Revue des Romans/Maria Calcott
SÉJOUR DE TROIS MOIS DANS LES MONTAGNES PRÈS DE ROME, pendant l’année 1819, trad. de l’anglais sur la seconde édition, in-8, 1822. — En lisant cet ouvrage, on s’aperçoit que l’auteur n’a pas voyagé constamment en poste ; au lieu de ne s’arrêter que dans les villes, ou de s’égarer parmi les ruines tant de fois décrites et de remuer des cendres insensibles, mistress Graham promène son lecteur au milieu des paysages les plus animés ; elle lui montre une nature vivante, le met en rapport avec l’habitant des campagnes, lui fait connaître des mœurs dont les autres voyageurs n’avaient donné jusqu’ici qu’une idée très-imparfaite. Malheureusement, ses observations ne s’appliquent qu’à un territoire assez circonscrit. À l’époque où elles ont été recueillies (en 1819), une troupe de brigands infestait les environs de Rome, et l’ouvrage de mistress Graham renferme sur leurs excursions des détails fort curieux. On y lit le récit naïf d’un pauvre chirurgien que des brigands avaient arrêté sur la route de Poli à Palestrine, et pour la rançon duquel ils exigeaient une somme considérable ; et comme la rançon se faisait trop attendre, ils menacèrent le prisonnier de lui couper une oreille, et d’envoyer ce gage sanglant à sa famille, afin d’en stimuler la générosité.
On a encore de cet auteur : Journal d’un séjour fait aux Indes orientales pendant les années 1809-1811, in-8, 1818.