Romances sans paroles (1902)/« L’ombre des arbres dans la rivière embrumée »

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List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir L’Ombre des arbres dans la rivière embrumée.


IX


Le rossignol qui du haut d’une branche se regarde dedans, croit être tombé dans la rivière. Il est au sommet d’un chêne et toute-fois il a peur de se noyer.
(Cyrano de Bergerac).


L’ombre des arbres dans la rivière embrumée
Meurt comme de la fumée,
Tandis qu’en l’air, parmi les ramures réelles,
Se plaignent les tourterelles.

Combien, ô voyageur, ce paysage blême
Te mira blême toi-même,
Et que tristes pleuraient dans les hautes feuillées
Tes espérances noyées !


Mai, juin 1872.