L’Origine des espèces
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Traduit par Edmond Barbier en 1876
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| Notice historique sur les progrès de l’opinion relativement à l’origine des espèces avant la publication de la première édition anglaise du présent ouvrage | XI |
| Introduction | 1 |
| CHAPITRE I. De la variation des espèces à l’état domestique. |
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| Causes de la variabilité. — Effets des habitudes. — Effets de l’usage ou du non-usage des parties. — Variation par corrélation. — Hérédité. — Caractères des variétés domestiques. — Difficulté de distinguer les variétés et les espèces. — Nos variétés domestiques descendent d’une ou de plusieurs espèces. — Pigeons domestiques, leur origine et leurs différences. — La sélection applique depuis longtemps ses effets. — Sélection méthodique et inconsciente. — Origine inconnue de nos animaux domestiques. — Circonstances favorables à l’exercice de la sélection par l’homme. | |
| CHAPITRE II. De la variation à l’état de nature. |
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| Variabilité. — Différences individuelles. — Espèces douteuses. — Les espèces ayant un habitat fort étendu, les espèces très répandues et les espèces communes sont celles qui varient le plus. — Dans chaque pays, les espèces appartenant aux genres qui contiennent beaucoup d’espèces varient plus fréquemment que celles appartenant aux genres qui contiennent peu d’espèces. — Beaucoup d’espèces appartenant aux genres qui contiennent un grand nombre d’espèces ressemblent à des variétés, en ce sens qu’elles sont alliées de très près, mais inégalement, les unes aux autres, et en ce qu’elles ont un habitat restreint. | |
| CHAPITRE III. La lutte pour l’existence. |
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| Son influence sur la sélection naturelle. — Ce terme pris dans un sens figuré. — Progression géométrique de l’augmentation des individus. — Augmentation rapide des animaux et des plantes acclimatés. — Nature des obstacles qui empêchent cette augmentation. — Concurrence universelle. — Effets du climat. — Le grand nombre des individus devient une protection. — Rapports complexes entre tous les animaux et entre toutes les plantes. — La lutte pour l’existence est très acharnée entre les
[ page ]individus et les variétés de la même espèce, souvent aussi entre les espèces du même genre. — Les rapports d’organisme à organisme sont les plus importants de tous les rapports. |
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| CHAPITRE IV. La sélection naturelle ou la persistance du plus apte. |
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| La sélection naturelle ; comparaison de son pouvoir avec le pouvoir sélectif de l’homme ; son influence sur les caractères a peu d’importance ; son influence à tous les âges et sur les deux sexes. — Sélection sexuelle. — De la généralité des croisements entre les individus de la même espèce. — Circonstances favorables ou défavorables à la sélection naturelle, telles que croisements, isolements, nombre des individus. — Action lente. — Extinction causée par la sélection naturelle. — Divergence des caractères dans ses rapports avec la diversité des habitants d’une région limitée et avec l’acclimatation. — Action de la sélection naturelle sur les descendants d’un type commun résultant de la divergence des caractères. — La sélection naturelle explique le groupement de tous les êtres organisés ; les progrès de l’organisme ; la persistance des formes inférieures ; la convergence des caractères ; la multiplication indéfinie des espèces. — Résumé. | |
| CHAPITRE V. Des lois de la variation. |
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| Effets du changement des conditions. — Usage et non-usage des parties combinées avec la sélection naturelle ; organes du vol et de la vue. — Acclimatation. — Variations corrélatives. — Compensation et économie de croissance. — Fausses corrélations. — Les organismes inférieurs multiples et rudimentaires sont variables. — Les parties développées de façon extraordinaire sont très variables ; les caractères spécifiques sont plus variables que les caractères génériques ; les caractères sexuels secondaires sont très variables. — Les espèces du même genre varient d’une manière analogue. — Retour à des caractères depuis longtemps perdus. — Résumé. | |
| CHAPITRE VI. Difficultés soulevées contre l’hypothèse de la descendance avec modifications. |
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| Difficultés que présente la théorie de la descendance avec modifications. — Manque ou rareté des variétés de transition. — Transitions dans les habitudes de la vie. — Habitudes différentes chez une même espèce. — Espèces ayant des habitudes entièrement différentes de celles de ses espèces voisines. — Organes de perfection extrême. — Mode de transition. — Cas difficiles. — Natura non facit saltum. — Organes peu importants. — Les organes ne sont pas absolument parfaits dans tous les cas. — La loi de l’unité de type et des conditions d’existence est comprise dans la théorie de la sélection naturelle. | |
| CHAPITRE VII. Objections diverses faites à la théorie de la sélection naturelle. |
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| Longévité. — Les modifications ne sont pas nécessairement simultanées. — Modifications ne rendant en apparence aucun service direct. —
[ page ]Développement progressif. — Constance plus grande des caractères ayant la moindre importance fonctionnelle. — Prétendue incompétence de la sélection naturelle pour expliquer les phases premières de conformations utiles. — Causes qui s’opposent à l’acquisition de structures utiles au moyen de la sélection naturelle. — Degrés de conformation avec changement de fonctions. — Organes très différents chez les membres d’une même classe, provenant par développement d’une seule et même source. — Raisons pour refuser de croire à des modifications considérables et subites. |
