Théorie de la grande guerre/Tome III/Chapitre 26

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Traduction par Lieutenant-Colonel De Vatry.
Librairie militaire de L Baudoin et Cie (p. 143-154).


CHAPITRE IV.

DÉTERMINATION PLUS PRÉCISE DU BUT À ATTEINDRE.
RENVERSEMENT DE L’ENNEMI.


Tout ce que nous allons exposer dans ce chapitre repose sur l’idée fondamentale que, d’après son concept, la guerre doit toujours tendre au renversement de l’adversaire.

Que faut-il donc entendre par cette expression ?

Pour renverser l’ennemi il n’est pas toujours nécessaire de se rendre maître de la totalité de son territoire. En 1792 les armées de la France ne constituaient pas encore par elles-mêmes une grandeur indépendante et, sans même les avoir battues au préalable, il eût vraisemblablement suffit d’atteindre Paris pour mettre provisoirement fin à la guerre avec le parti de la Révolution, tandis qu’en 1814, tant que Bonaparte eût encore disposé de forces considérables, on n’eût pas tout obtenu en s’emparant de la capitale. Plus tard, par contre, une première fois dans cette même année 1814 puis en 1815, l’armée française se trouvant en partie détruite, la prise de Paris exerça une influence décisive.

En 1812 si Bonaparte, soit avant soit après qu’il eût atteint Moscou, fût parvenu — comme il avait fait de l’armée autrichienne en 1803 et de l’armée prussienne eu 1806 — à disperser l’armée russe de 120.000 hommes qui se trouvait sur la route de Kalouga, l’entrée des Français dans la seconde capitale de l’Empire eût selon toutes les probabilités amené la paix, bien qu’une énorme partie du territoire russe restât encore libre.

En 1805 lorsque l’armée française se fut emparée de Vienne et des deux tiers des États autrichiens, comme il lui restait à se mesurer avec l’armée russe, il fallut encore la victoire d’Austerlitz pour décider du sort de la campagne. Mais après cette bataille, l’empereur Alexandre n’ayant pas d’autre armée à proximité, la paix devint inévitable quoique la Hongrie entière fut encore inoccupée. Il est vraisemblable même que, si les Russes eussent rejoint les Autrichiens sur le Danube et eussent partagé leur défaite, la prise de Vienne n’eût pas été nécessaire et que la paix se fût déjà imposée a Linz.

Dans d’autres circonstances la conquête entière de l’État ne suffit pas. C’est ainsi qu’en 1807, en Prusse, les Français n’ayant remporté qu’une victoire indécise sur l’armée russe de secours à Eylau, il leur fallut encore remporter la bataille décisive de Friedland pour obtenir le même résultat qu’en 1805 à Austerlitz.

On voit de nouveau ici que ce ne sont pas les causes générales qui décident du résultat. Les causes individuelles qui ne ss révèlent que sur les lieux mêmes, un grand nombre de causes morales dont on ne parle jamais, de petits accidents, le hasard même exercent souvent une influence décisive.

La théorie doit donc se borner à recommander de ne jamais perdre de vue les rapports dominants et les intérêts actuels des deux États. Par leur combinaison, en effet, ces rapports et ces intérêts déterminent de part et d’autre un certain centre de gravité, de puissance et de mouvement dont tout le reste dépend. Or, lorsqu’on l’a découvert chez l’adversaire, c’est contre ce centre de gravité qu’il faut désormais et sans interruption diriger le choc général de toutes les forces réunies.

Alexandre, Gustave-Adolphe, Charles XII, Frédéric le Grand avaient leur centre de puissance dans leurs armées. Ces armées une fois dispersées, ces grands hommes eussent mal achevé leurs rôles.

C’est dans les objets suivants qu’il faut, selon les circonstances, chercher à atteindre le centre de puissance d’un État :

1° Dans la capitale en général, lorsque l’État est déchiré par des dissensions intestines.

