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Revue des Romans/Mrs Margaret Wade Robert

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Revue des romans.
Recueil d’analyses raisonnées des productions remarquables des plus célèbres romanciers français et étrangers.
Contenant 1100 analyses raisonnées, faisant connaître avec assez d’étendue pour en donner une idée exacte, le sujet, les personnages, l’intrigue et le dénoûment de chaque roman.
1839
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ROBERTS (mistress).


LE DEVOIR, ouvrage posthume de mistress Roberts, traduit par Mme Élisabeth de Bon, 2 vol. in-12, 1816. — Les romanciers anglais aiment à placer sur la scène et parmi leurs acteurs une figure de ministre, qu’ils représentent plein de science, de gravité et de vertu, conciliateur dans les familles, portant des consolations aux malheureux, imprimant le respect à tous. L’auteur du Devoir a traité le caractère de M. Herbert, père de son héros, d’après ces beaux modèles ; mais elle est allée un peu loin lorsqu’elle a fait d’Edmond, fils du ministre Herbert, déjà ministre lui-même, sollicitant une cure et cherchant des élèves pour une maison d’éducation, le plus joli des hommes, le plus amoureux, le plus aimé, pressant contre son cœur l’objet de son amour qui le serre dans ses bras. Car dans les nouveaux romans anglais, les héroïnes n’expriment pas leurs sentiments avec moins de vivacité que leurs amants. La jeune Anglaise, la charmante Julia, a des transports d’amour qu’elle ne dissimule à personne, ni à sa mère, ni à ses parents, ni même aux étrangers ; elle en parle librement à tout le monde, et surtout à son amant. Cette même Julia est élevée par une tante encore fort jeune, fort jolie et fort aimable ; mais il y a beaucoup de mystère dans sa naissance et dans son origine, et les médisants répandent le bruit que cette prétendue tante est sa mère. — En somme, on trouve dans ce roman des scènes qui ont beaucoup de naturel et des portraits tracés avec une grande vérité.