Contes et fables/Le Vizir Abdoul

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s’éleva, nous entendîmes un doux murmure, qui se changea bientôt en un cri de joie générale. Le vieil artilleur découvrit son visage, se leva et regarda la mer.

Le ventre jaune du requin était ballotté par les vagues, et, un instant après, la barque ramenait les deux enfants à bord du navire. arrêta son cheval, on l’entoura et on le menaça de le tuer s’il ne faisait pas ce qu’on voulait.

L’un d’entre eux fut même assez audacieux pour lui tirer la barbe.

Quand il fut laissé libre, le vizir se rendit chez le schah, le supplia de venir en aide à son peuple et de ne point punir ses agresseurs.

Le lendemain matin, un épicier vint trouver le grand vizir.

Celui-ci lui demanda ce qu’il voulait. L’épicier répondit :

— Je viens dénoncer celui qui t’a insulté hier ; je le connais, c’est mon voisin, on l’appelle Nagi ; envoie-le chercher et punis-le.

Le vizir renvoya l’épicier et fit appeler Nagi.

Nagi, comprenant qu’on l’avait dénoncé,

UN NOYAU

HISTOIRE VRAIE


La mère avait acheté des prunes, et voulant les distribuer aux enfants après le dîner, elle les avait mises sur une assiette.

Vania n’avait jamais mangé de prunes ; ces fruits le tentaient beaucoup ; il les avait flairés et désirait fort les goûter ; il ne


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