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Rig Véda ou Livre des hymnes/Section 6/Lecture 6

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Traduction par Alexandre Langlois.
Bibliothèque Internationale Universelle (p. 449-457).

LECTURE SIXIÈME.
HYMNE I.
À Indra, par Cousida.
(Mètre : Vrihatî.)

1. Ô vainqueur de Vritra, accours, de loin ou de près, à notre offrande de soma.

2. Viens, le soma rapide et enivrant est versé. Sois heureux, et bois à ta fantaisie.

3. Réjouis-toi de nos offrandes ; qu’elles servent à parer ta noble fureur. Ô Indra, qu’elles fassent ton bonheur.

4. Tu ne peux pas avoir d’ennemi. Viens (à la voix de) nos hymnes. Nous t’appelons dans ces lieux, qui brillent à l’égal du ciel.

5. Ô Indra, ce soma a été pris dans nos mortiers et mêlé avec le lait de la vache. Enivre-toi, et daigne nous entendre.

6. Ô Indra, écoute mon invocation. Jouis du plaisir que te cause ce breuvage, que tempère le lait de la vache.

7. Ô Indra, bois de ce soma que te versent nos larges coupes. Tu es le maître de ce (breuvage).

8. Bois de ce soma qui est dans nos coupes, comme la lune au milieu des ondes. Tu es le maître de ce breuvage.

9. Bois de ce fortuné (soma) que t’a apporté dans sa serre l’épervier (poétique)[1] en traversant les airs. Tu es le maître de ce (breuvage).


HYMNE II.
Aux Viswadévas, par Cousida, fils de Canwa.
(Mètre : Gâyatrî.)

1. Nous demandons le secours et la haute protection des dieux bienfaisants.

2. Que Varouna, Mitra, Aryaman, sages auteurs de tout bien, deviennent nos compagnons.

3. Ministres de justice, faites-nous traverser les maux (de la vie) comme sur un vaisseau (on traverse) les flots.

4. Ô Aryaman, ô Varouna, que le bonheur nous accompagne. Nous demandons un bonheur digne d’envie.

5. Ô Adityas, (dieux) sages et vainqueurs, vous êtes les maîtres du bonheur, et les ennemis du péché.

6. Ô Dieux bienfaisants, qui suspendez votre course pour visiter nos habitations, nous attendons l’accroissement de notre fortune.

7. Ô Indra, ô Vichnou, ô Marouts, ô Aswins, venez en faveur de vos parents.

8. (Ô Dieux) bienfaisants, nous sommes doublement frères ; la même mère nous a portés dans son sein.

9. Ô (Dieux) bienfaisants, dont Indra est le chef, vous brillez des feux (du sacrifice). C’est pour cela que je vous invoque.


HYMNE III.
À Agni, par Ousanas, fils de Cavi.
(Mètre : Gâyatrî.)

1. En votre nom je chante Agni, le plus aimable des hôtes, le plus cher des amis. (Il est pour nous) tel qu’un char rempli d’offrandes.

2. Il est sage, il est éclairé ; et les Dévas l’ont doublement installé chez les mortels[2].

3. Ô (Dieu) toujours jeune, conserve les hommes qui te servent ; écoute nos prières, et garde nos enfants.

4. Ô divin Agni, ô Angiras, enfant de l’Offrande, par quelle louange (charmerai-je) tes magnanimes esprits ?

5. Ô enfant de la Force, par quel sacrifice, par quel hommage devons-nous t’honorer ? Quelle invocation dois-je t’adresser ?

6. Fais que nos prières nous assurent de belles demeures, pourvues d’une opulente abondance.

7. Ô maître de la maison, quel est celui dont tu préfères les nombreuses supplications, toi qu’on implore pour obtenir des vaches fécondes ?

8. Que (les mortels) honorent un (dieu) puissant, qui marche le premier dans les batailles, qui est fort au sein de nos maisons.

9. Ô Agni, (ton serviteur) vit, et croît heureusement sous ta protection, entouré d’une vaillante race ; personne ne peut le détruire, il est la perte (des autres).


HYMNE IV.
Aux Aswins, par Crichna, fils d’Angiras.
(Mètre : Gâyatrî.)

1. Ô Véridiques Aswins, je vous invoque ; venez boire ce doux soma.

2. Écoutez mon hymne et mon invocation. (Venez) boire mon doux soma.

3. Ô Aswins, trésor d’abondance, Crichna vous invoque. (Venez) boire mon doux soma.

4. Ô vaillants héros, écoutez l’invocation de Crichna, qui vous célèbre par ses chants. (Venez) boire mon doux soma.

5. Ô vaillants héros, donnez au sage qui vous chante une maison invincible. (Venez) boire mon doux soma.

6. Ô Aswins, accourez dans la maison du serviteur qui vous glorifie. (Venez) boire mon doux soma.

