Revue Musicale de Lyon 1903-12-01/Nouvelles Diverses

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Nouvelles Diverses

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Nos confrères de l’Express et du Salut Public constatent avec satisfaction la chute lamentable de la Bohème de Leoncavallo dont la quatrième et — très probablement — dernière représentation a été donnée dimanche. Cette chute d’une mauvaise pièce, dit l’Express (L.) rapprochée du succès de la reprise de Tannhaeuser c’est de la part du public, la revanche du bon goût. « Souhaitons que ce soit aussi une leçon pour la direction. »

Nous n’osons espérer que M. Broussan tire profit de l’insuccès des œuvres italiennes au Grand-Théâtre. Après la Traviata et la Bohème, nous nous attendons à revoir les Paillasses de Leoncavallo et autres laissés-pour-compte transalpins.

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Le bruit court que nous aurions une saison d’opérette au théâtre des Célestins. On jouerait notamment le Sire de Vergy, l’œuvre très applaudie de notre compatriote, Claude Terrasse. Espérons que cette nouvelle sera bientôt confirmée ; il serait en effet heureux que nous puissions entendre, à Lyon, dans des conditions convenables et avec des ressources autres que celles des café-concerts, quelques intéressantes opérettes, genre agréable et digne d’un sort meilleur que celui qui a été réservé depuis plusieurs années dans notre ville.

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D’après Il Mondo Artistico, le nouvel opéra de Puccini : Madame Butterfly sera donné à Rome et à Milan, ensuite à Londres et à New-York. Dans cette partition, l’heureux compositeur de Bohème a mis en évidence la viole, ce bel instrument que l’on a presque condamné à l’oubli. En effet après l’obbligato à la cavatine de Raoul des Huguenots, on a complètement laissé dans l’ombre cette pauvre viola d’amore. Seul Gustave Charpentier l’a employé dans le dernier acte de Louise.

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Les opéras qui ont été joués le plus souvent en Allemagne en 1902-1903 sont les suivants : Carmen, 293 fois ; Lohengrin 284 ; Tannhæuser, 283 ; le Freischütz, 234 ; le Trouvère, 225 ; Cavalleria rusticana, 225 ; Mignon, 210 ; les Paillasses, 189 ; les Contes d’Hoffmann, 184 ; Martha, 173 ; Faust, 173 ; Fidelio, 167 ; Czar et Charpentier, 165, etc., etc. Parmi les compositeurs d’opérettes, c’est Johann Strauss qui arrive le premier avec Die Fledermaus (la Chauve-souris ; en France, la Tzigane), 355 représentation, une par jour ou peu s’en faut. Ces chiffres, naturellement, ne sont pas absolus, car quelques scènes d’importance tout à fait secondaire ont été omises.

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Se doute-t-on de ce que peuvent rapporter à un chanteur célèbre les auditions par phonographe ? Chaque romance que doit chanter Tamagno au phonographe lui est payée 10.000 francs — sans parler d’un tant pour cent par rouleau vendu.

On nous cite encore l’exemple d’un autre chanteur italien, presque aussi célèbre, à qui les auditions par phonographe ont rapporté en deux ans près d’un million !

Et les musiciens ne touchent absolument rien sur leurs airs ainsi exploités sur les rouleaux du phonographe…

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Extrait du règlement de l’Académie Nationale de Musique publié en novembre 1570, par Charles ix : « Les auditeurs, pendant que l’on chantera, ne parleront, ni ne feront bruit, mais se tiendront coy autant qu’il leur sera possible, jusqu’à ce que la chanson qui se prononcera sera finie ; et durant que se dira une chanson ne frapperont à l’huis de la salle qu’on ouvrira à la fin de chaque chanson, pour admettre les auditeurs ».

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BIBLIOGRAPHIE

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Une grande partie du numéro de novembre de l’Art du Théâtre est consacré à Hérodiade ; ce sont d’abord de grands portraits de tous les artistes, puis des vues des principales scènes d’ensemble et des esquisses des décorateurs de la Gaité et du théâtre de la Monnaie de Bruxelles.

Il faut encore citer dans ce numéro, un compte rendu illustré de l’Irrésolu, et une étude sur le grand écrivain russe Gorky.

Le numéro de novembre de l’Art du Théâtre contient encore plusieurs planches hors texte.

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NOUVEAUTÉS MUSICALES

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Eugène Lacroix : Cinq mélodies de Paul Verlaine ; sept mélodies pour chant et piano, « Près du soir le jour se repose ».

G. Frontin : Huit mélodies pour chant et piano ; chansons pour chant et piano.

G Dupont : Les Effarés, poème de J. A. Rimbaud.

Déodat de Séverac : Chanson de Blaisine.

Camille Decreus : Au cimetière.

L. Brisset : Les matelots.

(Chez E. Demets, éditeur, 2, rue de Louvois, Paris).

Le Propriétaire-Gérant : Léon Vallas.

Imp. Waltener & Cie, rue Stella, 3, Lyon.