Sonnet d’Uranie

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Sonnet d’Uranie
Texte établi par A. Ubicini,  (p. 310-311).

Dès longtemps je connois sa rigueur infinie ;
Mais pensant aux beautés, pour qui je dois périr,
Je bénis mon martyre, et content de mourir,
Je n’ose murmurer contre sa tyrannie.

Quelquefois ma raison par de ibibles discours
M’incite à la révolte et me promet secours ;
Mais lorsqu’à mon besoin je me veux servir d’elle,

Après beaucoup de peine et d’efforts impuissants,
Elle dit qu’Uranie est seule aimable et belle,
Et m’y rengage plus que ne font tous mes sens.