7. Ô trésor d’abondance, attelez votre âne à votre char solide. (Venez) boire mon doux soma.

8. Ô Aswins, arrivez sur ce char qui a un triple siége et trois roues. (Venez) boire mon doux soma.

9. Ô Véridiques Aswins, venez à ma voix ; (venez) boire mon doux soma.


HYMNE V.
Aux Aswins, par Viswaca, fils de Crichna.
(Mètre : Djâgatî.)

1. Secourables (Aswins), merveilleux médecins, vous avez (jadis) été sensibles à la voix du Sacrifice[3]. Viswaca vous invoque, aujourd’hui qu’il voit sa race menacée. Ne nous abandonnez pas ; délivrez vos amis.

2. Autrefois Vimanas[4] vous a chantés. Vous avez exaucé le désir qu’il avait d’obtenir la fortune. Viswaca vous invoque aujourd’hui qu’il voit sa race menacée. Ne nous abandonnez pas ; délivrez vos amis.

3. Ô vous possesseurs de tant de biens, Vichnâpwa[5] a aussi désiré la fortune ; vous avez comblé ses vœux. Viswaca vous invoque, aujourd’hui qu’il voit sa race menacée. Ne nous abandonnez pas ; délivrez vos amis.

4. Nous appelons à notre secours ce héros[6] bienfaisant, qui verse le soma ; il est loin de nous celui dont la prière vous est aussi agréable que celle de son père. Ne nous abandonnez pas ; délivrez vos amis.

5. Avec le sacrifice (du soir), le divin Savitri adoucit (ses rayons) ; dans le sacrifice (du matin) il étend sa corne brillante. Le sacrifice donne de la force aux combattants. Ne nous abandonnez pas ; délivrez vos amis.


HYMNE VI.
Aux Aswins, par Douamnin, fils de Vasichtha ou Pryamédha, fils d’Angiras ou Crichna.
(Mètre : Vrihatî.)

1. Ô Aswins, votre éloge est accompagné de libations aussi abondantes que les eaux d’un puits. Venez, ô vaillants héros, et buvez de ce doux (soma) qui coule dans le sacrifice, comme deux cerfs (boivent) dans un lac.

2. Ô vaillant Aswins, buvez de ce doux et brûlant (soma). Asseyez-vous sur notre gazon et, heureux dans la maison de Manou, prenez nos offrandes et nos libations.

3. Les Priyamédhas vous invoquent et (demandent) vos secours. Venez dans leur maison au sacrifice préparé pour les jours de fête, et (placez vous) sur leur pur gazon.

4. Ô Aswins, buvez ce soma aussi doux que le miel. Asseyez-vous sur ce gazon fortuné. Grandissez, et venez du ciel vers notre hymne, comme deux cerfs vers un lac.

5. Oui, venez, secourables Asvins, avec vos rapides chevaux. Maîtres de la splendeur, montés sur un char d’or, vous dont le sacrifice augmente la gloire, buvez le soma.

6. Sages empressés à vous louer, nous vous invoquons pour obtenir l’abondance. Ô Aswins rapides, secourables, bienfaisants, accourez à notre prière.


HYMNE VII.
À Indra, par Nodhas, fils de Gotama.
(Mètre : Vrihatî.)

1. En votre nom nous invoquons Indra, de même que les vaches dans le pâturage (appellent) leur veau, (Indra), noble vainqueur, heureux de boire un soma généreux.

2. Nous demandons une abondance brillante et magnifique, forte et plantureuse comme la colline, riche en vaches, renommée pour ses cent, pour ses mille jouissances.

3. Ô Indra, les larges et fortes montagnes ne sauraient t’arrêter. Le bien que tu veux donner à l’homme qui, comme moi, te célèbre, personne ne peut le détruire.

4. Tu combats, sûr de triompher par ta vigueur et ta puissance. Tous les êtres se soumettent à ta force. Cet Hymne, qu’ont enfanté[7] les Gotamas, t’appelle à leur secours.

5. Tu t’élèves par ta puissance jusqu’aux derniers confins du ciel. Ô Indra, le monde terrestre ne s’étend pas au delà de toi. (Et cependant) tu aimes à porter notre Swadhâ.

6. Ô Maghavan, personne ne saurait borner ta munificence, quand tu veux être généreux envers ton serviteur. Entends notre prière, et envoie nous, avec une magnificence digne de toi, l’abondance que nous attendons.


HYMNE VIII.
À Indra, par Nrimédha et Pouroumédha, enfants d’Angiras.
(Mètres : Anouchtoubh et Vrihatî.)

1. Ô Marouts[8], à qui le sacrifice donne de la force, chantez à pleine voix le divin Indra. (Faites entendre ces sons) qui tuent Vritra, qui engendrent et réveillent la sainte lumière.

2. Qu’il dompte ses ennemis, cet Indra invincible ; qu’il brille avec gloire. Ô resplendissant Indra, ô toi qu’entoure la troupe des Marouts, les Dévas s’empressent de solliciter ton amitié.

