Vie de Henri Brulard/Chapitre V

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Œuvres complètes de Stendhal
Texte établi par Henry Debraye, Librairie ancienne Honoré et Édouard Champion (Vie de Henri Brulard. Tome premierp. 51-70).




CHAPITRE V*


PETITS SOUVENIRS DE MA PREMIÈRE ENFANCE




A l’époque où nous* occupions le premier étage sur la place Grenette, avant 1790 ou plus exactement jusqu’au milieu de 1789, mon oncle, jeune avocat, avait un joli petit appartement au second, au coin de la place Grenette et de la Grande-rue*. Il riait avec moi, et me permettait de le voir dépouiller ses beaux habits et prendre sa robe de chambre, le soir, à neuf heures, avant souper. C’était un moment délicieux pour moi, et je redescendais tout joyeux au premier étage en portant devant lui le flambeau d’argent. Mon aristocrate famille se serait crue déshonorée si le flambeau n’avait pas été d’argent. Il est vrai qu’il ne portait pas la noble bougie, l’usage était alors de se servir de chandelle. Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/110 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/111 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/112 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/113 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/114 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/115 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/116 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/117 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/118 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/119 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/120 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/121 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/122 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/123 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/124 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/125 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/126 Page:Stendhal - Vie de Henri Brulard, t1, 1913, éd. Debraye.djvu/127 avec peine négliger les procès pour Mably et Montesquieu, était calmée par mon grand-père. Dans ces temps-là, notre compatriote Mably passait pour quelque chose, et deux ans après on donna son nom à la rue des Clercs*.