2° Dans l’armée de secours, lorsque de petits États sont soutenus par un allié puissant.

3° Dans l’unité des intérêts, lorsque plusieurs États se coalisent ensemble.

4° Dans la personne des chefs et dans l’opinion publique, quand il s’agit d’une nation entièrement soulevée et en armes.

Tels sont les objets contre lesquels le choc doit être dirigé. L’adversaire perd-il l’équilibre ? sans lui laisser le temps de le reprendre, il faut redoubler d’efforts en agissant toujours dans le même sens. Il faut, en d’antres termes, concentrer toutes ses forces en un tout unique et, avec ce tout, ne jamais agir contre une partie secondaire de l’ennemi. Ce n’est pas en utilisant sa supériorité à s’emparer facilement d’une province, et en préférant à de plus grands succès la possession moins aléatoire de cette petite conquête, maïs bien en cherchant à atteindre coûte que coûte, sans cesse et partout le cœur même de la puissance de l’adversaire, que l’on arrive enfin à le terrasser et à lui faire demander merci.

Quels que soient cependant les rapports de l’adversaire en raison desquels on se décide à agir, comme ses forces armées constituent l’un de ses organes les plus essentiels, il faut toujours commencer par les désorganiser et les vaincre.

D’après les leçons de l’expérience, c’est surtout par les moyens suivants que l’on arrive à renverser l’adversaire :

1° En dispersant d’abord son armée, quand cette armée constitue par elle-même un facteur en quelque sorte indépendant.

2° En s’emparant de sa capitale lorsqu’elle est à la fois le siège des autorités et des corps de l’État et le centre des partis politiques.

3° En portant un coup violent à l’allié principal, quand celui-ci est plus puissant que l’adversaire lui-même.


N’ayant encore eu à traiter que de considérations générales, jusqu’ici nous nous en sommes tenus à l’hypothèse d’un adversaire unique, et nous avons reconnu que, pour le renverser, il fallait vaincre la résistance des forces réunies en son centre de gravité. Nous allons maintenant étendre la question et voir quelles modifications elle comporte quand on a affaire à un plus grand nombre d’adversaires.

Lorsque deux ou plusieurs États se coalisent contre un autre, quoi que cela ne constitue politiquement qu’une seule et même guerre, on comprend bien cependant que, d’un cas à l’autre, l’accord politique puisse présenter des degrés très différents. Dans telle guerre, en effet, chacun des coalisés aura son intérêt particulier qu’il poursuivra avec les forces nécessaires et dans son indépendance propre ; dans telle autre, au contraire, les intérêts se réuniront par groupes et les coalisés uniront plus ou moins leurs forces dans une action commune. Plus la coalition affectera le second de ces caractères et plus il nous sera possible de considérer nos adversaires comme n’en faisant qu’un et, par conséquent, de réduire le nombre de nos entreprises décisives ou même de les ramener à la forme simple d’un grand choc unique. Or, nous venons de le reconnaître, tel est le moyen le plus efficace de renverser l’ennemi.

Il faut donc établir en principe que, tant que nous serons en état de vaincre la totalité de nos adversaires en en terrassant un seul, tous nos efforts devront se réunir contre celui-là, parce que c’est en lui que se trouve le centre de gravité de toute la guerre.

Il est peu de cas où cette conception ne soit admissible et où l’on ne puisse ramener plusieurs des centres de gravité de l’ennemi à un seul. Là cependant où la chose n’est pas réalisable, il ne reste évidemment qu’à considérer la guerre comme en constituant deux ou un plus grand nombre ayant chacune son but particulier, et dès lors, comme cela suppose l’indépendance d’action de plusieurs des adversaires et par suite la supériorité générale de leurs forces coalisées, il ne peut plus être question de les renverser.