3. Ô Marouts, en l’honneur du grand Indra accomplissez vos rites sacrés. Que Satacratou frappe Vritra, et l’accable sous sa foudre aux cent nœuds.

4. Ô vainqueur triomphant, apporte-nous, comme trophée, une large abondance. Que les Ondes, mères (fécondes), arrivent avec promptitude. Frappe Vritra, et donne-nous la clarté du ciel.

5. Ô incomparable Maghavan, quand tu es né pour la mort de Vritra, alors tu as étendu la terre, tu as consolidé le ciel.

6. Alors sont nés aussi ton sacrifice, ta louange, tes joyeuses (libations). Alors tu es au-dessus de tout ce qui a été, de tout ce qui sera.

7. Tu as rendu fécondes (les vaches) stériles, tu as élevé le Soleil dans le ciel. (Faites entendre) en l’honneur (d’un dieu) adorable les chants qui lui plaisent. Que ces chants soient pour lui comme une (douce) chaleur qui réchauffe.


HYMNE IX.
À Indra, par Nrimédha et Pouroumédha.
(Mètre : Vrihatî.)

1. Que l’adorable Indra nous seconde dans tous les combats. Que le vainqueur de Vritra, que le (héros) au grand arc, qui (par ses exploits) mérite nos louanges, vienne à nos sacrifices et à nos cérémonies.

2. Tu es le bienfaiteur le plus grand et le plus juste ; tu es le maître de la domination. Nous implorons le secours de ce fils de la Force[9], opulent et magnifique.

3. Adorable Indra, en ton honneur nous célébrons des fêtes solennelles. Ô Dieu porté par des coursiers azurés, accueille ces hommages que nous t’adressons.

4. Ô Maghavan, tu es juste et invincible. Tu domptes tes nombreux ennemis. Ô (Dieu) puissant, dont la main porte la foudre, donne la richesse à ton serviteur.

5. Ô Indra, ô maître de la force, tu es glorieux et ami du soma. (Héros) incomparable, tu as la vertu de dompter des ennemis que d’autres n’ont pu vaincre, et qui s’emparent de l’abondance destinée aux mortels.

6. Ô (Dieu) sage qui donnes la vie[10], nous te demandons la richesse comme la part (qui nous est réservée). Ô Indra, fais que cette part que nous attendons de toi nous soit coupée largement.


HYMNE X.
À Indra, par Apala, fille d’Atri.
(Mètres : Anouchtoubh et Pankti.)

1. (Récit.) La jeune vierge[11], descendant vers l’eau, trouva Soma sur sa route. Elle le rapporta dans sa demeure, et lui dit : « Je veux t’offrir à Indra ! oui, je veux t’offrir à Sacra ! »

2. « Ô toi qui viens éclairer nos demeures, bois ce (soma) que mes dents ont pressé[12], et qu’accompagnent les grains frits, les gâteaux, les offrandes, les hymnes. »

3. « Nous voulons te connaître, et tu n’apparais pas encore. Ô Soma, tu es bien lent ; coule rapidement en l’honneur d’Indra. »

4. « Que sa puissance soit pleine et active. Qu’il nous comble de ses biens. Dans l’état où nous sommes[13], nous ne pouvons que déplaire à un époux. Qu’Indra accoure vers nous. »

5. « Ô Indra, viens occuper tes trois stations. (Vois en quel état se trouvent) la tête de mon père et mon propre corps, pareils à un sol (dévasté). »

6. « Rends à mon corps toute sa parure ; rends à la tête de mon père tous ses cheveux. »

7. Ô Indra, ô Satacratou, Apâlâ s’est purifiée trois fois dans les trois bassins qui sont à l’avant train, à l’arrière-train, au timon de ton char[14], et tu lui as donné une peau brillante comme le soleil.


HYMNE XI.
À Indra, par Sroutacakcha, fils d’Angiras.
(Mètres : Anouchtoubh et Gâyatrî.)

1. Prenez vos libations, et chantez Indra. (Chantez) Satacratou qui soutient le monde, et qui mérite surtout l’hommage des mortels.

2. Invoquez Indra, le digne et immortel objet de nos louanges et de nos prières.

3. Qu’Indra nous donne une large abondance. Que ce grand (dieu), qui se balance (dans le ciel), daigne s’incliner vers nous.

4. Qu’Indra à la belle figure boive de ce breuvage qui donne la joie et la force, de cette liqueur mêlée avec l’orge.

5. Célébrez Indra ; qu’il prenne ce soma qui doit augmenter sa splendeur.

6. Que le dieu, enivré de ce breuvage, y puise la force du divin (soma), et triomphe de tous les mondes.

7. (Ô chantre), tu appelles à notre secours ce (dieu) vainqueur, que réclament toutes nos prières.

