre dans ce rôle. Son talent, elle en a, est fait de longue pratique, d’acquis sérieux et aussi de ficelles. Le public s’y laisse toujours prendre, tant mieux pour celui ou celle qui sait les employer avec adresse, et en ceci Mme Bréjean excelle. »

Comme contre-partie de cette appréciation, en voici une autre au moins inattendue et qui parut récemment dans une des principales revues musicales de Paris :

« Dans Manon, l’on a entendu Mme Bréjean-Silver, adorable miniature xviiie siècle. Le public a rêvé d’une exquise figurine de Saxe qui s’animerait et chanterait divinement. »

MarseilleM. Ghasne a été refusé par la Commission. L’artiste va attaquer contre elle une action judiciaire qu’il perdra, sans aucun doute.

M. Beyle est toujours l’artiste complet que nous avons de tout temps apprécié, surtout dans Nélusko ; l’artiste est toujours le beau chanteur au timbre agréable et impeccable en tous points, Nantes (Ouest-Artiste). — La voix de M. Azéma, un peu courte dans le registre élevé, se prête peu au rôle de Méphisto. Cet artiste paraissait mal disposé hier. Dès son entrée, un défaut de mémoire lui a fait sauter la phrase : D’où vient ta surprise. La ronde du Veau d’or lui a été peu favorable ; par contre, dans la scène de l’Église, M. Azéma a fait entendre les belles notes de sa voix et il a chanté avec style les imprécations de Méphisto.

Anvers. — M. Ansaldi chante bien, sans plus ni moins. Il est bien loin d’avoir l’éclat, l’ampleur, le timbre de son prédécesseur (M. Lucas). Mais sa voix, pour être plus petite, a plus de cohésion et demeure égale depuis le registre bas, en passant par le médium, jusqu’aux notes les plus élevés. Enfin il chante juste. M. Ansaldi qui a les qualités des défauts de M. Lucas, restera très probablement.

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