Pour que nous puissions raisonnablement viser un pareil résultat, en effet, il nous faudrait disposer de forces armées assez considérables non seulement pour remporter une victoire décisive sur l’ennemi, mais encore pour le poursuivre et le harceler jusqu’au point où il ne pourrait plus désormais se relever ni reprendre son équilibre. 11 nous faudrait, en outre, être assez sûrs de nos rapports politiques pour n’avoir pas à redouter qu’un pareil résultat ne nous suscitât aussitôt de nouveaux adversaires assez puissants pour nous forcer à lâcher prise.

En 1806, bien qu’elle sût qu’elle allait par là attirer contre elle toutes les forces militaires de la Prusse, la France n’hésita pas néanmoins à renverser cette puissance, parce qu’elle savait qu’en Prusse même, une fois ce résultat obtenu, elle serait en état de se défendre contre ce nouvel adversaire.

La France put encore agir de même en Espagne par rapport aux Anglais en 1808, mais non par rapport aux Autrichiens. En 1809 cette puissance dut en effet rappeler une grande partie de ses forces de la Péninsule où elle eût même dû renoncer à continuer la guerre si elle n’avait déjà possédé une grande supériorité morale et physique sur l’Autriche.

Il importe donc de bien considérer ces trois degrés, de peur, après avoir gagné le procès en première et en deuxième instances, de le perdre en troisième et, par suite, d’avoir à en payer les frais.

Lorsque l’on suppute ainsi les forces et que l’on cherche à se rendre compte de ce qu’elles peuvent produire, on est souvent porté, par analogie avec les lois de la dynamique, à faire entrer le temps comme un élément de force dans le calcul ou, en d’autres termes, à croire que ce que la totalité des forces peut produire en un temps donné, la moitié des mêmes forces le peut réaliser en un temps double. Bien que cette pensée s’impose toujours plus ou moins dans l’élaboration du plan de guerre, elle est absolument fausse.

À la guerre, comme partout, il faut un certain temps pour accomplir un acte quelconque. Il est clair, par exemple, qu’on ne peut parcourir à pied en huit jours la distance qui sépare Wilna de Moscou, mais où trouver ici trace de l’action réciproque qui se manifeste dans la dynamique entre le temps et les forces ?

Chacun des adversaires a besoin de temps à la guerre, mais, si l’on fait abstraction des cas particuliers, c’est manifestement dans la situation de celui qui succombe que le temps peut le plus promptement apporter un changement favorable. Les États neutres ne voient pas sans envie, sans jalousie et sans inquiétude les succès du vainqueur, et ces sentiments, ainsi parfois que celui d’une généreuse sympathie pour le vaincu, deviennent les plus sûrs appuis de celui-ci, soit qu’ils lui créent des alliés, soit qu’ils en enlèvent à son adversaire. Nous avons déjà reconnu, d’un autre côté, que l’utilisation d’une première victoire exige de la part du vainqueur une très grande dépense de forces non seulement immédiate mais même longtemps prolongée ; or les ressources qu’il tire des provinces dont il s’est emparé ne suffisent pas toujours à ce surcroit de dépenses et, comme ses obligations augmentent peu à peu, il peut arriver qu’il soit hors d’état d’y satisfaire, et, dès lors, le temps amène à lui seul un revirement dans la situation.

Quelle comparaison établir entre les ressources de toutes sortes que Bonaparte put tirer de la Pologne et de la Russie en 1812 et les 100.000 hommes qu’il lui eût fallu envoyer à Moscou pour pouvoir se maintenir dans cette ville ?