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| CHAPITRE VIII. Instinct. |
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| Les instincts peuvent se comparer aux habitudes, mais ils ont une origine différente. — Gradation des instincts. — Fourmis et pucerons. — Variabilité des instincts. — Instincts domestiques ; leur origine. — Instincts naturels du coucou, de l’autruche et des abeilles parasites. — Instinct esclavagiste des fourmis. — L’abeille ; son instinct constructeur. — Les changements d’instinct et de conformation ne sont pas nécessairement simultanés. — Difficultés de la théorie de la sélection naturelle appliquée aux instincts. — Insectes neutres ou stériles. — Résumé. | |
| CHAPITRE IX. Hybridité. |
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| Distinction entre la stérilité des premiers croisements et celle des hybrides. — La stérilité est variable en degré, pas universelle, affectée par la consanguinité rapprochée, supprimée par la domestication. — Lois régissant la stérilité des hybrides. — La stérilité n’est pas une qualité spécial, mais dépend d’autres différences et n’est pas accumulée par la sélection naturelle. — Causes de la stérilité des hybrides et des premiers croisements. — Parallélisme entre les effets des changements dans les conditions d’existence et ceux du croisement. — Dimorphisme et trimorphisme. — La fécondité des variétés croisées et de leurs descendants métis n’est pas universelle. — Hybrides et métis comparés indépendamment de leur fécondité. — Résumé. | |
| CHAPITRE X. Insuffisance des documents géologiques. |
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| De l’absence actuelle des variétés intermédiaires. — De la nature des variétés intermédiaires éteintes ; de leur nombre. — Du laps de temps écoulé, calculé d’après l’étendue des dénudations et des dépôts. — Du laps de temps estimé en années. — Pauvreté de nos collections paléontologiques. — Intermittence des formations géologiques. — De la dénudation des surfaces granitiques. — Absence des variétés intermédiaires dans une formation quelconque. — Apparition soudaine de groupes d’espèces. — De leur apparition soudaine dans les couches fossilifères les plus anciennes. — Ancienneté de la terre habitable. | |
| CHAPITRE XI. De la succession géologique des êtres organisés. |
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| Apparition lente et successive des espèces nouvelles. — Leur différente vitesse de transformation. — Les espèces éteintes ne reparaissent plus.
[ page ]— Les groupes d’espèces, au point de vue de leur apparition et de leur disparition, obéissent aux mêmes règles générales que les espèces isolées. — Extinction. — Changements simultanés des formes organiques dans le monde entier. — Affinités des espèces éteintes soit entre elles, soit avec les espèces vivantes. — État de développement des formes anciennes. — Succession des mêmes types dans les mêmes zones. — Résumé de ce chapitre et du chapitre précédent. |
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| CHAPITRE XII. Distribution géographique. |
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| Les différences dans les conditions physiques ne suffisent pas pour expliquer la distribution géographique actuelle. — Importance des barrières. — Affinités entre les productions d’un même continent. — Centres de création. — Dispersion provenant de modifications dans le climat, dans le niveau du sol et d’autres moyens accidentels. — Dispersion pendant la période glaciaire. — Périodes glaciaires alternantes dans l’hémisphère boréal et dans l’hémisphère austral. | |
| CHAPITRE XIII. Distribution géographique (suite). |
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| Distribution des productions d’eau douce. — Sur les productions des îles océaniques. — Absence de batraciens et de mammifères terrestres. — Sur les rapports entre les habitants des îles et ceux du continent le plus voisin. — Sur la colonisation provenant de la source la plus rapprochée avec modifications ultérieures. — Résumé de ce chapitre et du chapitre précédent. | |
| CHAPITRE XIV. Affinités mutuelles des êtres organisés ; morphologie ; embryologie ; organes rudimentaires. |
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| Classification ; groupes subordonnés à d’autres groupes. — Système naturel. — Les lois et les difficultés de la classification, expliquées par la théorie de la descendance avec modifications. — Classification des variétés. — Emploi de la généalogie dans la classification. — Caractères analogiques ou d’adaptation. — Affinités générales, complexes et divergentes. — L’extinction sépare et définit les groupes. — Morphologie, entre les membres d’une même classe et entre les parties d’un même individu. — Embryologie ; ses lois expliquées par des variations qui ne surgissent pas à un âge précoce et qui sont héréditaires à un âge correspondant. — Organes rudimentaires ; explication de leur origine. — Résumé. | |
| CHAPITRE XV. Récapitulation et conclusions. |
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| Récapitulation des objections élevées contre la théorie de la sélection naturelle. — Récapitulation des faits généraux et particuliers qui lui sont favorables. — Causes de la croyance générale à l’immutabilité des espèces. — Jusqu’à quel point on peut étendre la théorie de la sélection naturelle. — Effets de son adoption sur l’étude de l’histoire naturelle. — Dernières remarques. | |
| Glossaire des principaux termes scientifiques employés dans le présent volume. | 577 |
| Index | 589 |