8. (Chantons donc) ce héros invincible, cet ami de notre soma, ce chef intrépide et indomptable.

9. Ô sage Indra, que l’hymne célèbre avec raison, donne-nous des richesses sans nombre. Conserve-nous, en nous dotant de la dépouille de nos ennemis.

10. Envoie-nous, ô Indra, une abondance formée de cent et de mille genres de provisions.

11. Ô Sacra, ô toi qui portes la foudre et qui déchires la nue, puissions-nous, (montés) sur nos coursiers, poursuivre l’œuvre (des héros), et vaincre dans les combats !

12. Ô Satacratou, nous voulons te plaire par nos hymnes, comme (on attire) la vache par l’herbe du pâturage.

13. Ô Satacratou armé de la foudre, puissions-nous voir exaucés tous nos vœux sur la terre !

14. Ô fils de la Force, qu’en toi tous les désirs soient accomplis ! Ô Indra, personne ne l’emporte sur toi.

15. Ô (Dieu) libéral, emploie à nous sauver ta sage et généreuse pensée, qui protége et qui épouvante.

16. Ô Indra, ô Satacratou, pour toi (nous avons versé) ce glorieux soma. Enivre-toi de nos libations.

17. Ô Indra, ton ivresse est une source de prouesses ; elle double ta vigueur ; elle est la mort de Vritra.

18. Ô (Dieu) noble et juste, qui portes la foudre et bois le soma, nous savons ce que peut faire cette ivresse au milieu des nations.

19. Que nos voix célèbrent ce (soma) que nous versons pour enivrer Indra. Que les poëtes chantent cette (liqueur) digne de leurs éloges.

20. Au milieu des libations nous invoquons Indra, pour qui se réunissent toutes les Richesses et les sept Offrandes.

21. Pendant les Tricadrous[15] les Dévas ont établi un sacrifice fait pour exciter (Indra). Que nos prières augmentent sa grandeur.

22. Que les libations entrent en toi, comme les fleuves dans la mer. Ô Indra, personne n’est au-dessus de toi.

23. Ô généreux et vigilant Indra, ton large ventre s’ouvre pour engloutir ces torrents de soma.

24. Ô Indra, vainqueur de Vritra, que ce soma satisfasse à ta soif. Que ces breuvages remplissent ton vaste corps.

25. Sroutacakcha chante pour obtenir d’Indra cheval, vache et maison.

26. Ô Indra, pour prix de nos libations tu nous combles de présents ; ô Sacra, tu deviens notre bienfaiteur.

27. Ô (Dieu) qui portes la foudre, que nos chants te fassent venir de loin ! Que nous obtenions ta faveur.

28. Tu aimes les héros ; car tu es toi-même un héros courageux. Tes exploits sont renommés.

29. Ô magnifique Indra, ta munificence embrasse tous tes serviteurs. Sois donc avec moi.

30. Ô maître des offrandes, ne sois pas, comme le prêtre (pacifique), lent et calme. Enivre-toi de ce soma mêlé (au lait) de la vache.

31. Ô Indra, que de cruels ennemis ne viennent point nous assaillir pendant les nuits. Avec ton secours, que nous vivions en paix.

32. Ô Indra, puissions-nous, sous ta protection, repousser nos ennemis ! Sois à nous comme nous sommes à toi.

33. Unis à toi, et célébrant tes louanges, que tes amis, ô Indra, t’honorent sans cesse par leurs sacrifices.


HYMNE XII.
À Indra, par Soucakcha.
(Mètre : Gâyatrî.)

1. Ô Soûrya[16], tu viens trouver celui qui, généreux et magnifique, ne produit que des œuvres viriles, et lance (ses bienfaits, comme l’archer lance ses flèches).

2. Le vainqueur de Vritra a, par la force de ses bras, brisé les quatre-vingt-dix-neuf villes (célestes) et terrassé Ahi.

3. Indra, cet ami fortuné, est pour nous comme une vache féconde. Il nous donne des chevaux, des vaches, de l’orge.

4. Ô Soûrya, ô Indra, vainqueur de Vritra, tout ce que (tu aperçois) aujourd’hui à ton lever, est soumis à ton empire.

5. Ô puissant maître de la piété, si, en (voyant les deux chefs de famille), tu te dis, « Ils vivent ! » ce bonheur est ton ouvrage.

6. Ô Indra, c’est pour toi toutes ces libations que l’on verse et loin et près d’ici.

7. Nous donnons les forces à Indra pour qu’il frappe le grand Vritra. Qu’Indra soit généreux et fécond.

8. Indra est né pour la bienfaisance ; il déploie surtout sa force, quand il est enivré de soma, entouré d’offrandes, exalté par les hymnes.

9. Ainsi que la foudre, il est aiguisé par la prière ; fort, inébranlable, grand et invincible, il ne demande qu’à être bienfaisant.