Ce n’est, en somme, que lorsque le mal commence a s’étendre comme un ulcère rongeur, c’est-à-dire lorsque les provinces déjà conquises ont, par elles-mêmes ou par leur situation, une assez grande importance pour entraîner, dans un temps plus ou moins long et sans efforts nouveaux, la soumission du reste du territoire, ce n’est qu’alors, disons-nous, que le conquérant peut plus gagner que perdre à la prolongation de l’état des choses. Dans ce cas, en effet, si l’envahi ne reçoit aucun secours extérieur, le temps peut à lui seul achever l’œuvre commencée. Mais, lorsque le temps devient ainsi son auxiliaire, c’est précisément au moment où le vainqueur peut se passer de tout appui, car déjà le principal est fait, le danger du point limite de la victoire évité et tout revirement impossible. L’adversaire en un mot, désormais incapable de tout nouvel effort, est déjà terrassé.

Nous avons cherché à démontrer, par ce raisonnement, que jamais on ne peut assez promptement achever une conquête et qu’elle présente d’autant plus de difficulté qu’il est nécessaire d’en répartir l’action sur un plus grand espace de temps. Nous proclamons en outre que, lorsque l’on est assez fort d’une façon générale pour mener à bonne fin une conquête, on le doit être assez pour l’achever d’un trait sans à-coups. Il va de soi que nous ne parlons pas ici des temps d’arrêt de peu d’importance tels que ceux qui sont nécessaires à la concentration des troupes et aux autres dispositions préparatoires.

D’après nous, le caractère essentiel de la guerre offensive est donc la rapidité, la décision et la continuité de l’action. Nous sapons ainsi dans ses bases la doctrine prétendue méthodique qui oppose à l’incessante progression de la conquête une marche plus prudente et plus sûre. Les apparences semblent condamner notre manière de voir, et ceux-là mêmes qui nous ont suivi jusqu’ici la trouveront sans doute paradoxale. Elle est absolument contraire à l’opinion généralement admise, opinion que les écrivains ont mille fois exprimée et qui, comme tous les préjugés, a jeté des racines profondes dans les esprits. Nous allons donc, pour y répondre, rechercher tout d’abord les objections qu’elle peut soulever.

Lorsque l’on poursuit un but éloigné, s’il s’en présente un intermédiaire, des deux le plus proche est nécessairement le plus facile à atteindre, mais, à moins que cela ne concorde précisément avec le premier projet, il ne s’ensuit pas qu’en retardant ainsi l’entreprise on en rende l’exécution plus facile. Un petit bond exige moins d’efforts qu’un grand, et cependant personne ne s’avisera de ne prendre qu’un faible élan pour franchir un large fossé.

Cherchons à nous rendre compte de la manière dont on procède dans une guerre offensive prétendue méthodique :

1° On fait le siège des places fortes que l’on rencontre.

2° On rassemble les approvisionnements nécessaires.

3° On fortifie les endroits de dépôts, les ponts, les positions et autres points importants.

4* On répartit les troupes dans des quartiers d’hiver ou de repos.

5" On attend les renforts de l’année suivante.

En apportant ces temps d’arrêts dans les mouvements de l’offensive, en en suspendant ainsi formellement le cours, on croit se procurer une nouvelle base et une puissance nouvelle, comme si l’État lui-même marchait à la suite de l’armée et en reconstituait les forces au début de chaque campagne.

En procédant ainsi on peut bien rendre la guerre offensive plus commode, mais on ne saurait en rendre le succès plus certain. En somme, on ne cherche généralement par là qu’à dissimuler le manque d’énergie du commandement ou l’irrésolution du cabinet. Nous allons examiner chacun de ces procédés afin de nous rendre compte de leur véritable valeur.

