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Sapho (1903)/Épithalames

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Traduction par Renée Vivien.
Sapho : Traduction nouvelle avec le texte grecAlphonse Lemerre, éditeur (p. 131-138).
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DEUXIÈME PARTIE

ÉPITHALAMES



Chantez hyménée !

Refrain des odes nuptiales de Psappha.




Car aucune autre vierge n’était son égale, ô toi son époux.



L’Épouse est réjouie : que l’Époux se réjouisse.




A. — Virginité, virginité, où t’enfuis-tu m’ayant quittée ?
B. — Jamais plus je ne te reviendrai, jamais plus je ne reviendrai.




A quoi, ô cher époux, puis-je te comparer bien ?
Je te comparerai très bien à un souple arbrisseau.


Mais, si tu es notre ami,… choisis une couche plus jeune, car je ne supporterai pas d’habiter avec un jeune homme, femme plus âgée.




Élevez, ô charpentiers,

Hyménée !

Très haut la poutre du toit,
Hyménée !
L’Époux s’avance, pareil à l’Arès,
Hyménée !
Beaucoup plus grand qu’un homme grand,
Hyménée !




Celui qui garde la porte a des pieds longs de sept brasses, et des sandales formées de cinq peaux de bœufs, et que dix savetiers façonnèrent.

« Psappha raille autre part les époux rustiques et le veilleur qui garde les portes. Pour ces noces sans beauté, elle emploie des phrases prosaïques, comme si elle discourait plus qu’elle ne chantait. Et les mots qu’elle emploie ne sont plus en harmonie avec la danse et le chant. »

Démétrius.


Nous donnerons, dit le père…




Est-ce que je regrette encore ma virginité ?




Réjouis-toi, Épousée ! Noble Époux, réjouis-toi pleinement !



Bienheureux époux, voici que l’hymen de ton désir s’est accompli, et que tu possèdes la vierge de ton désir.




Demeure mon ami, debout et face à face… et dévoile la bienveillance qui est dans tes yeux.

Selon A. Schœne, ces vers s’adressent au frère de Psappha.