10. Ô Indra, ô Maghavan, si tu es content de nos louanges, si nos hommages te plaisent, fais que la mauvaise voie devienne bonne pour nous.

11. C’est un roi dont aucun dieu, aucun mortel audacieux ne saurait détruire la domination.

12. Le Ciel et la Terre, ces deux belles divinités, honorent ta force invincible.

13. Tu as placé un lait brillant au sein de ces (vaches) noires, rouges et rousses.

14. Quand tous les dieux, effrayés de la force d’Ahi, s’enfuient devant ce monde (céleste).

15. Que le vainqueur de Vritra devienne alors mon défenseur ; que ce maître invincible déploie toute sa vigueur.

16. En votre nom je demande l’opulence à cet (Indra) renommé, le vainqueur de Vritra et le protecteur des hommes.

17. Ô (Dieu) que nous louons sous tant de noms, quand tu apparais au milieu de nos libations, (nous t’honorons) par nos prières, qu’accompagne l’offrande.

18. Que le vainqueur de Vritra, qui aime nos libations, prête l’oreille à nos prières. Que Sacra écoute mon invocation.

19. Ô (Dieu) généreux, quel secours prétends-tu nous donner ? Quel (présent) apportes-tu à tes chantres ?

20. (Dieu) libéral et fort, vainqueur de Vritra, traîné par de (vigoureux) coursiers, quel est le (mortel) dont tu te plais à boire le soma ?

21. Heureux (de nos hommages), apporte-nous des milliers de présents. Dans tes libéralités n’oublie pas ton serviteur.

22. Les Ondes sortent du vase des libations, et vont, avec Soma leur époux, au-devant du (dieu) qu’elles désirent honorer.

23. Empressés à compléter les actes du sacrifice, les (sept) Holocaustes se présentent pour couvrir Indra de leurs offrandes.

24. Que tes deux coursiers azurés, à la crinière d’or, avides de nos libations, t’amènent vers les mets que nous avons préparés.

25. Ô trésor de splendeur, pour toi ces breuvages ont été versés, ce gazon a été étendu. Montre Indra à ses serviteurs.

26. Que par ta puissance tes amis soient mis en possession des (mondes) brillants et de tous les trésors. Chantez Indra pour le bien de ses serviteurs.

27. Ô Satacratou, je te présente ce (soma) et ces hymnes qui font ta force. Ô Indra, sois bon pour tes serviteurs.

28. Ô Satacratou, accorde-nous une heureuse abondance, une heureuse vigueur, s’il est vrai que tu nous favorises, ô Indra.

29. Ô Satacratou, apporte-nous tous les biens, s’il est vrai que tu nous favorises, ô Indra !

30. Ô vainqueur de Vritra, nous t’offrons les libations ; nous t’invoquons, s’il est vrai que tu nous favorises, ô Indra !

31. Maître des libations, viens prendre notre soma et nos holocaustes. Viens avec tes coursiers prendre notre soma.

32. Ô Indra, ô Satacratou, ô toi qui triomphes de Vritra, et sais inspirer également (l’amour et la crainte), viens avec tes coursiers prendre notre soma.

33. Ô vainqueur de Vritra, tu aimes à boire nos libations. Viens avec les coursiers prendre notre soma.

34. Qu’Indra, pour nous assurer l’abondance, nous donne (la protection) du Ribhou Ribhoukchâs[17] ; que ce (dieu) nous accorde une forte opulence.


HYMNE XIII.
Aux Marouts, par Bindou ou Poutadakcha, fils d’Angiras.
(Mètre : Gâyatrî.)

1. La Vache (céleste), mère des magnifiques Marouts, boit le soma qu’elle désire ; elle a attelé aux chars (de ses enfants ses daims légers).

2. Non loin d’elle tous les dieux poursuivent leur œuvre pour faire briller le soleil et la lune.

3. Ô Marouts, tous nos maîtres et nos poëtes vous chantent, pour vous engager à boire le soma.

4. En effet, le soma est versé ; les brillants Marouts et les Aswins viennent le goûter.

5. Mitra, Aryaman, Varouna boivent de cette liqueur pure et généreuse, répandue sur trois foyers.

6. Indra, pareil au sacrificateur, aime à savourer le matin cet enivrant breuvage, mêlé avec le lait de la vache.

7. Les nobles (Marouts) armés d’une force purifiante, et brillants d’un (saint) éclat, arrivent tels que des ondes (impétueuses), et repoussent leurs ennemis.

8. Pour vous aujourd’hui j’implore le secours de ces grands dieux, qui s’entourent de vives lumières.

9. Les Marouts ont développé tous les mondes terrestres. Qu’ils (viennent) du ciel pour boire le soma.

10. Pour vous j’invoque ces Marouts purs et vigoureux, et (je les invite à venir) du ciel pour boire le soma.

11. Les Marouts ont consolidé le ciel et la terre. Je les invite à venir pour boire ce soma.

12. Cette race féconde des Marouts est née de la montagne (céleste). Je les invite à venir pour boire ce soma.


HYMNE XIV.
À Indra, par Tirastchis, fils d’Angiras.
(Mètre : Anouchtoubh.)