1° La conquête des places fortes de l’ennemi ne constitue nullement une suspension mais bien un progrès effectif de l’offensive, et l’on ne saurait, par suite, confondre les temps d’arrêt apparents qui en sont la conséquence avec les temps d’arrêt dont nous nous occupons ici et qui suspendent ou diminuent réellement la marche de l’action. Quant à décider s’il est plus favorable à l’obtention du but final d’assiéger immédiatement, de bloquer ou simplement d’observer une place forte, cela dépend des circonstances. En tout cas il ne faut négliger une place forte ou se borner uniquement à la surveiller que lorsqu’elle n’est pas en situation de compromettre sérieusement la continuation de la marche en avant. Quand on n’a rien à craindre à ce propos et qu’on dispose encore d’assez d’espace pour développer toutes ses forces, il vaut mieux ne procéder aux sièges qu’après avoir entièrement terminé le mouvement offensif. Il faut donc bien prendre garde ici de se laisser entraîner à négliger ce qui a le plus d’importance en cédant à la tentation de mettre promptement en sûreté ce dont on s’est déjà emparé. Il est vrai qu’en procédant ainsi on semble remettre immédiatement au jeu ce que l’on a déjà gagné…[1]

2° Grâce aux procédés auxquels on a recours aujourd’hui pour assurer les subsistances des troupes en campagne, les magasins sont plus nécessaires en station qu’en marche. Tant que l’offensive progresse, les approvisionnements enlevés à l’ennemi compensent la pauvreté des provinces que l’on traverse.

3° On peut fortifier les villes et les positions sans y employer les troupes ; on n’a donc aucun motif d’immobiliser l’armée à ce propos.

4° Que gagne-t-on à se refaire et à se reposer dans des quartiers d’hiver ou de repos, quand l’adversaire en fait autant de son côté ?

5° L’adversaire a autant, si ce n’est même plus d’avantages que nous à attendre de nouvelles forces. Il est certain, en outre, qu’un État peut à peu de chose près porter en ligne autant de troupes en une année qu’en deux, car, en comparaison du nombre d’hommes qu’il appelle sous les armes dès la première année, le contingent que l’année suivante est en mesure de lui fournir ne peut être que très faible.


Nous croyons donc que toute station, tout temps d’arrêt, tout entr’acte est irrationnel dans la guerre offensive, et que, lorsque la chose est inévitable, cela ne peut que rendre le succès plus douteux. Pour être rigoureusement vrai, il faut même ajouter d’une façon générale que, de tout point où l’on est obligé de s’arrêter par faiblesse, on ne peut plus prendre un nouvel élan pour arriver au but et que, là où ce second élan est possible, le temps d’arrêt n’est pas nécessaire. Nous croyons, en un mot, que lorsque dès le principe le but à atteindre est trop éloigné pour les forces dont on dispose, il le restera toujours.

Nous ne parlons ici qu’au point de vue général et cherchons seulement à éloigner l’idée que, par lui-même, le temps puisse modifier favorablement la situation de l’attaquant. Mais, comme d’une année à l’autre les rapports politiques peuvent changer, il est clair que cette règle générale présentera toujours de nombreuses exceptions.

Il ne faut pas perdre de vue que tout ce que nous disons ici n’est pas moins applicable au défenseur quand il passe à l’offensive, qu’à l’attaquant lui-même aussi longtemps qu’il persévère dans la forme initiale de son action. Il est certain que celui des deux adversaires qui se sent en état de prétendre au renversement absolu de l’autre ne se résoudra pas facilement à recourir à la forme défensive dont le but immédiat n’est que la conservation, mais, comme nous avons reconnu que dans la stratégie aussi bien que dans la tactique toute défensive sans principe positif est absurde, et que, par conséquent, dès que les avantages de la forme défensive sont épuisés le défenseur doit avec toutes ses forces passer à l’offensive, il est parfaitement admissible non seulement que dès le principe le but du défenseur soit de renverser son adversaire s’il y peut arriver, mais même que celui des deux belligérants qui a formellement en vue le renversement de l’autre préfère débuter par la forme défensive.

Au commencement de la campagne de 1812 l’empereur Alexandre ne soupçonnait peut-être pas la grandeur de la catastrophe à laquelle la guerre allait conduire son adversaire, mais l’eût-il réellement prévu que rien n’eût cependant été plus naturel de la part des Russes que de débuter par la défensive.

  1. La phrase est inachevée dans le texte allemand.