Sur la mort d’une jeune fille

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AnonymeÉvariste de Forges de Parny

Sur la mort d’une jeune fille


 

Son âge échappait à l’enfance ;
Riante comme l’innocence,
Elle avait les traits de l’Amour.
Quelques mois, quelques jours encore,
Dans ce cœur pur et sans détour
Le sentiment allait éclore.
Mais le ciel avait au trépas
Condamné ses jeunes appas.
Au ciel elle a rendu sa vie,
Et doucement s’est endormie
Sans murmurer contre ses lois.
Ainsi le sourire s’efface ;
Ainsi meurt, sans laisser de trace,
Le chant d’un oiseau dans le bois.