1. Ô adorable et invincible Indra, les Prières, pareilles au conducteur d’un char, viennent à toi au milieu des libations. Elles te (flattent), comme les vaches (flattent) leur nourrisson.

2. Adorable Indra, que ces brillantes libations te touchent. Ô Indra, prends ce breuvage qui a été disposé de tout côté.

3. Ô Indra, enivre-toi de ce soma qui t’a été apporté par l’épervier (poétique). Tu es le maître, le roi de toutes ces races immortelles.

4. Écoute l’invocation de Tirastchîs ton serviteur, ô Indra ! Comble-nous d’une opulence qui compte des vaches nombreuses et de vaillants héros. Tu es grand.

5. Ô Indra, (le poëte) a enfanté cet hymne nouveau qui doit te réjouir. (Accueille) son antique prière, que conçoit une âme dévouée, et qui fait fructifier le sacrifice.

6. Louons donc cet Indra, dont les prières et les hymnes augmentent la grandeur. Nous honorons les nombreux exploits de ce (dieu) bienfaisant.

7. Priez Indra ; célébrons par nos purs accents ce (dieu) pur, qui croît à la faveur de nos pures louanges. Pur et comblé de bénédictions, qu’il se réjouisse.

8. Ô Indra, viens à nous dans toute la pureté de ta puissance. Tu es pur, affermis notre opulence ; tu es pur, réjouis-toi de notre soma.

9. Tu es pur, ô Indra, et tu donnes à ton serviteur la richesse et la fortune. Tu es pur, et tu frappes à mort tes ennemis. Tu es pur, et tu distribues l’abondance.


HYMNE XV.
Aux Marouts, par Tirastchis.
(Mètres : Trichtoubh et Virât.)

1. Que les Aurores (le matin), que le soir les Nuits, secondées par la Prière, ouvrent le chemin à Indra. Que les sept Rivières, mères (fécondes), se présentent devant lui, et n’aient pour les hommes que des ondes favorables et faciles.

2. Vingt et une cîmes[18] des montagnes (célestes) ont été en même temps percées par cet habile archer. Il n’est point de dieu, il n’est point de mortel qui puisse détruire ce qu’a fait ce grand et généreux bienfaiteur.

3. Indra a pris (dans sa main) sa foudre de fer. La force de ses bras est immense. Sur sa tête (siége) une majesté puissante ; de sa bouche sortent des sons qui étonnent les oreilles[19].

4. Je t’honore, toi qui es adorable parmi les êtres adorables ; je t’honore, toi qui ébranles ce qui est inébranlable. Ô Indra, je t’honore, toi qui es l’étendard des vivants ; je t’honore, toi qui es le taureau des (troupeaux) humains.

5. Ô Indra, quand tu tiens dans tes bras la foudre qui frémit de joie et va frapper Ahi, que les Montagnes (célestes), que les Vaches (du sacrifice), que les prêtres s’avancent vers toi pour te louer.

6. Chantons donc celui qui a enfanté ce (monde). Tous les êtres sont au-dessous de lui. Qu’Indra avec Mitra reçoivent nos prières ; adressons nos hommages à un (dieu) fort et généreux.

7. Tous les (dieux), tes amis, effrayés du souffle de Vritra, se sont enfuis vers toi. Ô Indra, allié avec les Marouts, triomphe de tous tes ennemis !

8. (À ta suite viennent) les soixante-trois[20] Marouts, cohortes adorables, qui s’étendent comme des vaches (dans les pâturages). Nous t’invoquons. Donne-nous le bonheur. Nous voulons par cet holocauste honorer ta force.

9. Tu as pour toi ton arme effilée et la vigueur des Marouts. Ô Indra, qui peut prévaloir contre ta foudre ? Les Asouras impies sont désarmés : brise-les sous ta roue, ô (Dieu) qui aimes le soma !

10. Pour obtenir l’abondance des troupeaux, chante un hymne en l’honneur (d’un Dieu) grand, terrible, robuste et fortuné. Prodigue la prière à Indra, qui sait l’accueillir. Qu’il favorise son serviteur.

11. À ce (dieu) puissant qui se plaît à nos hymnes, adressez la prière. Qu’elle soit pour nous comme le vaisseau qui nous transporte au delà des rivières. Que cette prière touche le cœur de ce héros plein de gloire. Qu’il favorise son serviteur.

12. Célèbre donc Indra, puisque tes chants lui plaisent. Chante, adresse-lui ta prière et ton invocation. Ô poëte, honore (Indra) ! Hâte-toi, fais entendre ta voix. Qu’il favorise son serviteur.

