Romans nationaux/Les Romans Nationaux suivants
résumé et chronologie.
(Ce titre ne fait pas partie de l’ouvrage.)
Waterloo, qui se relie au Conscrit de 1813, est l’histoire finale, le dernier acte du grand drame militaire de l’Empire. Joseph Bertha, rentré dans ses foyers après le désastre du Leipzig, a épousé Catherine. On respire avec bonheur après les guerres épouvantables. Ou jouit de la, tranquillité, de la paix. On serait heureux, sans les folies de la réaction légitimiste, qui veut tout rétablir comme avant 1789. Tout à coup l’Empereur débarque à Cannes. Il est à Grenoble, il est à Lyon, il est à Paris ; adieu, la paix, le commerce, la tranquillité, la douce vie de famille. Il faut reprendre le sac et partir pour Waterloo. La première partie de ce livre est d’une exactitude, d’une vérité historique incroyable. C’est un tableau complet de la restauration de 1814. La seconde partie est exclusivement militaire : les marches et contre-marches pour dérouter l’ennemi, l’entrée en campagne, la défection de Bourmont, l’étonnement et la joie des Belges à la vue des troupes françaises, la bataille de Ligny contre les Prussiens, où l’on charge en criant : — Pas de quartier ! — l’orage de la nuit, le manque de vivres, le relèvement des blessés et des morts qui s’éleva jusqu’à trois et quatre pieds dans les rues du village, — la marche sous la pluie battante, — la nuit passée dans les blés, en arrière du mont Saint-Jean, au milieu des terres où l’on enfonce jusqu’aux genoux, sans allumer de feux, de crainte de faire décamper les Anglais ; puis le lendemain la grande, la terrible bataille de Waterloo et la déroute, la poursuite des Prussiens qui sabrent les blessés, le pillage des fourgons de vivres, la défense de Paris, la retraite sur la Loire, la désertion, le retour de Louis XVIII et les vengeances ;… tout passe devant les yeux du lecteur comme un rêve terrible.
Waterloo, c’est la bataille du désespoir.