13. Le rapide Crichna est descendu sur les bords de l’Ansoumatî[21] avec ses dix mille (compagnons). Son souffle (était effrayant). Indra s’est avancé dans toute sa puissance. Il pensait (à la prière) des mortels, et, frappant avec force, il a éloigné Crichna.

14. J’ai vu le rapide Crichna le long des rives profondes de la rivière d’Ansoumatî ; il s’y étend, large comme le ciel. Ô généreux Marouts, je vous appelle ; allez au champ de bataille.

15. Ainsi le rapide (Crichna) près de l’Ansoumatî s’établissait en étalant sa forme brillante. Indra, uni à Vrihaspati, a soutenu l’attaque de ces hordes impies.

16. À peine né, ô Indra, tu as avec les sept (Angiras) repoussé ces ennemis. Tu as retrouvé le Ciel et la Terre, qui étaient perdus. Tu as élargi les mondes, et leur as rendu le bonheur.

17. Ô Indra, ô (Dieu) tonnant, tu as avec ta foudre victorieuse écrasé une force qui ne pouvait se comparer à la tienne. Tu as, malgré les traits de Souchna, enlevé les vaches (célestes) ; tu les as conquises par ta puissance.

18. Ô (Dieu) généreux, tu as avec force frappé à mort les ennemis des hommes. Tu as délivré les Rivières captives ; tu as ramené les Ondes épouses du brigand (des airs).

19. (Dieu) puissant, (il vient) au milieu de nos libations nous combler de biens ; invincible (dans les combats), il est riche comme le Jour. Vainqueur incomparable de Vritra, il frappe (ses ennemis) et agit noblement avec ses amis. Qu’on cite un autre qui lui ressemble.

20. Indra triomphe de Vritra et soutient les hommes. Invoquons avec des hymnes ce (dieu) adorable. Maghavan est notre sauveur et notre prince. Il nous fait don d’une noble abondance.

21. Indra a tué Vritra ; à peine né, il méritait d’être invoqué sous le nom de Ribhoukchâs. Distingué par ses nombreuses prouesses, (bon) comme le soma savoureux, il est digne du culte de ses amis.


HYMNE XVI.
À Indra, par Rébha, fils de Casyapa.
(Mètres : Gâyatrî, Trichtoubh et Djagatî.)

1. Ô magnifique Indra, donne à ton chantre et à (tes serviteurs), assis sur un pur gazon, les biens que tu as heureusement enlevés aux Asouras.

2. Ô Indra, accorde au sacrificateur, qui te présente la libation et l’offrande, cette large abondance de chevaux et de vaches, qui est ta conquête. Ne laisse rien à Pani.

3. Ô Indra, l’ennemi des dieux qui dort de son sommeil impie, doit perdre sur la route qu’il suit la richesse dont il espérait jouir. Que (la main) mystérieuse nous donne ses biens.

4. Ô Indra, vainqueur de Vritra, ô Sacra, que tu sois loin ou près de nous[22], ton serviteur t’honore en versant le soma, et en envoyant vers toi ses prières qui montent au ciel, pareilles à de légers coursiers.

5. Que tu sois dans le (séjour) brillant du ciel ou dans les plaines de l’Océan (aérien), que tu sois sur la terre ou dans les demeures de l’atmosphère, ô vainqueur de Vritra, viens (vers nous).

6. Ô Indra, maître de la force et ami du soma, enivre-toi de nos libations, et comble-nous d’une heureuse opulence, d’une richesse abondante.

7. Ô Indra, ne nous abandonne pas. Réjouis-toi de nos offrandes. Tu es notre sauveur, tu es notre parent. Ô Indra, ne nous abandonne pas.

8. Ô Indra, viens à nos libations boire nos douces liqueurs. Sois le protecteur de ton chantre ; ô magnifique Indra, viens à nos libations.

9. Les dieux ne peuvent te vaincre, ni les mortels, ô toi qui portes la foudre ! Tu t’élèves par ta force au-dessus de tous les êtres. Les dieux ne peuvent te vaincre.

10. Les (prêtres) ont enfanté et constitué pour la grandeur cet Indra qui renverse toutes les armées réunies, ce héros puissant en ses bienfaits, cet exterminateur terrible, fort, rapide et vaillant.

11. Les enfants de Rébha ont invité Indra à prendre le soma. (Le sacrificateur) offre le ghrita pour obtenir la faveur du maître du ciel, et l’invoque ardemment avec les (Marouts) ses alliés.

12. Les sages par leurs prières font tourner Indra ainsi qu’une roue ; par leurs hymnes ils le font changer en bélier[23]. Ô (chantres) bons et brillants, (portez) promptement vos vers jusqu’à l’oreille (d’Indra).

13. J’invoque Indra, magnifique et terrible, bienfaisant et doué d’une force insurmontable. Que le (dieu) tonnant, digne de nos prières et de nos hommages, nous donne la richesse. Qu’il nous ouvre partout des voies faciles.

14. Ô Indra, ô puissant Sacra, tu sais par la force briser les villes (célestes). Tous les mondes, ô (Dieu) tonnant, et le Ciel et la Terre, tremblent de crainte devant toi.

15. Ô Indra, héros admirable et armé de la foudre, je suis pur (de péché) ; conserve-moi. Fais-moi passer à travers tous les maux, comme (on passe) un fleuve. Ô royal Indra, accorde-nous une opulence variée et digne d’envie.

  1. Nous avons déjà vu que cet épervier était la Gâyatrî ainsi personnifiée.
  2. L’auteur fait ici allusion aux deux feux gârhapatya et ahavanîya ; ou bien il veut insinuer qu’établi sur la terre, il existe également au ciel.
  3. Le texte porte le mot dakcha, que le commentaire regarde comme le nom du patriarche. Voy. page 205, col. 2, note 1.
  4. Nom d’un Richi.
  5. C’est le fils de Viswaca : il en a été question section 1, lecture viii, hymnes iv et v.
  6. Il désigne son propre fils Vichnâpwa.
  7. Le commentaire veut que ce soit Indra que les Gotamas aient enfanté dans le sacrifice.
  8. Je suppose que c’est un nom donné à quelques officiers du sacrifice : le commentaire les appelle mitabhachinah stotârah. Voyez, sur l’intervention des Marouts dans le sacrifice, page 275, col. 1, note 2, et page 276, col. 1, note 1.
  9. Notez ici cette expression de fils de la force employée pour Indra, et par conséquent échappant à l’explication qu’on en donne quand elle désigne Agni. Voyez page 256, col. 1, note 3 ; page 134, col. 1, note 2 ; page 135, col. 2, note 7.
  10. Asoura.
  11. Cet hymne est attribué à Apâlâ, fille d’Atri. La légende dit qu’elle était attaquée d’une maladie de peau, et qu’un jour, en allant au bain, elle rencontra Soma dont elle offrit la libation à Indra, lequel la délivra de sa maladie, en même temps qu’il rendit au père d’Apâlâ les cheveux dont il avait été privé. Dans mon opinion, Apâlâ est la flamme du sacrifice, qui au commencement est couverte d’une enveloppe noire. La libation dissipe la fumée et donne de l’activité à la flamme, fille d’Agni, appelé quelquefois Atri. Agni en même temps reprend ses rayons, qui forment sa chevelure.
  12. Apâlâ étant la flamme, a reçu le soma offert à Indra, et ses dents ont pressé la liqueur, à moins d’expliquer le mot djambhasouta par l’action même du pressoir.
  13. Allusion à la maladie de peau qui défigura Apâlâ.
  14. Le char est, comme on sait, le sacrifice, et nous avons donné, page 259, col. 1, note 2, la forme du foyer, où se trouvent trois coundas ou vases, lesquels contiennent le feu. J’ai cherché dans cette figure l’explication de ce passage, où les mots ratha et anas ont reçu de moi une signification restreinte que rien ne m’a indiquée.
  15. Voy. page 60, col. 2, note 3.
  16. Le commentaire pense qu’Indra est désigné sous ce nom de Soûrya.
  17. Les Ribhous sont au nombre de trois, et s’adjoignent Indra lui-même sous le nom de Ribhoukchâs.
  18. Voy. pour ce nombre 21, page 443, col. 1, note 2. Voy. aussi un passage, sect. V, lect. ii, hym. xvii, st. 11, qui semble se rapporter au passage présent.
  19. Le sens que je donne à cette phrase s’éloigne des explications du commentaire.
  20. Voici encore un emploi du nombre 21 ; 3 fois 7 X 3 = 63. La légende pourânique raconte bien qu’Indra coupa le fœtus de Diti en sept parties, et ensuite qu’il les coupa chacune en sept autres ; ce qui ne forme que le nombre 49. Ici le poëte compte 63 Marouts. Le commentaire les divise en neuf classes (navagana), dont il donne les noms : Swatavân, Praghâsin, Sântapana, Grihamédhin, Crîdin, Sâkin, Oûrdjin, Dhounin, Dwânta.
  21. L’Ansoumatî me semble être, comme ailleurs la Parouchnî (sect. V, lect. 11, hym. xvii, st. 8), la rivière céleste ou le nuage ; peut-être aussi la rivière de la libation. Car le mot ansou est un synonyme de soma.
  22. Le commentateur donne ici aux mots parâvati et arwâvati une explication nouvelle, et qui diffère de celle que j’ai tentée page 63, col. 1, note 6, et page 216, col. 1, note 1. Le mot parâvat, suivant lui, représente le ciel, dyouloka ; et le mot arwâvat, l’air, antarikcha.
  23. On raconte qu’Indra se changea en bélier pour conduire au ciel Médhyâtithi. Au reste, voyez sect. VII, lect. vii, hymne ix.